Récit de Denis sur le 57 km de l'Ultra Marin

ULTRA MARIN 58km golfe du Morbihan – Sarzeau / Vannes

Après avoir récupéré nos dossards dès le vendredi soir avec petite visite des stands du village de la course nous voila arrivés à notre location située à 10mn du départ.
Notre organisation bien réglée nous permettait de nous faire inviter le soir chez des amis ayant préparé notre repas riche en féculents.

La nuit fut quand même agitée par le temps épouvantable. Nous avions une pensée pour les traileurs du grand raid 177km étant partis dès vendredi 17h, ces pauvres ont dû déguster toute la nuit.
Réveil tranquille ou le trajet qui nous menait à la boulangerie, nous permit de voir le départ du 87km au port du Crouesty toujours sous la pluie. Nous commencions à penser que nous aussi nous aurions du courir dans ces conditions. Mais qu’elle chance le temps s’améliora dès notre départ avec même quelques éclaircies en fin de journée. 

Apres avoir laissé notre véhicule à Sarzeau où nous croisons de pauvres coureurs du 177km dans des états biens avancés sachant qu’ils ont couru toute la nuit et qu’il leur reste encore 58km !
Départ donc à 15h des 1500 participants du 57km sur des sentiers ne bordant pas la côte. Il faut être prudent car nous doublons très vite des traileurs du grand raid n’allant pas du tout à notre allure et ayant leurs bâtons.

Km 5 : premier arrêt ou il fallait passer sous un long tunnel très sombre passant sous la route.
Km 8 : pointage. Après s’être fait poinçonné manuellement notre dossard, une seule femme devait relever sur son ordi portable individuellement le n° de chaque concurrent. Cette organisation nous bloqua 20 minutes. Sachant que nous avions une puce cette étape nous semblait à tous incompréhensible.
A cette allure nous nous demandions si nous allions pouvoir arriver de jour !
Autre manquement à cette course, le ravitaillement du 10km n’a jamais eu lieu. Heureusement nos camelbacks bien chargés étaient les bienvenus.
Poursuite du circuit qui rentrait dans les terres avec de longs chemins et portions de bitume bien retirés de la cote. Pour ma part tout se passe bien, et arrive le ravitaillement au 23km annoncé au 21. Etait à disposition saucisson, chips, fromage, pain : pas très sportif tout cela !! Je remplis mon sac en eau, fait mon petit mélange malto + sirop d’agave et c’est reparti.

C’est là que commencent les problèmes gastriques, peut-être du au dosage de ma mixture et les 13km qui nous séparent du second ravito ne seront pas très faciles à vivre. Puis commencent les premières périodes d’alternance course/marche ; le tout sans encore revoir la côte du nommé ‘’ULTRA MARIN’’ !!
Arrivé enfin au ravito du 34ème, je me dis que faire les prochains 24km dans ces conditions risquent d’être très long. J’avale un grand verre de coca, prends une madeleine; c’est la seule chose qui me fait envie rempli à nouveau mon sac. Je patiente quelques minutes devant les toilettes mais un WC homme pour 1500 coureurs cela fait un peu léger. J’apprends qu’il est déjà 19h, je commence à comprendre pourquoi la frontale était obligatoire et je repars ; le coca a du faire son effet.

Puis arrive le 39km ou enfin on va longer la côte et pouvoir profiter des superbes paysages; il était temps. Les douleurs abdominales recommencent de plus belle et il va falloir songer à trouver un petit coin tranquille derrière un buisson. Cela me permit de repartir soulagé. La fraicheur du début de soirée, le soleil revenu mais couchant, le petit vent de mer me donnent des frissons. J’alterne à nouveau les périodes course/marche en privilégiant la marche sur les parties abritées et la course sur les parties ventées afin d’y rester le moins longtemps possible. Ce n’est toujours pas la grande forme.
Les jambes commencent à être de plus en plus lourdes; nous commençons tous à nous doubler et redoubler. Seuls les traileurs des 87 et 177 restent à la traine et je les plains.

Ce n’est que sur ces 15 derniers kilos que les paysages recherchés méritent le détour avec ce passage à Séné où en face l’ile de Conleau ; pour moi plus beau passage de la course. Quelques passages aussi sur le sable ou la marée monte ; les suivants auront les pieds dans l’eau.
Les kilos commencent à être de plus en plus longs. Je cogite en me disant que ce format serait pour moi un maximum et que j’ai bien fait de ne pas écouter les copains me disant que j’aurais du m’inscrire sur le 87. Les nombreux regards sur mon GPS m’indiquent que les km restant n’avancent plus.

Puis à 3/4 km de l’arrivée, je rattrape l’un de mes colocataires du WE en pleine détresse; il me dit de faire mon chemin mais nous finirons ensemble avec cette arrivée sur le port de Vannes où de nombreux spectateurs étaient massés depuis de nombreuses heures. Reste à franchir l’arche sur l’autre rive. Arrivés à 22h, il était temps, la nuit n’allait pas tarder à venir. Le tout en 7h09 avec un arrêt de 20mn en début de course, nous nous classons 613e sur 1350 arrivants.

Ravito de l’arrivée toujours aussi médiocre seules les douches du stade de la Rabine nous réconfortèrent. Je ne referai sans doute pas cette course, tout au moins sur cette portion. J’avais pour objectif de découvrir la côte du golfe mais nous avons suivi le bord de mer sur seulement 25 bornes soit à peine la moitié du parcours.
Maintenant je vais me laisser au moins 15 jours de repos suivi de 3 semaines de congés

Bonne vacances à tous

Denis


 

Vos commentaire :

JP COACH a dit il y a plus d'un an
Malgré tous les aléas qui t'ont perturbés, tu es "finisher", t'es allé la chercher cette arrivée. Ça te servira pour tes prochains objectifs. Bon repos et à bientôt
 
 
 

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