Compte-rendu de Florian sur le grand menestrail : 54 km

Il y a donc aussi débile que de tourner pendant 24 heures en roller autour d’un circuit. C’est de se lever à 4 heures du mat’ pour aller courir 54 kms !!!

Enfin levé 4 heures, disons plutôt 3h50 et ça fait déjà bien 1h30 que je tourne dans le lit en me réveillant tous les quarts d’heure. Le temps de s’habiller, préparer les boissons et le petit déjeuner qui sera pris dans la voiture et c’est parti. Il ne fait pas froid, pas de pluie et un peu de vent. De la musique pour donner la pêche et je rejoins Moncontour en suivant JP Merlin sur la route !!

Arrivé à 5 heures, je prends mon dossard avec Jean Paul et Vincent, ainsi que les maillots et dossards de Ronan et France ( personne ne les a vus, ils étaient cachés tous les deux dans mon sac :-)). Je finis de me préparer dans la voiture et je rejoins l’équipe de Brocéliande Aventure dans la salle pour la photo.

6 heures, c’est l’heure du départ, Un léger crachin tombe. J’ai décidé de partir sans coupe vent mais avec une sous couche à manche longue. Je me place dans le dernier tiers et je suis le rythme. Quelle ambiance de nuit dans les rues de Moncontour !!! La montée vers Bel Air n’est pas trop éprouvante, je suis le rythme. Il y a peu de ralentissements. Le parcours se fait sur route, chemin et monotrace dans les bois avec Alain la plupart du temps et un peu avec Olivier. A partir de Bel Air, les chemins deviennent plus sympas. De bonnes descentes et montées en sous bois avec un sol souple. Il y a encore quelques parties sur route et chemins mais ça va je gère. Après une portion de monotrace agréable et technique et un champ de boue, je rejoins le gymnase au 22ème kilomètres. Les voyants sont au vert, c’est ce qu’il fallait d’après mes conseillers !! Je remplis mes bouteilles d'eau et je repars aussitôt.

Je suis rejoins à partir de là par Lionel d’Acigné. Il me confirme que ça va piquer direct après la descente de Moncontour. En effet la montée est bien raide. S’ensuit une alternance de chemins un peu monotones jusqu’au ravitaillement du 32ème kilomètres. Je garde mon rythme mais je n’en garde pas trop de souvenirs.

Enfin arrive le ravito. Fromage, saucissons, soupe sont au menu. Je remplis les bouteilles. Je croise Vincent et Mickael. Je ne m’y attarde pas trop et repart derrière Mickael. Le tracé est vraiment sympa dans ce coin là : une descente où je me lâche, des sentiers sinueux dans les sous bois, de bonnes montées, toujours des chemins de liaison plus monotones. La boue est un peu plus présente, des sentiers remontent des cours d’eau. Je cours toujours plus ou moins avec Mickael (ce sera le cas jusqu’à l’arrivée). Nous courons ensemble, il me distance, je le distance. Mais je me surprends à courir dans de petites bosses après presque 40 kilomètres. Mais pas dans celle avant le ravito du 44ème. Une montée interminable…

Au ravito, thé, fromage, tuc, saucisson. Coca et eau dans les gourdes et je repars. Et c’est parti pour une nouvelle partie sinueuse en sous bois où encore une fois je me fais plaisir. S’ensuit une partie route et chemin où Mickael me rejoint. Puis à nouveau du monotrace technique, un bain de boue et ça remonte. Les sentiers commencent à devenir usants mais ça va toujours, surtout que l’on se rapproche du 50ème kilomètres.

Enfin Moncontour apparait. Ce portion de 33 bornes est vraiment difficile. Ils ont du s’amuser la veille de nuit. Une dernière descente bien technique avec des cordes. Heureusement qu’il ne faut pas la monter celle là !! Un passage dans l’eau sous la route et enfin je remonte en marchand vers le gymnase. Arrivé en haut avant le dernier bourbier, Mickael me rejoint. On finira ensemble sous l’arche de l’arrivée. 7h12 de plaisir et une 294ème place.

J’attendais cette course avec impatience et inquiétude mêlées. Les inquiétudes sont vite parties. J’ai pris du plaisir du début à la fin sans aucune douleur. J’ai bien géré la boisson et la nourriture. La course de nuit était superbe.
L’organisation est nickel. Les bénévoles au top, apparemment je leur faisais plaisir en souriant tout le temps !! Merci pour les conseils Ronan et aux autres pour les encouragements.

Seule déception : ne pas encore connaitre les vraies conditions climatiques de ce trail. Mais ça, ce sera pour les prochaines éditions !!!
 

Vos messages pour florian :

France a dit il y a 147 jours
Un grand bravo Florian, toujours heureux et surtout très motivé par tout ce que tu fais. Belle progression. Continue :) Merci pour nos dossards et maillots qui t'ont en effet tenu compagnie dans la gadoue.
 

compte-rendu d'olivier g. sur le 54 km

C’est toujours un plaisir de revenir pour ce type de course mais la dureté de celle-ci nous rappelle bien que cette course est exigeante.

Un réveil à 3h50, la route pour rejoindre Moncontour puis le départ à 6H et enfin la course « LE GRAND MENESTRAIL 54KM ET +1900M »
Le regroupement pour La photo d’avant course avec le TEAM est un bon moment de cette journée, histoire de se motiver avant d’attaquer les choses sérieuses.

Le départ est donné à 6h dans les rues de Moncontour puis cette montée vers Bel air, une montée raide par à-coup. Cette année, les signaux ne sont pas au vert compte tenu de la préparation et ça se confirme dès le départ; je souffre déjà dans les montées pour suivre les autres puis dans la descente je gère tranquillement pour arriver dans ce fameux bois au 20ème kilo, je glisse vers la droite la tête la première et le croisé gauche qui saute...la souffrance puis je récupère mes esprits !

Jje vois tout le monde me passer devant et je suis allongé par terre sur les feuilles mortes. Je crois à l’abandon puis en essayant de marcher, la douleur n’est plus franche et je décide de trottiner tranquillement sur les 2 derniers kilo pour arriver au 1ER ravito et prendre ma décision.

J’arrive donc dans la salle et je me dis que ça peut le faire : une bonne sortie longue pour finir 2015
Je décide de gérer en restant dans un groupe sur la deuxième partie plus grasse. Je vais suivre « comme un mouton ».

Coté temps : un crachin à 12°C et du vent par moment sont des conditions favorables pour ce trail.
Apres un coup de moins bien vers le 30ème kilo, je commence enfin à doubler des concurrents a partir du 37ème et le 2ème ravito. Je n’ai pas une allure fulgurante mais ça lâche bien devant.
La motivation revient enfin et je passe Jojo au 43ème mais je garde mon rythme puis je file doucement car ça commence à aller mieux surtout après le dernier ravito. Je retrouve David R. ensuite sur des parties moins techniques puis je finis bien pour attaquer la dernière montée et le bourbier final en grappillant 3 places sur la fin.

Une arrivée dans la salle sous l’arche avec une tape dans la main de SAM et VINCENT reste un bon souvenir.

Le Menestrail: pas de surprise pour ce trail : une belle organisation, bien rodée , du costaud et cette course demande une bonne prépa que je n’avais pas cette année. Un peu déçu de ma place 59 ème avec le même temps que l’année dernière ( plus sec cette année ) mais content d’avoir fini cette course au mental.

 

vos messages pour olivier :

Steph a dit il y a 147 jours
Compte tenu de ta Prepa tronquée, de ta gamelle, cela reste un beau chrono👍 ton expérience a prévalu pour finir sans trop de dommages et c'est l'essentiel Oliv. Repose toi bien pour attaquer 2016 en pleine forme 😉
 

compte-rendu d'olivier lelu

Cela fait maintenant une dizaine de jours que je gamberge. Le trail de Plaintel ne s’est pas bien passé à cause d'une chûte sur un pont qui m’a fait mettre le clignotant au 24 km. Je me demande si je suis capable de me coller 54 km dans les gambettes. Et si ce n’était pas la faute du pont...mais tout simplement parce que t’as plus les jambes ??
Je fais le beau devant mes potes en me disant, maintenant que tu t’es affiché, plus question de reculer ! Autre question existentielle, la tenue… du court, du long, du mi-long, du mi-court, un maillot de bain….what-else ? 
 
Discrètement, mon mentor ( Xav…) me dit : « En short !! nou-nouille, si tu mets du long, tu vas vite trimballer 3 kilos de boue sur chaque jambe ! »
 
Jour J,  levé 3h00 du mat, déjà faut avoir un grain pour se lever à cette heure-là un dimanche ! Je continue de faire le beau en affichant sur Facebook mon petit déj ( manquerait plus que je me prenne en train de ch…, non ça on oublie, pas de voyeurisme ). Tout est étalé sur la table, j’ai pô faim, mais je mange, question de survie.
 
Co-voiturage avec Sam et Alain, on cherche la route et on commence à chambrer l’orga ( qui annonce des parkings, mais au final tu te gares comme tu peux le long des routes ).
 
Prise des dossards, j’aperçois Florian qui se prépare dans sa voiture à 2 pas de nous. On va se changer dans la salle, Grand standing,  je suis avec des champions.
Je change de chaussures et je m’aperçois que j’ai marché dans la m… pied gauche, je demande à Merlin : « Ça porte bonheur ce pied là ! » Réponse : « Faut mieux pas le savoir ». Ah ces druides !!!.
On prend une photo de groupe et le temps de la poster sur Facebook, ils sont déjà en train de sortir de la salle, je me retrouve au fin fond du peloton, ce qui en dit long sur ma motivation (ou mon appréhension au choix). 
 
Je prends une photo, le tempo est donné, ce sera balade bucolique dans le Méné.
C’est parti pour 54 km. Les premiers kilomètres se font en nocturne en mode échauffement, des ralentissements et des arrêts pendant les premiers kilomètres, la longue file des traileurs nous permet d’économiser la frontale. Le vent se fait sentir, mais la petite bruine qui l’accompagne n’est pas gênante. Nous passons devant un château qui a l’air magnifique, dommage, il fait nuit. Je retrouve Alain à l’un de ses arrêts pipi, ainsi que Florian, nous faisons 2 km ensemble avant qu’ils me larguent. Chacun son tempo.
 
J’enlève un premier surplus vestimentaire ( gants, tour de cou ). Je regarde plusieurs fois mon chrono, 10 km…puis 10 km…et encore 10 km, mais je n’avance pas !!! Je finis par m’apercevoir que j’ai fait pause sur le chrono par inadvertance. Je demande à un voisin a combien de kilomètres nous sommes, 19 me dit-il. Bon ! ça va être pratique, je vais faire des maths tout le reste du chemin.
 
Premier ravito. Je retrouve Alain. Petite photo, on recharge les batteries, il repart pendant que je ravitaille en eau. Ma poche d’eau est encore quasi pleine. J’ai pourtant bien pris de l’eau régulièrement, mais vraisemblablement pas assez en quantité, il va falloir que je surveille ça.  
 
Je recroise Alain 2 km après le ravito, il s’est tordu la cheville et fait demi-tour !! Là, je gamberge, est-ce que j’abandonne et je l’accompagne ( solution de facilité ), est-ce que je suis capable d’aller au bout dans des temps raisonnables ( pleine confiance le gars !! ). Je repars avec cette incertitude qui me tiendra jusqu’au ravito suivant. Je ne suis pas dans le rouge donc je continue, objectif, le 45ème et le ravito qui va avec et je finirai en roue libre les 10 derniers kilomètres. Je regarde plusieurs fois mon chrono…ça n’avance pas…je vérifie, Ah si…il fonctionne !
 
On n’avance vraiment pas, c’est le secteur le plus dur. Un gars de Maure de Bretagne me double, il m’avait déjà fait le coup à Plaintel. On échange deux-trois mots et il continue son chemin. Il y a maintenant un beau soleil, Aaaaah enfin, c’est l’été, je m’arrête pour enlever les manches longues et les cailloux des chaussures.
 
Dernier ravito, je prends du solide, les gens autour de moi ont des gueules de déterrés, je dois être pareil. Je m’allonge 15 secondes sur des troncs d’arbres abattus et je lève les jambes histoires de les ressusciter puis je repars.
 
C’est l’euphorie, plus que dix bornes je passe la seconde en me disant, tant que tu as du jus…fonce.  Ces 10 derniers kilomètres sont très agréables, techniques, mais roulants. J’en profite, on nous annonce les 5 derniers kilomètres, je regarde mon chrono, je fais mes additions, même si la fatigue se fait sentir, il reste à mon avis 7 kilomètres. Encore un bourbier puis une patate et on repart sur du plat dans les bois. Tout surpris, je rattrape le gars de Maure, il est encore plus surpris que moi et me félicite quand je repars à l’assaut, pleine balle. Je sens la fin proche, j’ai des ailes (ou plutôt des mini-ailes). Une grosse descente en rappel pour finir avant le pont de flotte. On nous dit de faire attention, mais j’y vais à fond, plus rien ne m’arrête, je double encore 3 gars dans la montée de Moncontour et je me tape le dernier bourbier en plein milieu, tout schuss…un vrai gamin. Je double des concurrents du 22 km sur la piste d’athlé et j’arrive enfin. C’est incroyable, mais je pense que j’aurais pu faire dix bornes de plus ! J’ai géré…peut-être un peu trop, mais j’avais 2 buts en venant ici :
Pouvoir courir jusqu’au bout et ça c’est acquis.
Travailler sur le mental, mais malheureusement, le parcours n’était pas aussi compliqué que je le pensais donc il reste encore du travail à accomplir la dessus pour mon objectif de juin 2016.
 
En tout cas, super organisation. avec la pluie et le vent, il fallait mieux être à notre place à courir qu’à la place des bénévoles le long des routes à faire la circulation. Et pourtant ce n’était que sourires et encouragements. Bravo à eux.
 

vos messages pour olivier :

Steph a dit il y a 147 jours
J'adore ce CR décalé, plein d'humour. Une autre manière d'aborder un trail, pas de prise de tête, le plaisir à l'état pur. Au fait, 2016, c'est quoi l'objectif ? Bravo encore Olivier.
 

compte-rendu de JP Merlin sur le 54 km

Un petit retour en arrière, début septembre, changement de vie professionnelle, peu de place pour la CAP, il va me falloir un mois pour retrouver la motivation puis le temps de m’entrainer, le midi pendant la pause, le dimanche matin et enfin le lundi.
La motivation, rien de tel, que le Menestrail, course ô combien délicate à cause des conditions souvent difficiles, donc sans prépa, pas la peine d’y aller.
La prépa a été bonne de nombreuses sorties avec les membres du BA le dimanche matin, une belle course sur la vallée du Scorff, donc tous les voyants sont au vert sauf que dimanche 5 décembre, la pluie et la boue ne sont pas au RDV, le vent oui, donc la course devrait être plus rapide...le piège !

Je retrouve les membres du BA inscrit sur la course pour une photo de famille 15’ avant le départ puis chacun se met dans sa bulle en se rendant sur cette ligne de départ. Ma stratégie est très simple, très cool jusqu’au 22e km 1er ravito, puis faire en fonction des jambes.
Au départ j’évite les têtes connues, je m’isole afin de respecter mon protocole, cet isolement sera de courte durée, car J-Michel Heudré de retour de la Réunion, m’accroche, nous allons passer un bout de temps ensemble à discuter de sa course, le rythme me va très bien pour le temps que nous allons passer ensemble, certains traileurs en nous entendant parler restent derrière nous ouah, cela sent l’expérience, on va gérer comme eux, malheureusement j-Michel, n’est pas bien, je vais le lâcher sans m’en rendre compte, je continue sur mon rythme cool.

Je retrouve Vincent, toujours sur le même tempo courir sur le plat, marcher de façon rapide dans les côtes, là aussi je finis par le lâcher. Une pause pipi, "pardon madame je ne vous avais pas vu", Vincent me repasse devant, après le pylone je décide d’accélérer un peu car là je m’ennuie vraiment !
Je finis par retrouver Vincent, un petit salut, je le double dans une descente, 1er ravito, que de l’eau, je remplis juste la gourde et je repars, un peu de ravito solide dans le village puis place à la 2e partie de ce trail ou pour l’instant la pluie et la boue ne sont pas présentes, à la sortie de Moncontour, je me retrouve seul, c’est un moment que j’apprécie particulièrement, je prends enfin un vrai rythme, je vais commencer à reprendre du monde.

Lle 2e ravito arrive vite, du salé, du coca et de l’eau et hop reparti, je laisse une vingtaine de traileurs derrière je me sens bien, la portion qui s’annonce n’est pas la plus facile, effectivement, cela craque dur devant, je double et redouble, mon rythme est bon, pas dans le dur, tout va bien, j’arrive sereinement au 3e ravito, du thé très chaud, dur à boire un peu de coca, donc arrêt éclair, cette partie reliant l’arrivée est assez roulante, malheureusement, il va falloir ralentir car une douleur bien connue se rappelle à moi le TFL gauche

Je gère les six derniers km, quelques traileurs vont me reprendre, pas grave je sais d’où je viens, la prépa aura été bonne et la tactique de course aussi.

Résultat 154e sur 450 et 6 h 24 de course.


         A+ sur le chemin Merlin/JP
 

Messages pour Merlin :

 
 
 

Webmaster : Ronan

Nous contacter