Quelques photos du team en action aux Templiers :

Récit de Jean-Paul sur le 73 km

Objectif Templiers

Je retrouve Gilles chez lui, puis direction Pacé pour un départ groupé, enfin presque, une fois tout le monde présent direction Millau. La route est longue, un accident à coté de Tours va nous retarder d’environ une demi-heure. 
Les paysages défilent, le Mont dore, la chaine des Puys, le pays d’Aubrac et enfin Millau et son célèbre pont.

Nous prenons nos quartiers dans le gîte des grandes Causses, trop tard pour aller chercher les dossards.
Samedi matin, départ sur le site pour retirer les dossards et visiter le salon du Trail, vers 12 h 30, départ de la première course de la journée, il y en a 10 au total, puis cela s’enchaine, déjeuner sur place, nous trouvons un coin pour reposer nos jambes un peu, repos entrecoupés de départ des courses enfants, cadets, féminines, nous montons accueillir les arrivants du Team, puis rentrons au gîte, pour vraiment nous reposer. 

Diner d’avant course, nuit un peu agitée, réveil anticipé, petit déj., nous nous rendons sur le site de départ, chacun regagne son sas de départ, puis l’attente, enfin la musique de ERA, puis le compte à rebours, les poils se hérissent un peu, ça y est, c’est parti pour 73 km d’une course mythique, les 3 premiers km sur la route sont assez rapides enfin c’est l’impression que j’ai car tout le monde me double, Xavier, Fred, nous attaquons la première côte et là pas de jambes, le cardio qui s’affole, je décide de marcher rapidement, arrivé, sur le plateau j’aperçois la lumière arrière rouge de Fred, cinquante mètres devant, il sera mon point de repère, le plateau se fait en courant, toujours pas de bonnes sensations, je commence à me dire que la journée va être longue, pause pipi, Steph en profite pour passer en me lâchant un petit mot, je repars en ayant cette fois pour repère le buff Vert de Steph, nous nous regroupons au milieu du Causses, je fait part de mon inquiétude à Fred, pas de sensations, pas de jambes, l’impression de ne pas avoir commencé ma course, il me rassure en me disant de prendre mon temps et que cela allait venir.

Nous atteignons Peyreleau 21 km 200, premier ravito, le fan Club est là, super sympa, pause de 5’, je refais le plein, fromage, pâte de fruit, je repars avec Fred, Steph est à 100 m devant, nous attaquons la deuxième côte, salut amical à Delphine de St-Gilles qui coince un peu, Fred, Steph et moi, nous nous regroupons au sommet, deux trois mots, puis je me détache légèrement, ça y est, c’est parti passage à St-André de Vézine, km 32, ravito, pause de 5 ‘ pour refaire les niveaux, mes compagnons de voyages n’arrivent toujours pas, quand je repars, j’aperçois Gilles qui arrive, je repars en courant, j’ai trouvé mon rythme de course, à partir de maintenant, je ne vais faire que reprendre des Traileurs direction La Roque Ste-Maguerite, mais avant la première grosse descente, je n’y suis pas habitué je la fait prudemment pour économiser les cuisses, malgré tout une douleur, bien connue, arrive sur le coté du genou, temps pis il faut faire avec, passage à La Roque, j’aperçois, Xavier qui se fait strapper la cheville, entorse me dit-il, il va continuer, j’attaque en marchant la côte de Pierrefiche, je vais bon train, je double du monde. Pierrefiche km 45, ravito, là il faut refaire tous les niveaux, car il y a 20 km sans ravito et il fait chaud par endroit, cette partie est longue mais roulante dans sa première partie, avant d’attaquer l’ascension du ravin de Gasel (passage magnifique) puis une descente vers le Pont de Massebiau km 61. Je traverse le pont et là je lève les yeux, et oui il faut monter tout la haut vers le Cade 2 km 895 d’ascension et 461 m de dénivelé +, cette côte est la plus dure, beaucoup de traileurs font des pauses, j’essaie de monter régulièrement en faisant de petites foulées, en évitant tant que possible les gros blocs, pas toujours facile, je m’accroche aux buis, aux branches, aux cordes enfin cette fameuse antenne, tant espérée direction la Ferme de Cade, km 65 pour le dernier ravito, j’aperçois des membres du Team qui nous supportent, cela fait plaisir, je donne ma frontale à François, elle servira plus tard à Augustin, direction Millau. 

Il reste 2 descentes et une ascension le Pouncho d’Agast, la descente est raide, je souffre de mon genou, la dernière ascension paradoxalement me fait du bien, car je n’ai pas mal en montant puis la dernière descente, le passage de la Grotte du Hibou, je descends difficilement, même en marchant, des furieux, non des descendeurs aguerris vont me doubler, j’arrive enfin sur le site, tout le monde est là, cela fait chaud au cœur, je profite à fond des derniers moments puis le passage sur la ligne, un cri de joie (yes).

Après le ravito, puis m’être un peu changé, nous attendons les arrivées des autres membres du BA engagés sur cette course, tout le monde est finisher, SUPER.

Bilan, super heureux d’avoir participé à cette course, avec des paysages magnifiques, des bénévoles aux ravitos sympa et encore plus content de l’avoir fait à plusieurs. Merci à TOUS

Jean-Paul Caillibot

Vos messages pour Jean-Paul :

Fred a dit il y a plus d'un an
Le diesel a eu du mal à se mettre en route, quelques soucis de carburation en début de course puis le rythme de croisière s'est installé et bye bye Jean-Pau...

Récit de François sur la Monna Lisa

Arrivé le vendredi avec le reste du team, et après une petite nuit (ronfleurs anonymes dans la chambre), je me prépare tranquillement avec Quentin pour le départ prévu à 12h15 de la course Monna lisa de 28km et 1200m de D+. Tout le groupe nous accompagne au village trail, nous donne les derniers conseils et nous encourage : c'est super stimulant !

Placés près de l'arche de départ, nous attendons le départ avec impatience. 12h15, c'est parti ! 2 km de plat sur route ( pleine balle pour éviter les bouchons) et je laisse filer Quentin dans la première bosse... j'y vais en marchant pour ne pas griller mes cartouches ! Après 40 min de montée bien bien raide, j'arrive sur le causse pour quelques km très agréables pour relancer à fond, puis une belle descente dans laquelle je prends beaucoup de plaisir !

Une seconde bosse à franchir, avec de superbes paysages et encore du plat sur le causse avant le premier ravito... tout va bien, le moral et les jambes vont bien... mais l'estomac commence à s'agiter... les gels ne passent pas, trop sucrés... je branche mes écouteurs et j'essaye de penser à autre chose !
La seconde partie du parcours est moins facile, je subis un peu les montées, avec les crampes qui arrivent ... je commence à craindre le pire ... je m'accroche en marcher-courir jusqu'au second ravito à seulement 6km de l'arrivée. Je fais le plein d'eau dans le camelbag, je choisis une playlist motivante et je repars gonflé à bloc, mais toujours avec les crampes de plus en plus fréquentes... 

C'est dur mais la perspective de finir me booste bien, je cours plus que je ne marche ! La caverne du hibou m'indique la fin des montées.... et le début d'une longue descente bien technique vers l'arrivée. Je récupère un peu mais les 400 derniers mètres sont très durs, j'ai les jambes toutes dures et pleines de crampes ! Heureusement, le team m'attend à l'arrivée et m'encourage pour finir en courant ! Je passe finalement le célèbre porche en bois après 3h47 de course, fourbu, déshydraté mais super content ! 
C'est une victoire sur la tendinite du fascia-lata après 2 ans de lutte : le genou n'a pas posé problème ! 

Je rejoins le groupe qui a passé l'aprem' à encourager les coureurs du samedi, puis passe à la tente des kinés pour me faire masser et étirer les mollets et les cuisses ! J'attends le soir pour pouvoir avaler quelque chose... tout rentre progressivement dans l'ordre... Je me couche tôt pour assurer le suivi de nos coureurs le dimanche dès 4h30 ! 

Un super week-end de trail, marqué par la convivialité ! A refaire avec plaisir ! "

Messages pour François :

yvan a dit il y a plus d'un an
bravo François ravi de t'avoir connu, et merci pour ton soutien moral et logistique le dimanche, extra Yvan

Récit de Stéphane sur la grande course des Templiers, 73 km

A la conquête de mes 2 points ! 

L'année 2013 n'aura donc pas été identique à 2012 et c'est tant mieux. Oublier ma tendinite achilienne, j'ai consommé à fond mes courses avec comme point d'orgue, pour 2013, l'ultra marin du Morbihan. Passée cette course, je m'étais déjà projeté dans l'objectif 2014 qui est l'UTMB. Pour cela, il fallait prendre 2 points supplémentaires pour valider mon ticket d'entrée à l'inscription au tirage au sort de cette ultra mythique. J'avais donc jeté mon dévolu sur la GRANDE COURSE DES TEMPLIERS et ses 73kms & 3400D+. C'était aussi pour BA 35, le grand rassemblement de l'année et je m'en réjouissais par avance !!

Vendredi matin, nous prenons la route de Millau que nous rejoignons en fin de journée. Un trajet que nous aurons fait dans la bonne humeur ou nous ferons, en plus connaissance de Najim, Julien et Olivier, traileurs bretons venus avec nous et qui réaliseront, sur la course, de très belles perfs.

Après une bonne nuit, enfin c'est vite dit car les ronflements de certains (je ne balancerai pas....promis) ont animé la chambrée, nous prenons la direction du site de la course pour récupérer nos dossards et profiter, aussi, du salon du trail. J'aurai l'immense plaisir de rencontrer et de discuter avec Antoine Guillon. Un type simple, très abordable avec qui j'aurai l'occasion de parler du G.R.R et de sa 4e place réalisée avec David Pasquio.

L'après-midi arrive vite et les premières courses vont commencer. François et Quentin partent pour la Monna Lisa puis le coach et Pascal enchaîneront avec le marathon des Causses. De beaux chronos. Honneur, ensuite, à Eva, pour débuter, la fille d'Augustin et Sylvie qui finira au milieu du peloton. Bravo championne, tu n'as rien lâché, de la graine de vainqueur en toi pour les prochaines années. Hugo Badajoz se lance sur le 8kms. La encore, sa course sera bien gérée puisqu'il terminera en bonne position malgré le dénivelé imposé sur la course. Bravo aussi à toi, tu avais bien fait de traîner au lit le matin de la course, tes parents étaient stressés, pas toi.....comme quoi, aborder une journée de course de manière zen, ça paie. Viennent, ensuite, nos féminines Ginette, Séverine et Sylvie qui s'élancent sur La Templière et ses 8kms. Vous avez porté les couleurs du team BA 35 comme de vraies championnes. Quelle bronca avons-nous fait lors de vos arrivées. C'était géant.

La fin de cette première journée arrive. Nous rentrons au gîte. Un bon dîner ou un débriefing des différentes courses aura lieu dans une bonne ambiance. La nuit sera courte, debout à 3H30 et départ à 4H15 pour le site. Tout le monde est debout pour nous accompagner. C'est l'esprit d'équipe et c'est fort !!

Nous laissons Fred et Gilles s'installer dans leur SAS, avec Augustin et J.Paul nous nous installons dans le SAS 2. Pas grand monde, ça fait bizarre et dire que les élites sont à portée de main. Quelques photos, l'ambiance monte d'un cran, les minutes défilent, la musique d'ERA qui hérissent les poils, les traileurs sont lâchés. Je filme ce départ pendant 100 m histoire d'immortaliser tout ça. C'est superbe, la foule est là sur un bon kilomètre. Je ne me laisse pas trop entraîner par le rythme des gars qui m'entourent. Pour moi, cet ultra sera, avant tout, une grande sortie pour découvrir cette région des Causses et ou le plaisir sera, avant tout, à l'ordre du jour.

Après 2 kms de bitume, les hostilités commencent. Fred nous a rattrapé. Nous attaquons la première grosse montée. Je cours pendant 3 à 400 m mais l'inclinaison de la cote devenant brutalement importante, je ne peux faire autrement que de marcher comme tout le monde d'ailleurs. Le silence s'est déjà installé dans le peloton, c'est impressionnant. Il fait chaud, même à 6h du matin et en plus le taux d'humidité est élevé. Je suis trempé comme si la pluie était passé par là. Je me retournes et j’aperçois une colonne de frontale en contre bas, c'est magnifique. La montée se présente bien, nous arrivons sur le plateau et ce sont des chemins à travers des portions boisés que nous allons prendre.
Aucunes difficultés mais il faut rester prudent car ça et là des racines ou cailloux sont présents.

Avec Fred et Jean-Paul nous déroulons. Je me fais rappeler à l'ordre par les jeunes qui trouvent que j'impose un rythme trop soutenu. J.P me fait remarquer que depuis le départ, nous sommes à une moyenne de 8.5km/h. Bon par respect pour mes accompagnateurs du moment, je ralentis.
Le jour se lève sur les Causses, nous amorçons la descente vers Peyreleau ou nous attend notre fan club. Nous y arrivons après 2H15 de course. Nous sommes au 21e kms. Il y a foule, l'ambiance est sympa et je suis content de voir nos supporters. Un arrêt relativement rapide au stand boisson et solide et je repars. Le peloton n'est pas assez étiré, je ne veux pas trop être coincé dans la montée qui va suivre. Ne voyant pas Fred et JP, je suppose qu'ils ont été encore plus rapide que moi.

Sortie du village, une nouvelle montée se présente dans les bois. D'abord douce puis brutale mais je suis bien, pas de soucis physique, les jambes répondent bien, je monte avec les mains sur les genoux sans difficulté. Je sais, que la haut, le plat va revenir et que je pourrai dérouler tranquilou.
Les kilomètres défilent, Fred et JP me rattrapent, je pensais qu'ils étaient déjà loin, je suis content et soulagé car je me suis habitué à leur présence. Mais, celle çi ne durera pas. En effet, JP commence à trouver sa cadence, il file comme un métronome. Je poursuis mon chemin avec Fred. Nous arrivons à St André De Vezines au 2e ravito, il y a foule. Et nous avons droit aux accordéons. Chacun fait ses emplettes. Je signale à Fred que j'ai un caillou dans ma chaussure depuis pas mal de temps, il ne me gène pas plus que ça mais......Aussitôt, Fredator me dit : TU L'ENLEVES J'AI DIT !!! je m'exécute immédiatement, droit dans mon short !! nous repartons en mode marche sur quelques mètres mais je vais m’arrêter deux fois pour régler mon laçage qui est trop serré et je le signale à Fredator.........Et pan, je me prends un scude : FAIS UN TRAIT BLANC SUR TES LACETS COMME UN REPERE......Oui chef, je retiens !! Y'a plus de respect pour les V2 .
Le soleil est là, il fait chaud. Je n'oublie pas de boire régulièrement. Je n'ai aucun soucis gastrique, je m'alimente abondamment sur les ravitos : banane, yaourt, fromage, tartine, thé, soupe.

Nous filons en direction de La Roque Ste Marguerite puis Pierrefiche. Je gère ma foulée, mon rythme de course. Je ne suis là que pour vraiment profiter de la beauté du Larzac, faire une belle balade sans trop souffrir de mon manque de préparation de D+ / D-. Je sais que j'ai le foncier pour aller au terme de ces 73kms. Avec Fred, nous traversons des paysages très secs, rocailleux. Je me trouve même à envoyer mes compagnons du moment sur une fausse piste sur une descente de 50m qui se termine dans un buisson épineux. Demi tour les moutons mais en regardant au-dessus de moi, je m’aperçois qu'il va falloir se taper une petite cote pour rattraper le peloton. Cette variante aura eu au moins le temps de détendre car ça ne cause pas beaucoup.
Je sais qu'il va falloir se taper une belle cote avant d’arriver sur Pierrefiche, 1.560 pour 346 D+, alors, je baisse un peu la cadence et vois Fred poursuivre son chemin. Quel tempérament ce Fredator. J’espère, au fond de moi, qu'il ne va pas le payer car nous n'en sommes qu'au 40e km.

Mon arrivée au ravito de Pierrefiche s'est faite dans de bonnes conditions physiques. Je ne souffre pas, disons pour le moment. Je vois Eva, Alex et François qui est venu à ma rencontre. Ça fait vraiment du bien de vous retrouver. J'ai bien l'intention de profiter de votre présence pendant quelques instants quitte à laisser filer un peu le chrono.

Je ne vais pas négliger ce ravitaillement car je sais que je vais attaquer une des portions les plus dures ensuite avec 20 kms en autonomie totale avant de voir le prochain ravito qui ne sera que de l'eau. Alors, je prends le temps de m’asseoir et d'avaler ce qui me convient. Pendant ce temps, je vois arriver Augustin qui, finalement, me suivait. Je décide de l'attendre pour faire les 26 kms de course qu'il reste. Ce sera ma cerise sur le gâteau pour cette fin d'ultra. Nous retrouvons, à l’extérieur du bâtiment, nos supporters, Eva, Alex, François, Sylvie et Hugo sont là. Augustin se fait une beauté de la tète aux pieds, délaisse son sac à dos pour ne garder que son porte-bidons. Quand à moi, je demande à changer de tee-shirt mais mon staff n'a pas prévu ça. François file au bus garé à 300m me chercher mon sac et reviens avec le change. Sympa sur ce coup, j'apprécie de repartir au sec car vu l'heure qu'il est, la fraîcheur va pointer son nez, nous risquons de terminer à la nuit tombante.

Et c'est reparti pour un enchaînement de monotraces, chemin bordé d'épineux et vues magnifiques en surplomb de vallée ou le Larzac s'offre à nous. Nous allons, d'ailleurs, trouver le temps de nous arrêter au bord d'une corniche et nous prendre mutuellement en photos avec au fond Millau et le viaduc. Un délire de vidéo en plus que je vais faire avec interview du cousin de Killian Jornet et c'est l'heure de repartir. Augustin est souvent devant moi et imprime un rythme régulier qui me convient. Mais très vite, je vais commencer à déchanter car le fascia lata de mon genoux gauche va se réveiller dans chaque descente. J'en informe Augustin qui me donnera un anti inflammatoire, histoire de tenir jusqu'à Le Cade, prochain poste de ravitaillement. Je serre les dents par moment car la douleur est aiguë et sournoise. Elle se fait oublier puis arrive de manière sèche et violente. Mazette, il ne manquait plus que ça pour m'obliger à mettre le clignotant.

L'arrivée à Massebiau nous permettra de nous ravitailler en eau peu potable et nous poser quelques minutes avant d'entamer la montée vers Le Cade qui ne va pas être de tout repos avec près de 3kms et 461 D+. Dés la sortie du village de Massebiau, c'est un mur qui se présente devant moi et là je me vois coincer après 50 mètres d'ascension. Obliger de m’asseoir sur un muret pour récupérer un souffle plus régulier. Je vais, comme souvent dans les moments délicats, trouver un point positif afin d'optimiser ce moment : je ne suis pas seul, Augustin est avec moi, on s'est fait le pari de terminer ensemble !

Nous arrivons à Le Cade avec une bonne heure et demie d'avance sur la barrière horaire. Nous y retrouvons Alex et François qui nous signalent que Fred est passé depuis une heure mais dans un état pas exceptionnel. Pourvu qu'il y arrive car l'arrivée n'est plus très loin mais il y a encore de grosses difficultés à franchir. Je file au poste médical pour me faire soigner : un gel sur le genou et un anti inflammatoire. La nuit commence à tomber, la fraîcheur aussi. Malgré tout, nous prenons le temps de manger et boire de la soupe. Nous resterons un bon quart d'heure avant de lever le camp pour entamer les 8 derniers kilomètres. Augustin ne me rassure pas car il m'annonce du toboggan. Pourvu que le genou tienne. J’essaie de minimiser la difficulté mais je vais vite déchanter. Une montée va nous conduire vers la grotte du hibou, je ne vais rien apprécier tellement mon genou se rappelle à mon bon souvenir, de plus, je manque de rythme dans la montée. Le passage dans la grotte ne me fait pas si plaisir. Je me rassure en me disant que nous allons filer en descente pure vers l'arrivée....que nenni puisque nous allons, sur du dévers, attaquer la montée interminable de Pouncho d'Agast. Et là, plus rien ne fonctionne, j'ai le souffle court, mes jambes ne répondent plus, le mental me dit de m’arrêter régulièrement. Je m'en veux d'imposer tout ça à mon compagnon d'infortune Augustin à qui je demande de filer. Mais l'hispano-breton est têtu et il restera me soutenir. Je dois m’arrêter 5 mn, assis sur la roche, à chaque fois, pour reprendre mon souffle avec difficultés. Je me botte le derrière pour ne pas m'éterniser mais c'est dure. J'évite de lever la tète mais l'envie est trop forte et j'aperçois les frontales au dessus de moi mais pas la fameuse antenne relais qui marquera la fin de cette ascension brutale, en ligne droite, ou nous sont proposés des roches d'un mètre à monter avec les mains, faute d’appui avec les bâtons ou de passage intermédiaire. Le peloton de coureurs est important, nous sommes vraiment collés-serrés. Quand un s'arrête, c'est tout le troupeau qui bloque. Je n’arrête pas de demander à Augustin quand cela va se terminer. Quel chieur sur ce coup là, je suis !!! Enfin, l'antenne pointe son nez mais il faut encore grimper quelques mètres avant d'envisager la descente vers Millau.

Je retrouve l'envie, enfin. Nous filons vers ces 4 kms de descente dans les bois ou nous sommes l'un derrière l'autre. Le rythme est revenu mais sans faire le fanfaron car le chemin est piégeux avec ces racines, descentes sèches, raides, en zigzag et les cailloux toujours là. Mon fascia lata aussi. Nous entendons quelques voix, la sortie du bois et la fin de cette descente interminable n'est plus très loin. L'arrivée est visible. Un passage sur du bitume pendant quelques mètres puis un léger virage pour accéder au chemin qui nous mène à 200 mètres de l'arrivée. Une succession de marche à avaler en descente, un peu de plat, au milieu des spectateurs, dans une ambiance de fête, puis à nouveau des marches avant la ligne droite de l'arrivée.

Augustin et moi franchissons ensemble, main dans la main, cette ligne d'arrivée, symbolisée par cette arche en bois gravé de ce titre LES TEMPLIERS.

La joie d'en avoir fini et de l'avoir terminer avec Augustin. Moi qui termine mes courses toujours seul, y'a pas à dire, c'est vraiment fun une arrivée avec un pote.

14H d'une course qui, jusqu'au 43e kilomètre, aura été agréable à vivre puis qui s'est transformé en galère, ce que je n'avais jamais vécu. Ce qui me rassure, c'est qu'à aucun moment, je n'ai eu mal aux cuisses, malgré le peu de travail de D+/D- pendant ma prépa sur septembre,octobre, ce qui signifie que mon corps peut endurer une charge d'ultra sur une année de course. Ça c'est plutôt bien. Et puis, malgré le souffle court dans les montées a brutes, surtout sur la fin, j'ai su et pu relancer dans les descentes même si mon genou a du freiner mes ardeurs. J'ai, aussi, récupéré très vite, aussitôt l'arrivée franchie.

Un petit mot sur notre week-end : Il fut exceptionnellement parfait, sympa, joyeux. Il nous a permis de nous connaître davantage, de partager notre passion. Il ne reste plus qu'à planifier un nouveau rassemblement.
Il est prévu un démontage de l'antenne de Pouncho d'Agast pour la descendre de 200 mètres. Fredator se chargera du déboulonnage, avec les litres de perfusion reçus, il a un trop plein d'énergie à dépenser !!

Mes 2 points sont en poches, il ne reste plus qu'à faire partie des heureux traileurs de l'édition 2014 de l'UTMB.



Vos messages pour Stéphane :

yvan a dit il y a plus d'un an
belle gestion comme d'hab!!!! yesssssss , tu as tes 2 points !!! Yvan

Récit d'Augustin sur la grande course des Templiers, 73 km

Le weekend des templiers est enfin arrivé. Tout notre petit monde prend la direction de Millau au Gites des Grandes Causses et retrouver la "7ième compagnie" bretonne. Quelle joie de retrouver les amis de BA35. Après le dépôt de nos affaires, nous passons un bon moment à table et cela nous permet de faire connaissance de nouvelles têtes de BA 35 depuis notre migration dans sud avec Fred et Alexandra ainsi que François . Une belle ambiance règne dans notre groupe. L'esprit de BA35 plane sur les Templiers.

Le lendemain, les choses sérieuses commencent par le retrait des dossards, suivi d'un moment étonnant avec l'échange avec Antoine Guillon. Qu'il parait frêle!! Mais, c'est grand avec une belle sincérité dans le regard.

L'équipe au complet, se retrouve pour commencer à encourager les 1ers partants sur les marathons des causses, Mona Lisa, la templière; et pour les plus jeunes le kid trail avec Eva .Hugo est engagé sur le format cadet de 6km.
Mes enfants se débrouillent plutôt pas mal malgré le manque d'entrainement. Hugo finit, selon sa sœur qui comptait les concurrents, 13ième sur une petite 50aine de traileurs en herbe. 
Il est très content de sa course comme son "vieux paternel" qui aimerait bien avoir les qualités de son fils. 
Les encouragements se font entendre à chaque arrivée de BA35. Je dis encore bravo à tous et toutes pour avoir si bien représenté notre association avec le plaisir de courir sur ce Site magnifique. 

Le repas du soir autour de quelques bières récompensent les finishers de chaque course et préparent ceux qui partiront le dimanche à 5h15. Le moment de dormir arrive vite mais le sommeil sera léger et déjà le réveil sonne. 
Tous se préparent avec les rituels habituels, des Tic et Toc ; le principal étant de ne rien oublier. Sur la ligne de départ dans le SAS 2; je me retrouve avec Stéphane et jean Paul, Xavier Templier (un nom prédestiné en ces lieux). Yvan, Fred et gilles ne sont pas très loin mais le nombre ne me permet pas de les voir. Belle surprise là aussi est la présence sur la ligne de départ de Marc Lucas pote de Rance Jogging. La Bretagne est bien présente ici, et je verrai beaucoup de drapeaux bretons sur ce parcours.

La musique d'ERA résonne dans une ambiance joyeuse et tempérée. Température parfaite pour courir en si bon matin. Les 1ère foulées avec Stéphane Fred Xavier sont agréables mais rapidement la pente progressive me fait ralentir et je perds de vue mes camarades mais je ne suis tracassé car la route est longue. J'ai décidé de ne pas prendre mes bâtons avant le 2nd ravito. Au 1er ; je vois mes potes de BA35 qui m'encouragent. Je ne m'arrête que quelques secondes pour aller rejoindre le 2nd. Je ne ressens pas difficulté si ce n'est lors des longues montées que je passe en marche rapide (quand cela est possible). Je suis vigilant sur ma FC qui parfois s'emballe. Mais mon bracelet de mon cardio est cassé et je suis obligé de continuer à la sensation. Mais ca ne change pas ma stratégie. Au 2nd ravito, je prends mes bâtons qui me seront très utiles. J'apprends que Stéphane n'est pas très loin et je me dis que je vais enfin pourvoir courir avec mes potes de BA35. Au 42 km , petit problème gastro mais sans gravité intestinal. Par contre, comme j'ai attendu un peu de temps avant de reprendre du liquide, je me sens un peu fatigué et l'envie de dormir apparait. Je connais bien cette sensation. Pour l'atténuer, je prends régulièrement une noisette de gel que je mélange avec beaucoup d'eau. Une pause d'1 mn maxi me permet d'avoir un micro sommeil réparateur (vraiment!!)
Au ravito du 45 km , je retrouve ma famille mais aussi Stéphane, Alex et François. 

Je me change et ravitaille avec cette soupe qui me va si bien. Stéphane me propose de faire le reste du trail ensemble. Ok mon stéph et c'est parti. 
Mais petit Hic!, il avance plus vite que moi. J'étais sur un rythme régulier mais en dessous de son allure. Par conséquent, l'écart me fait perdre de vue stéph. En forme, Monsieur Le Président!! Au détour d'un virage paysage magnifique Stéphane est là, il prend des photos. Nous repartons tranquillement mais les derniers kilomètres vont se faire sentir musculairement. 
Je reprends mon allure et mon pote est là mais lors des descentes, je m'aperçois que Steph éprouve des difficultés (le TFL me dit- il). Je lui dis que nous finirons cette course ensemble ça prendra le temps qu'il faudra mais les 2 point seront dans l'escarcelle. Les montées comme les descentes font souffrir les tendons et muscles mais nous sommes des guerriers. La nuit tombe et lors du dernier ravito km 64, Alex me propose une frontale. La mienne ? Je l'ai laissée à Hugo pensant pouvoir finir avant la nuit. 

Merci à Alex et François pour m'avoir facilité la fin du trail.
Le parcours est de plus en plus difficile mais notre duo avec Stéph tient bon la " houle naturelle" imposée par la topographie des "Causses". Petit passage par la grotte du hibou. Toujours aussi "Chouette" comme endroit " et déjà le bruit de la sono rend les derniers hectomètres magiques. 
L'escalier en bois ; les lumières de l'arrivée me permet de voir des visages. Mais où sont-ils? Je les entends ces encouragements des mes camarades de BA35 et CA! Ca fait bien! Je me retourne, Stéphane est toujours là. En passant devant mes potes, je n'entends qu'eux et c'est super comme sensation. La ligne d'arrivée est à porté de main. Je prends celle de Stéph pour terminer en beauté ce trail magnifique. 

Malgré une nuit difficile pour moi, le lendemain la tempête viscérale est passée et le soleil Aveyronnais nous donne un sourire radieux pour la photo avant le départ. 

Quel beau WE passé avec ma famille et mes amis de BA 35 que je reverrai rapidement, certainement à la fin de l'année 2013. 

Vos messages pour Augustin :

JP Caillibot a dit il y a plus d'un an
Merveilleux moments que de s'être retrouvé, tu as géré ta course raisonnablement, en plus tu as été d'un grand soutien à notre président, encore Bra...

Les Templiers : résultats


Endurance trail / 105 km :
-David J. : 324è en 18h10

Grande course des Templiers / 72 km
-Yvan : 94ème en 9h05
-Jean-Paul : 480è en 11h04
-Gilles : 842è en 12h05
-Fred : 1203è en 12h55
-Augustin : 1702è en 14h03
-Stéphane : 1703è en 14h03

Marathon des Causses / 37 km
-Pascal O. : 271è en 4h56
-JP coach : 298è en 5h03
 
Monna Lisa / 27 km 
-François : 103è en 3h47

Templière / 8 km
-Sylvie : 211è en 1h03
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