Compte-rendu de Stéphane sur le 98 km

J'ai flirté avec le clignotant

L'Ardéchois et ses 98kms - 4800D+ était à mon programme de prépa en vue de l'UTMB mais c'est sans grand enthousiasme que je m'y rendais. Peu d'envie, une activité professionnelle générant fatigue et stress, un déplacement la veille et un départ à 3h du matin ne me motivaient pas. Malgré cela l'idée de partir en camping car avec Jean-Paul et vivre une première expérience d'hébergement dans ce moyen de transport, de revoir la famille Badajoz, me rappelaient les bons moments du rassemblement des templiers.

Allez en route pour Desaignes, petit village médiéval de l'Ardèche, vendredi matin à 7h. JP sera au volant, tant à l'aller qu'au retour, bravo à lui. Nous arriverons à 16h sur le site. Ça grouille déjà de monde, le village est en fête. Nous installons notre camping car en contre bas du village, à 2 mn á pied du bourg de Desaignes, ou sont donnés les départs et arrivées des différentes courses.
Direction la salle de remise des dossards, petit bain de foule et rencontre avec Dawa Sherpa. Un grand moment avec une photo pour immortaliser l'instant !!! 

Nous décidons, avec JP, en attendant Augustin et sa famille, de nous balader dans le village. Le tour est rapidement fait, le temps de remarquer que la municipalité souhaite vraiment préserver le site et le patrimoine local car des travaux de réhabilitation sont en cours. Nous profitons, aussi, pour voir arriver la course de 20kms et le départ du 10kms féminin. Chacun des départs de ces courses, comme le 34, 57 & 98 kms se feront avec l'organisateur Loulou en tête du peloton, dans l'ancien village avant qu'il ne s'écarte au passage de la ligne. 

Il est 19h, nous retrouvons les Bretons égarés dans le sud. Nous sommes tous contents de nous retrouver. Nous laissons le temps á Augustin de récupérer son dossard puis nous prenons la direction du chapiteau ou se déroule la pasta party. Premier moment de désenchantement en voyant la file d'attente. Il est près de 20h et je ne me vois pas coucher tôt. Ça commence bien. Les traileurs et leurs famille rentrent au compte goûte, il faut donner son nom, vérifier le règlement, être pointé puis avoir son sésame pour, enfin, dîner. Nous passerons à table vers 20h30. L'ambiance est festive, animée par une chanteuse dans le style Patrick Sébastien ou Annie Cordy. On ne s'entend plus, la sono est à son Max. Je commence à ne plus supporter cela. A 21h30, j'annonce mon retrait. Dans quelques heures, c'est à dire à 2h du mat, je me relève. Oulala, déjà que la motivation n'est pas à son zénith, je ne me mets vraiment pas dans de bonnes dispositions pour l'ultra.

La nuit sera courte. J'ai du faire des micro siestes par á coup de 1/4 d'heure, rythmées par la pluie qui balaie le camping car et le chant des oiseaux, l'arrivée des premières voitures sur le parking. Hé oui, le plaisir du camping car. A 2h06, j'entends JP me réveiller en m'appelant Fred. Rien ne va plus, faites vos jeux. Légèrement endormi, je lui rappelle qui je suis. J'ai prévu de me préparer en 30mn maximum, ce qui sera fait. La fraîcheur de la nuit me tétanise. Mazette, ça va être ma fête aujourd'hui. Je découvre des sensations jamais connues jusqu'à présent. Elles ne me rendent pas optimiste. Le temps de faire un bisou à JP......j'deconne, je ferme la porte du camping car et file rejoindre le troupeau de frappadingues qui envahit la place du village.

2h50, Loulou le gentil organisateur fait son débriefing en présence de Dawa Sherpa et annonce deux points importants dont un qui me rassurera : ce ne sera pas la 20ème et derniere édition car il a trouvé une organisation pour reprendre son bébé et il n'y aura qu'une barrière horaire au 48kms. Devinez celle qui me rassure ?
3h, le top départ est donné derrière Loulou qui nous lâchera au milieu des flambeaux tenus par des bénévoles. Superbe image. La température est bonne pour courir mais il se dit qu'en altitude, la température ressenti est de 0°. J'ai pris l'option de partir avec une première couche plus le tee-shirt du club et un short. Ça devrait le faire d'ici le lever du jour.

Nous sommes, rapidement, mis dans l'ambiance de ce qui va nous attendre en dénivelé. Dés la sortie du village, nous passons en mode marche avec une grosse montée qui va nous amener sur les sommets du village et les premiers plateaux ardéchois. Je vais réaliser la montée de 2km en 22 mn. Les traileurs ayant pris l'option de se vêtir chaudement commencent à le regretter car il fait relativement doux et l'effort soutenu de cette montée fait monter la température du corps. Du coup, certains s'arrêtent pour enlever le coupe vent. Moi, je continue tranquillement cette montée à la frontale. Je suis rassuré car je me suis mis facilement dans ma course depuis le départ. J'ai pu doubler quelques coureurs et me retrouve, assez vite, seul à un croisement ou je continue, à mon rythme, d'effectuer la montée sans me soucier du balisage. Mais au bout d'un moment, je commence à me retourner et ne vois personne. Le doute s'installe et je décide de faire demi tour. Bonne idée, je finis par retrouver des concurrents qui avancent doucement en mode rando qui prenaient la bonne direction. Je me retrouve dernier. Nous ne sommes que 205 et ça va vite. Waou, ça ne m'était jamais arrivé. Un coup derrière la tête, moi qui étais bien, me voilà à devoir accélérer pour revenir dans le ventre mou. Et à nouveau la gamberge qui s'installe sans compter la pluie et le brouillard qui font leur apparition. Ma frontale n'éclaire rien avec ce halo réduit par le brouillard et nous n'en sommes qu'aux premiers kms. 

Malgré le froid sur les hauteurs, la pluie fine et le vent, je décide de conserver la même tenue qu'au départ. Nous redescendons dans la vallée par des sentiers escarpés ou se mêlent genêts, houe, pins quand je vois remonter face à moi un cohorte de traileurs. Nouveau plantage, décidément cela commence à m'irriter et mettre à mal ma motivation. Il faut remonter au moins sur 2 kms. Je suis avec un groupe de costauds qui imposent la cadence. J'essaie de suivre en me disant que c'est mieux de se perdre à plusieurs que seul dans la nuit. Mais ça ne va pas durer longtemps. Le groupe va s'étirer rapidement pour atteindre les ruines de Rochebloine, magnifique endroit chargé d'histoire. Il s'agit d'un passage délicat car plein de rochers glissants qui feront d'ailleurs un blessé.

Le jour se lève tranquillement, le vent n'a pas faibli et je commence à avoir froid. Je décide de me poser au ravito situé au 22e km pour mettre mon coupe vent. La pluie fine mêlée à la sueur a finit par tremper complètement mon short ( pour ceux qui étaient aux templiers, vous vous souvenez comment j'étais trempé, c'est bis répétita ) bon, je relativise car j'ai un change complet, dans mon sac, que je souhaite utiliser le plus tard possible, le vent séchera mon short. Que néni, nouvelle erreur, je vais irriter mes cuisses avec cette humidité permanente et me retrouver prisonnier des frottements du short sur ma peau. C'est pas possible, entre les erreurs de parcours plus mes soucis d'irritation, ça devient pénible. Je ne vis pas au mieux cet ultra. Des sensations jamais connues m'envahissent: pas trop d'envie, et si je mettais le clignotant, ce n'est qu'une sortie training.....j'essaie de me secouer en pensant à ma femme qui supporte, avec beaucoup de tolérance, ma prépa; j'essaie de me secouer en pensant à ceux qui voudraient bien courir et qui ne le peuvent pas...allez, remue toi !!

Nous allons poursuivre notre périple en traversant la vallée du Doux, avec, un passage sur un site d'éoliennes, vraiment impressionnant de courir à quelques mètres de ces machines dont les hélices tournaient à plein régime avec ce vent permanent. On avait l'impression d'être sur un aérodrome.

Les kilomètres passent et ma motivation s'effrite, au point de songer, pour la premiere fois que je fais de l'ultra, à mettre le clignotant. J'avise même, par SMS, J.P de mettre les clés du camping car sous un pneu pour rentrer me changer avant son arrivée sur sa propre course. Le ravito du 45e km pointe son nez, c'est parfait. Ce ne sera pas grave car il ne s'agit que d'une grosse sortie longue, ce n'est pas l'objectif de l'année, donc pas de prise de tête avec mes états d'âme. Bizarrement, je continue de courir en continuant à gamberger mais le curseur de l'abandon commence à bouger vers l'idée de finir cette course. La tête finira pas se mettre en mode " tu nous fait pas CH..., tu avances". Petit à petit, je vais me remettre dans cette épreuve, à mon grand plaisir, d'autant plus rapidement que physiquement, tout baigne. Physiquement oui mais pas sur le plan alimentaire ou je vais, entre le 50 et le 64eme kms, me retrouver dans une fâcheuse posture, à ne plus pouvoir m'alimenter correctement. Un mal de ventre avec une saturation de mes barres d'effort naturelles. Je ne peux avaler que du liquide mais ça ne solutionne pas mon soucis gastrique, au contraire, cela aurait tendance à l'amplifier et me provoquer des envies de vomir. Le terrain est difficile, des cailloux en veux-tu en voilà, très instables. Il faut que je m'accroche pour arriver au village de Rochepaule, kilomètre 64, ou je pourrai me changer et surtout me restaurer convenablement. La montée vers ce village sera terrible, en plein soleil, balayé par du vent, un simple chemin droit dans la pente. La montée va durer une éternité avec 2 arrêts. Pas un coureur du groupe constitué ne la montera d'un coup. L'arrivée, à mi-chemin, d'un spectateur va nous rebooster. Il va nous pousser jusqu'à l'arrivée au sommet de cette maudit côte. Notre arrivée dans le village se fera par la traversée de sa petite église. Un moment spirituel et reposant ou je vais m'accorder une petite pose, assis sur un banc, les yeux fermés à écouter la musique classique. Quelques minutes et je repars vers le ravito situé en sortie de village. J'y prendrai un peu de temps pour me changer complètement et reprendre des forces en prenant de la soupe aux légumes par deux fois. J'en profite, aussi, pour consulter mes SMS et y répondre pour rassurer certains du BA35 et ma femme. Vos messages m'ont fait plaisir et m'aideront à repartir.

Je suis encore loin de l'arrivée, il reste encore 34kms. Il va falloir gérer d'autant plus qu'il n'y aura plus de ravito solide, seul un point d'eau au 84 kms. Je suis reparti en mode rando en direction du lac de Devesset situé à 1000m d'altitude. Un passage en sous bois, avec ces montées, ces descentes cassantes et répétitives ne me permettent pas de relancer en petite foulée.
Le vent devient glaçant. J'ai l'onglé, mes gants de demi saison, trop fin, ne font pas le poids. A la sortie du bois, voilà le fameux lac d'une superficie de 51ha, immense, balayé par des vents froids. Nous en ferons le tour, les pieds dans les marais et prairies marécageuses qui l'entourent. Nous sommes un petit groupe de 4 coureurs dont un de 72 ans dont c'est le premier ultra. Chapeau bas car il finira et devant moi. La traversée se déroule bien. Je suis beaucoup mieux, le dernier ravito solide m'a requinqué, je sais que j'irai au bout.

La température a bien chuté. Le passage autour du lac m'a fait prendre conscience que mon coupe vent imperméable n'est vraiment pas adapté aux conditions météo de froid, de vent violent. J'ai encore beaucoup sué, mes tee-shirts sont trempés. Je ne me vois pas poursuivre dans cet état pendant les 24 kms qu'il me reste. J'ai retardé, au maximum, le port de mon grand sac poubelle taxé au restaurant le Crocodile que je remercie. Souvenir de la CCC. Mais je finis par m'y résoudre, profitant d'une portion en sous bois plus étoffée et qui me protégera des rafales de vent, je m’arrête de courir, fait un arrêt que je pense être minute mais qui va s’éterniser à cause de mes doigts gelés qui ne permettent pas de dé clipser les accroches de mon sac Salomon. 5 bonnes minutes vont passer, le temps de voir quelques coureurs que j'avais doublé, me repasser devant. Fais Ch... Je finis par enfiler mon sac poubelle par dessus ma tenue mouillée et remet une premier couche déjà utilisée puis mon coupe vent. Nickel, je suis dans mon jus mais bien protégé du vent froid. Je met un buff comme une cagoule puis ma capuche et à nouveau un buff. Si si, ça caillait !!

Allez en route pour le dernier point d'eau en petite foulée dans les descentes et en marche active dans les montées moins raides. Les cuisses sont un peu raides en phase descente mais c'est supportable. Je marche sur quelques portions plates à 6.5km/h. Un bon rythme après 16H de course. J'arrive au point d'eau qui est installé dans un café. Moment fort agréable car nous sommes au chaud et ce n'est pas de trop en cette fin de journée. Je commande au bar un thé que je mets dans ma gourde. Cette boisson passe bien et mon grand regret est qu'il n' y en a pas assez sur les ravitos. Un arret de 15mn, le temps de remonter le moral à un traileur affalé sur une chaise, livide, essayant, sous les conseils de sa femme, d'avaler des TUC et du coca. Je lui signale qu'il ne reste que 12 kms, que c'est gagné. J'ai même pensé lui dire de repartir avec moi. Je repars seul, pas convaincu de l'avoir relancé.

Allez, dernier ligne droite si j'ose dire. Le jour va bientôt nous quitter, dans 2 à 3h, la nuit fera son apparition. J’accélère l'allure afin de ne pas finir de nuit sur les sentiers jonchés de pierre et prendre un risque d'entorse. Le dénivelé se fait moins imposant malgré de petites montées sèches sur une cinquantaine de mètres....enfin!!! Je suis tout seul, pas une âme devant et derrière moi. Je finis par rattraper un couple de traileurs qui est arrêté. Je file mon chemin puis revient sur mes pas pour leur demander si tout va bien. Non ça ne va pas, le mec s'acharne, dans la nuit noire, à ouvrir son sac à dos. La fermeture est bloquée. Avec ma frontale, j'éclaire, il finira par attraper sa frontale. Une pour deux. Je repars, ravi d'avoir pu aider, à quelques kilomètres de l'arrivée, des coureurs.

Je suis très attentif au balisage car cela m'a joué des tours - 4kms de plus au compteur - pas envie que cela se reproduit. Je vois, au loin, les lumières du village de Desaignes. Cela fait du bien. Un balisage m'indique l'arrivée dans 3.5kms. Ca sent bon l'écurie. Je pense à Augustin et Jean-Paul qui en ont fini et qui m'ont promis de m'attendre à l'arrivée. Vraiment cool les amis!!
Ces derniers kms se feront sur du plat, à travers champs et sentiers longeant un cours d'eau. Les lumières du village se rapprochent. L'entrée dans le village se fait par un pont au bout duquel j’aperçois les silhouettes de mes amis du BA35 et d'Eva la fille d'augustin. Je leur lance un " c'est moi, j'arrive ". Eva vient à ma rencontre, un bisou au passage et nous voilà tous les quatre à faire le dernier 500 m en marchant et en débriefant sur nos courses. Voila l'arrivée ou nous retrouvons Sylvie qui me prend en photo et s'empresse d'envoyer la preuve de mon arrivée à ma femme restée sur Rennes.

J'en termine en 19h16 avec un compteur kilométrique à 103 au lieu des 98 annoncés. Pas bien grave. J'ai autant de bonheur, de joie, de satisfaction d'en avoir terminer avec, en plus, ce plaisir d’être accueilli par mes amis. Un grand moment d'émotion.

Cette sortie longue aura été riche d'enseignements en vu de l'UTMB et c'était, aussi le but:

*Pas de pasta party la veille. Rester au calme chez soi.
*La frontale à revoir. Elle n'a plus le maintien, la fermeté du faisceau. J'ai du, régulièrement, la remettre dans son axe d'éclairage souhaité. L'éclairage n'est plus exceptionnel comme il l'a été.
*Le coupe vent à revoir. J'avais déjà eu l'amer expérience lors de la CCC de remarquer sa qualité moyenne. Aucune protection contre l'humidité, le froid.
*Les gants à revoir.
*Le protocole alimentaire n'est pas au point en matière de solide principalement.

Voilà une étape supplémentaire de faite en vue du gros challenge qui m'attends fin août. Prochaine étape: le défi de Guerlédan.

 
 

Vos commentaires :

Bruno a dit il y a plus d'un an
Bravo! Le plus important? Etre allé au bout, quelles qu'en fûrent les conditions! C'est tout bénéf' pour l'avenir! Félicitations et bon UTMB!!
 

Compte-rendu de Jean-Paul sur le 57 km

Trail ardéchois bonne prépa

Dernière grosse sortie avant l’objectif principal, l’ UTPMA et ses 105 km, je me rends en direction de Desaignes en compagnie de Steph qui lui est engagé sur l’ultra et ses 98 km. La route est agréable,
malgré de gros passages pluvieux sur St Etienne, nous nous posons sur le parking réservé aux coureurs de l’ultra, retrait des dossards, nous retrouvons l’Ami Augustin et toute sa petite famille pour la pasta party, très copieuse, bonne soirée très animée, puis direction dodo car Steph doit se lever de bonne heure.

Réveil un peu confus vers 2 h du mat, Steph s’occupe de ces derniers préparatifs, puis direction le départ, j’entends les consignes de Loulou Chantres, le feu d’artifice, bonne route Steph, moi faut que j’essaie de dormir un peu. Réveil 5h du mat, petit déj. copieux riz au lait, biscuit céréales café, je prépare ma tenue, une petite sieste puis à 6h du mat, réveil et direction la zone de départ.

Je retrouve Augustin qui décide de mettre une couche supplémentaire, le temps d’un petit bonjour, il y a un monde fou. Le départ est donné sous allure maitrisée, j’en profite pour remonter le peloton car je suis super mal placé au départ. Un petit tour de village puis nous sommes lâchés officiellement sous l’arche de départ, nous attaquons directement par une grosse bosse, coincé par le peloton dans les parties difficiles je décide de courir dans les parties les moins raides afin de ne pas me trouvé bloqué dans
les premiers monotraces. L’ascension se fait régulièrement, je retrouve un traileur de Fougères, nous causons du Trail de Brocéliande tout en doublant bon nombre de traileurs, je me retrouve seul dans la côte car notre rythme s’est accéléré, une descente nous donnes un peu de répit avant une grosse montée de 2km500, le silence s’est installé dans le peloton, nous approchons des éoliennes, le bruit est assourdissant, je n’ai pas très chaud, je décide de continuer ainsi( sous couche + maillot BA ).

Beaucoup de coureurs s’arrêtent pour mettre un vêtement chaud, la descente vers le premier ravito s’amorce, passage aux ruines de Rochebonnes, je suis coincé derrière un paquet de Traileurs qui n’avancent pas, quand une féminine nous double avec une grande aisance, je décide d’essayer de la suivre pour pouvoir passer ce groupe, chose faites, je ralentis un peu car le passage est super technique jusqu'à la cascade heureusement le terrain n’est pas trop humide.

22km, premier ravito, fromage, barre aux céréales et boissons énergétiques, la séparation 57 km /34 arrive cette fois pas d’incertitude, toujours sur un bon rythme mais toujours en retenu dans les descentes, j’avale les portions plates, elles sont peu nombreuses.

Dernier ravito km 44, une bonne soupe vermicelle pour se requinquer, j’aborde alors en compagnie d’un traileur de l’Oise, que je vais sans doute retrouver à l’UTPMA, la dernière difficulté, une cote de 3 km avec un passage très compliqué au rocher de Rochebloines, j’y laisse pas mal de force arrivé au sommet, il reste 10 km de descentes selon les bénévoles, dix km oui mais mal plat comme on dit chez nous. Je décide de me lâcher complètement dans les descentes car d’une part mon genou me fout la paix et je vais pouvoir casser de la fibre en prévision de l’UTPMA, les km vont ainsi défiler jusqu’à l’arrivée.

L’arrivée est très festive car bon nombre de famille attendent leur Traileur.Après une bonne douche, je me rends au repas finisher même si je n’ai pas très faim tout de suite après l’effort.

Augustin arrivera un peu plus tard, puis nous irons attendre El presidente, l’attente est longue mais enfin le voilà, il n’a pas l’air trop mal.

Encore un bon weekend, entre potes du BA., ça c’est génial.
Pour ma part, très content de la perf, j’avais décidé de courir à l’écoute, un départ prudent, puis au fil des kms pas de douleurs dans le genou, j’ai donc pu accélérer un peu et surtout me lâcher dans les descentes, tout bénef pour la suite l’UTPMA

 

Vos commentaires pour JP :

denis a dit il y a plus d'un an
Imperturbable le JP. Un petite sortie d'entrainement. Comme une lettre a la poste Bravo a toi.
 
 
 
 

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