Compte-rendu de Jean-Paul

Voilà l’UTPMA, l’objectif de l’année est là devant moi, il ne reste plus qu’à le valider.

Départ vendredi matin, en compagnie de Jean Yves de Fougères, à deux c’est plus sympa pour faire la route. Trajet sans soucis, installation dans le camping, briefing de l’orga, pasta party, 1ère mi-temps de la France, 3 à 0, petite nuit, très petite j’ai dormi une heure à tout casser. Réveil 2h du mat, petit dèj., puis nous nous rendons sur la ligne de départ pour un nouveau briefing vers 3 h 45, conseils de sécurité d’usage, attention à la chaleur, bien penser à une bonne hydratation.

Jean yves essaie de me parler mais je suis dans ma bulle, je me répète sans cesse, ne pas partir trop vite, bien boire attention à la chaleur, j’ai prévu un 2ème buff pour me protéger la nuque.

4 h, le départ est donné, la 1ère bosse dans les rues d’Aurillac, pas d’échauffement, tout le monde est en mode rando. Les difficultés sont avalées gentiment à la lueurs des frontales, le lever de soleil sur les monts du Cantal, MAGIQUE !!

1er ravito, 17 km, je fais le plein les choses un peu sérieuses vont commencer, passage au Berganty, il faut passer au milieu d’un troupeau de Salers, pas fier les traileurs, puis direction l’Elancère, en fait, on a l’impression de tout le temps monter. L’impression n’est pas fausse, descente vers Mandailles, quelques passages techniques et humides.

2ème ravito, je suis serein, les jambes vont bien, avec un bon rythme, tout en gestion, pause d’un quart d’heure, un bol de soupe avec des pâtes et deux pâtes de fruits.

Devant moi, la partie la plus difficile du parcours, effet psychologique ou pas, l’ascension de Chavaroche va être un calvaire, pause tous les 50 mètres, je regarde vers le bas, envie de faire demi-tour, Jean-Yves va me récupérer, m’accompagner un moment, je lui dis de faire sa course, je m’accroche à chaque traileur qui me double et il sont nombreux enfin le sommet direction PUY MARY, le symbole, je ne pouvais arrêter sans y être arrivé, je pense que c’est ce qui m’a fait tenir. L’organisation a rajouté des points d’eau sur le parcours car il fait déjà chaud, j’en profite avant d’attaquer le Puy mary, l’ascension se fait lentement au gré des marches et des zig zag, beaucoup de traileurs sont déjà très marqués, les touristes, les accompagnants présents nous supportent, nous aident de la voix. Arrivé en haut je profite du panorama, un 360 degré tout simplement grandiose sur toutes les vallées alentour. La descente est très technique, je vais la faire en marchant trop de cailloux et blocs rocheux, puis l’ascension vers Peyre Arse s’amorce, d’abord gentiment pour finir droit dans la pente et le passage de la brèche de Rolland, il y en a une également dans le Cantal.

Mes petits soucis vont commencer, alors que j’amorce la descente vers Mandailles, sans oublier le contournement du puy Gorioux, je veux courir mais en fait il ne faut pas, alors je vais faire toute la descente en marchant, la descente est longue et difficile, je continue sur un bon rythme de marche j’ai de l’avance sur les barrières horaires.

3ème ravito à Mandailles (bis) km 60, je passe en 12h30, je vais voir le médecin présent, il ne peut me soulager, tentative de la dernière chance une pause d’une heure, hydratation et je repars pour environ 10 h, la réponse n’est pas celle espérée, c’est non vous risquez les urgences.

Je me suis toujours promis de ne pas mettre ma santé en péril, de ne pas finir misérable, CE jour est arrivé, j’ai suivi la voix de la raison, celle que l’on ne veut pas toujours entendre car on se croit plus fort que ça. Pourtant, les jambes étaient là, j’aurais certainement bien fini, reste à découvrir l’origine et les causes du mal.

J’espère pouvoir refaire un jour ce trail car superbement organisé, une équipe proche des traileurs, des bénévoles au petit soin, des paysages superbes et sauvages.

Les bons points, j’ai découvert une superbe région, 60 km et 3800 m de d+, une superbe course longue de 12h30, une bonne initiation au vrai dénivelé et plus que tout l’ambiance des ravitos, chacun prend son temps, les minutes n’ont que peu d’importance devant ce qui nous attend.
En écrivant ce CR, j’ai du mal rétroactivement à accepter cet abandon, car je me dis que j’aurais pu, j’aurais du !!!

JP merlin

 

Le parcours de la course

 

Vos messages :

oliv a dit il y a plus d'un an
bravo jp une grosse experience en montagne et tu seras encore plus fort par la suite ,on passe tous par la; defois ca passe et desfois on stoppe; c'est ca la course à pied surtout sur des ultras avec en plus lamontagne et la chaleur. En tout ca tu as bien profité des paysages ;récuperes bien et a bientot jp
 
 
 
 

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