Compte-rendu de Stéphane sur le 23 km du trail de Cancale

Après le Glazig ou l'objectif était de faire du volume, ce trail côtier me permettait d'aller chercher de la vitesse et une certaine régularité dans ma course en limitant au maximum les périodes de marche ou d’arrêt. La semaine de training avait été soutenue avec, toujours ces séances croisées, aussi, un chrono de 2H15 voir 2H20 me semblait raisonnable.

Avec Yvan, nous retrouvons les membres de Brocéliande Aventure 35 engagés pour ce Trail de 22.600km & 690D+ qui en est à sa 2eme édition. Comme à chaque fois, c'est un plaisir de se retrouver. Certains sont venus avec leurs supportrices. Une photo est réalisée puis il sera temps d'aller s'échauffer quelque peu, histoire de faire monter le rythme cardiaque. Près de 600 traileurs pour ce rendez-vous cancalais. Le soleil est là et c'est tant mieux. J'avoue que la pluie, la boue commence à me saturer. Le vent frais est là aussi, accentué par le bord de mer. Ce ne sera pas encore pour aujourd'hui que je serai en manche courte.

Yvan me briefe sur les difficultés du circuit. Lui qui l'avait fait en 2013 en finissant 21eme. Attention aux 13 premiers kms le long du chemin des douaniers qui nous mènera de Cancale à la pointe du Grouin et qui se poursuivra vers la plage de la Guimorais. Même si le dénivelé est peu élevé, il y a de quoi s'amuser techniquement. J'enregistre. J'ai prévu, au vue de ce que je suis venu chercher, de me lâcher dans les descentes et de faire toutes les montées au trot, en petites foulées régulières.

Le top départ est donné. Les 600 traileurs s'engagent dans une belle descente qui va nous mener au port. Ça part à fond pour certains. Je me dis, à cet instant : soit ils sont inconscients et vont exploser assez vite ou on ne boxe pas dans la même catégorie et c'est donc normal.

Très vite, nous arrivons sur le port de Cancale. Nous prenons à gauche en direction des marchands d’huîtres (ça c'est prévu après la course). le mont St Michel au loin, la vue est dégagée, le beau temps est là. Ce trail s'annonce bien. Mais très vite, le peloton va déchanter car une montée sèche nous est offert sur 100m. Déjà, certains marchent, ceux qui sont partis comme des fusées!! Je fais cette montée en compagnie de David, Pierre et Stéphane. Nous courons groupés, le B.A 35 est bien en place.

Quelques passages dans les rues étroites puis c'est le sentier côtier qui s'offre à nous. Enfin, nous allons pouvoir nous mettre en mode traileurs. Malheureusement, le chemin est étroit et il n'est pas simple de doubler. A cela, s'ajoute les inévitables bouchons. Il va falloir être un peu patient avant que le peloton s'étire.
Yvan m'a bien conseillé sur la typologie du circuit. Une succession de petites montées et descentes sèches, un terrain ou les racines et roches apparentes viennent piéger le chemin. Il va falloir être vigilant. Les jambes tournent bien, les cuisses chauffent, c'est ce que j'attendais. Un bon test après les 3 premiers semaines d'entrainement croisées avec la PPG et le vélo.

Je décide de me lâcher lors d'une descente technique, ce qui me vaudra de laisser Pierre, Stéphane & David et de filer seul. Quand on est bien, faut en profiter. Désolé les amis mais le V2 avait la patate.
L’enchaînement des difficultés du parcours se passe bien. La répétition des montées, descentes, la présence d'escaliers abruptes sont autant d'obstacles que j'apprécie pour valider mes acquis. Je passerai en 58mn au 10eme kilo. Le ravito à la pointe du Grouin sera zappé, comme tous les autres d'ailleurs. L'objectif est de ne pas s’arrêter. Tout va bien, donc pas de nécessité.

L'occasion m'est, aussi, donné de tester une boisson d’effort et une barre faite à base de pomme de terre et de graines de sésame réalisées à partir des recettes d'Alain Roche, diététicien et pas ancien footballeur (n'est ce pas Vincent). Recettes que vous pouvez retrouver sur le blog grâce à Ronan. J'aurai l'occasion de revenir sur ce test prochainement car ce n'est pas sur un seul essai que l'on peut avoir un avis pertinent.

Le circuit nous amène, à présent, sur le littoral en direction de la Guimorais. Le vent de face souffle fort par moment, je ne regrette pas d'avoir mis une première couche. David m'a rattrapé, son allure est très régulière. Un petit mot d'encouragement mutuel, chacun continue à son rythme. Cette partie du parcours me convient bien, encore une fois, je reste dans ma logique de course qui est de courir, toujours courir même si les montées et descentes se succèdent. Les cuisses chauffent mais c'est bon !! Les passages techniques sont bien la, j'enchaîne les descentes comme un petit cabri en pensant à la manière dont Yvan pourrait le faire, c'est à dire à fond, bien pencher vers l'avant, sans retenue. Tout ce qui marche chez les autres est bon à prendre!!!

Nous arrivons sur la plage de la Guimorais, j'espère que l'organisation n'aura plus eu la bonne idée de nous faire passer sur la plage, comme pour le trail de la cote d'Emeraude, car je risque de caler un peu sur le sable et mon allure risque d'en pâtir. Voyant en contre bas les coureurs passés dans l'allée située le long de la plage, je suis rassuré. Aussitôt sur cette portion de plat et legerement sableuse, j'enclenche la vitesse supérieure et double quelques coureurs. Sur ces 500m, mon allure est à 13.5 km/h. Pas mal, ça répond bien et ça me motive pour maintenir cette tactique et rythme qui est le mien depuis le départ. Avant d'attaquer une nouvelle montée, le ravito est la que je zappe encore une fois. Ne perdons pas de temps. Mes prévisions de chrono á 2h15 pour boucler ce trail ne tiennent plus, tant mieux et l'idée de titiller les 2h pourrait s'envisager. Je passe au 15eme kilo en 1h28.

Nous quittons le bord de mer pour revenir dans les terres. Bien évidemment, les chemins boueux font leur apparition dans la partie boisée mais fort sympathique qui nous est offert de traverser. Pas grand monde derrière moi et j'avoue que ne plus avoir en ligne de mire les coureurs devant, comme c'était le cas sur la côte, me satisfait. Malheureusement, ce petit endroit champêtre ne va pas durer et nous allons devoir traverser des champs de choux avec le vent, à nouveau, de face. 5kms ou je vais travailler le mental. Ne pas trop regarder devant soi car je vois la file en zigzag des coureurs. Une impression d'infini qui me fait penser que les chemins n'ont pas de fin !! J'aperçois le maillot orange de David qui n'est pas bien loin. Ça me donne la patate car je me dis que je n'ai pas perdu énormément de temps sur lui lorsqu'il m'a doublé, l'écart est toujours resté le même finalement. Si ce puti de vent pouvait s'arrêter, je pourrai allonger un peu la foulée pour aller le chercher mais pas possible. Je vais donc me contenter de garder un rythme régulier entre 10 et 11km/h. Cela va, d'ailleurs, convenir à une sangsue de traileur qui va me coller les basques pendant cette traversée, profitant de ma grande taille pour se mettre à l'abri du vent, avec en prime ses gémissements , son souffle court et 4 croche-pieds qui ont failli me déstabiliser. Par 4 fois, je lui fait part de mon humeur du moment, par le geste, jusqu'à envisager de m'arrêter carrément mais perdre du temps, à cet instant, pour ce type me ravise. Je lui balance un " tu me fais ch..., 4 fois que tu m'accroches, tu peux me sucer la roue mais le chemin est assez large pour ça" !!!

Enfin, nous en terminons avec les champs de choux et le vent de face qui a fait quelques dégâts car certains se sont mis à marcher. Je suis content d'avoir fait cette partie du parcours tout en courant, sans caler mentalement et physiquement. Allez, encore 3 kms, ça sent bon l'écurie, Nous nous approchons du port de Cancale. Une dernière descente avec des passages sous des tunnels, le sol est glissant, je fais extrêmement attention quitte à ralentir dans les virages. La plage est la. J'enquille, à nouveau, avec une vitesse de 12.5km/h. J'en profite pour doubler encore quelques traileurs qui m'avaient doublé sur les premiers kilos. Les 300m de plage avalés, une petite montée, un passage dans les ruelles de Cancale, le chrono affiche 1h55. A cet instant, connaissant Cancale, je me dis qu'après la ruelle, on longera les restaurants le long du port avant de remonter la fameuse côté du départ, donc les 2h sont envisageables.....fausse joie car à la sortie de la ruelle, une bénévole nous invite à remonter sur les hauteurs de Cancale. Envolés les 2h, on va s'accrocher pour être en moins de 2h10 voire un 2h05. La montée sèche qui nous est proposée va me ramener à la réalité. Cette difficulté met mes cuisses à rude épreuve. Je vais m'arracher pour la faire en courant à petite vitesse 7km/h. Une petite descente dans un chemin glissant et boueux pendant 1km avant de revenir vers les ruelles de Cancale et la montée du Vaubaudet. Cette fameuse côté qui clôturera ce sympathique trail. Allez une dernier effort, toujours en petit foulée pour en terminer en 2h08 avec une place de 184 / 600 et unE moyenne de 10,52km/h.

Au final, je suis satisfait de ces 23kms réalisés en ayant respecté les différents points sur lesquels je voulais travailler. Prochaine étape, le 44kms du trail des 3 chapelles.

 
 
 

Vos messages :

denis a dit il y a plus d'un an
salut steph qu'elle belle course avec de tres bonnes sensations et quel ecrivain ' tout dans les moindres details on se croirait derriere toi a te faire les 4 croch'pat. En esperant etre des votre samedi a bain.
 
 
 

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