Compte-rendu de Stéphane sur le trail du Verger

A défaut des 100kms de la Barjo ce weekend, j'accrochais mon premier dossard, après l'endurance trail des corsaires et plus de 3 mois d’arrêt, sur cette deuxième édition du trail de Le Verger. Une décision prise 72h avant après une sortie test d'une heure à la chambre au loup jeudi dernier. Ma reprise, depuis début mai, selon le proto médical, étant fait de deux sorties hebdo de 1h. Malgré tout, l'envie d'aller sur le 25 kms me titillait trop. C'est donc avec un plaisir réel que j'allais retrouver ce monde merveilleux du trail, son ambiance si particulière, ma bande de potes de Brocéliande Aventure 35 et les copains connus de tous les coins du département.

Comme à chaque rassemblement, une photo des membres de B.A 35. Cécile, J.P Merlin, Joel & Loïc sont de la fête avec des objectifs différents mais un commun : porter haut les couleurs du team.

Le soleil est au rendez-vous ainsi que la chaleur. Il va falloir gérer cela pour la reprise. La stratégie sera simple: une gestion de course sans affolo, un respect de la vitesse, pas plus de 10km/h, une hydratation régulière, courir systématiquement dans les montées en petites foulées afin de retrouver ces sensations ou les cuissots chauffent.

Le départ est sur le point d’être donné par le président de l'association trail de Le Verger, un dernier selfie avec les potes, Joel va se positionner aux avants postes, prêt à en découdre avec les favoris. Il en a les moyens, d'ailleurs, sa belle 8ème place le justifiera !

Les traileurs sont, enfin, lâchés.
Immédiatement, je cale mon rythme de course sur un base de 11 km/h. Nous empruntons des chemins plats de campagne bien secs, il faut être très attentifs car le sol est instable, le risque d'entorse n'est pas loin. Cécile et Loic sont avec moi mais ce dernier partira seul rapidement. Cécile est juste derrière moi. Elle maîtrise. Pour moi, il faut continuer à respecter mon plan de course. Malgré la chaleur, je gère parfaitement, je n'hésite pas, à chaque poste de ravito, à m'asperger complètement. Les sensations sont bonnes. 

Les kilomètres défilent, j'arrive sur le secteur de la vallée du Serein et l'étang de l' Etunel. Les up and down se succèdent, je suis attentif aux racines sèches qui jonchent le sol et aux portions de petites escalades. J’enchaîne sans fatigue. A la sortie de ce secteur, Pélagie me rattrape. Nous faisons un petit bout de chemin ensemble. Au fond de moi, je me dis que ça serait sympa d'aller au bout en sa compagnie mais je déchanterai, son rythme n'est pas le mien à ce moment. Je la vois partir tranquilou un peu avant la portion de route qui nous mènera vers La Cossinade. Toujours dans mon rythme, je suis rassuré, pas de douleur aux fibulaires. 

J'attaque le terrain très vallonné de La Cossinade et ses fameuses bosses. Je ne fanfaronne pas et les effectue en marchant comme l'ensemble du petit groupe de 4 coureurs qui m'accompagnent. Je m'impose de relancer aussitôt à la sortie de la bosse. Profitons de ce terrain technique pour travailler le spécifique. Une halte rapide au ravito sur le terrain d'escalade et je repars. Puis viens le moment ou je me plante de direction à la sortie de ce passage. Une boucle de quelques mètres, le temps de me faire doubler par 3 coureurs que j'avais doublés auparavant. Je finirai par en rattraper un quelques kilomètres avant l'arrivée. Avec l'un d'eux, j'en discuterai à l'arrivée, il a failli faire comme moi, m'avoua-t-il ! 

La sortie de la portion de La Cossinade se fait un peu dans le dur d'autant qu'un dernier morceau de côte est proposé. Bon, je savais qu'à un moment cela devait arriver. On ne passe de petites sorties cool d'une heure à un trail de 25 kms & 400 D+ comme ça. Ma vitesse a bien baissé, oscillant entre 8 et 9 km/h. Je gère à l’expérience, trop content que la course se déroule au mieux.

Allez, un dernier carrefour, un dernier gobelet d'eau sur le crâne et j'attaque cette petite traversée de champ avant la petite ligne droite qui va me mener tranquillement vers l'arrivée qui est dans 2 kms. J'entends, au loin, le speaker, ça sent bon le bercail. Je n'ai plus trop les jambes pour pousser la machine. Je finirai, cependant, sur un petit sprint, histoire de ne pas me faire doubler par un coureur ! Résultat 2h38 et une 77ème place sur 141 arrivants. 

Une satisfaction pour une reprise sans douleurs liées à la blessure. Place, maintenant, à la poursuite d'une reprise post blessure toujours aussi mesurée. Pas d'euphorie. Peut-être un prochain trail qui serait celui du Terte Gris. 

Je n'oublierai pas de parler de l'organisation qui a géré parfaitement cette fête du trail. Déjà bien rodé, pas eu l'impression qu'il s'agissait de la deuxième édition. Des bénévoles présents qui, ne l'oublions pas, ont aussi souffert de la chaleur. Un parcours magnifique, varié dans ses difficultés. Une course vraiment à faire.

Vos commentaires :

florian a dit il y a 318 jours
Pas mal pour un retour !! ça promet du bon pour la suite.

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