Compte-rendu de Stéphane sur le 35 km

Le trail des légendes était ma course de rentrée depuis l'ultra marin. Après un mois et demie à fainéantiser, j'avais remis les chaussures de running, mi-aout, pour préparer les Templiers. Cette reprise fut un peu laborieuse surtout mentalement car l'objectif de l'année avait été atteint et les templiers ne devant se faire que pour aller chercher les 2 points qui me manquent pour l'inscription au tirage au sort de l'UTMB. Mais au fil des semaines et le retour sur mes terrains d'entrainement, la machine a retrouvé ses sensations. Quelques footing d'1 heure et deux sorties de 3H en 15 jours me permettaient de mieux appréhender le trail des légendes, tout en sachant que j'avais du retard pour l'entrainement sur terrain vallonné. Qu'importe, ce trail allait m'en offrir l'opportunité.

Dimanche fut aussi l'occasion de revoir, après les vacances d'été, les potes du BA 35 et ils étaient nombreux. Une photo du team sur la ligne de départ et chacun se met en place. Avec J.P Caillibot et Pascal Oleron, nous envisageons une stratégie de course simple: une première boucle de 5 kms max à 11 ou 12km/h pour éviter, ensuite, dans les parties plus techniques de subir.

Le départ est donné et déjà une première gamelle a cause d'une racine piégeuse. La vigilance sera de mise tout au long du parcours. Le Garmin annonce 14km/h, bien loin de nos résolutions. Avec JP on se persuade de lever un peu le pied mais....
Un petit groupe se forme autour de Pascal, JP et moi. J'entends un coureur dire " les gars de Broceliande sont sur leurs terres, ils connaissent", je me retournes et je vois Oscar, le frère d'Augustin, venu, de sa Mayenne, avec des potes. Sympathiques retrouvailles. La 1ere boucle de 5kms sera faite en 23 mn. Va falloir mettre le frein à main sinon je vais exploser en vol dés que la Chambre aux Loups va se présenter.
Dés l'entrée dans le bois, notre petit groupe va s'étirer, je vois partir tranquillou Jean-Paul & Pascal et comme à mon habitude, me retrouvant seul, je me mets dans ma bulle. J'encaisse les petites bosses avec calme jusqu'à l'entrée dans le secteur de la Chambre aux Loups. Suivant ma stratégie qui est de faire toutes les montées en marchant, je m'y tiens avec le plaisir de pouvoir aisément relancer dés que la pente se fait moins brutale. Réelle satisfaction au vue du peu d'entrainement réalisé sur ce type de format depuis le début de l'année. Nous passons des endroits qui me sont familiers, les repères sont là ainsi que la raison, je me fais doubler par quelques furieux qui n'ont pas idée de ce qui les attends. Pas d'affolo, je les reverrais.

Le soleil est bien au rendez-vous, il fait chaud, la poussière vole, le terrain est vraiment sec, je suis attentif aux endroits ou je pose mes pieds, la chute peut arriver au moment ou on s'y attend le moins. Nous atteignons le point culminant de la Chambre au Loups, un panorama superbe s'offre. Le site est vraiment beau!!

Les kilomètres défilent, physiquement tout va bien et cela me plait. Ma vitesse oscille entre 10 et 11km en moyenne. Tout va bien jusqu'au 20e kms ou une gène gastrique inhabituelle se manifeste. L'envie de vomir me titille. Ça me chiffonne car j'ai du mal à boire et il fait chaud. Pas habituer à subir ce genre de désagrément, je vais, tant bien que mal, gérer cet intrus jusqu'à l'arrivée. Avec le recul et une conversation avec Augustin, en soirée, le dosage du Nutrathlétic est peut être en cause. Par temps chaud, il ne faut pas mettre le sachet entier et augmenter la quantité d'eau. D'autant que je n'avais qu'un bidon de boisson énergisante sur moi. Ayant bu très peu d'eau aux ravitos.

La station Elf m'offrira une pose de quelques secondes, histoire d'avaler quelques millilitre de bière et de voir Gilles Paillat me passer devant. Le terrain de moto cross va être passé dans de bonnes conditions : une descente avec précaution et la montée qui suit dans le pure style montagnard, tout en zigg zagg, les mains sur les cuisses. Tiens, au bout de la montée, quelques fous furieux que je reprends. Pas rancunier sur ce coup, j'encourage d'une tape amicale et de la voie l'un d'eux qui marchait sur le faux plat.

Je sais qu'après ce passage, il n'y a plus de difficultés majeures. La gestion de la course sur les derniers kilomètres va être importante. Sur le plat, ma vitesse commence un peu à faiblir, passant en dessous de 10km/h. Normale, j'ai bien bossé sur les portions techniques et ou le terrain montait dur. Les cuisses chauffent mais un peu maso sur les bords, j'aime. La satisfaction d'une course d'entrainement bien menée. Je vais maintenir ma vitesse entre 9 et 10 km:h dans un style de course économique: en petites foulées rasantes. Je suis tellement bien que des flashs de l'ultra marin me reviennent, j'ai l'impression avec cette foulée de revivre ce moment.

Allez, une dernière montée en sous bois réaliser en marchant, détendu puis un chemin plat qui m’amènera à l'entrée du site après avoir traversé la route. Je longe le chemin que nous prenons lors de nos sorties du jeudi soir. Mazette, c'est tellement sec que les chevilles encaissent dures. Les touffes d'herbe cachent les trous. Molo, molo sur la foulée, il reste un bon kilomètre, ce n'est pas le moment de ramener de la casse à la maison. Dernier passage dans les bois puis l'arrivée est là. Un chrono satisfaisant de 3H19. Parfait, j'avais prévu 3H30.

Conclusion: La caisse a bien tenu. J'ai senti tout le bénéfice foncier de ma prépa de l'ultra marin. Pas de soucis sur le rythme tenu grâce à cela. J'étais venu chercher de l'entrainement avec du dénivelé, j'ai eu, j'ai aimé même si, sur la fin, les cuissots brûlaient un peu ( d'ailleurs lundi, c'était un peu raide ).

Je n'oublierai pas de dire aux organisateurs et plus particulièrement à coach JP que ce trail est une réussite à tout point de vue. Continuer. Merci de nous offrir cette opportunité d'aller courir au cœur de Brocéliande.

Commentaires :

Fred a dit il y a plus d'un an
Bien joué Stéphane, il ne te reste plus qu'à aller chercher les 2 points en octobre.

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