Compte-rendu de Stéphane sur le 43 km

Toujours dans le cadre de mes sorties longues, le trail des 3 chapelles, format 43 kms, était au programme. Ayant fait le 22 kms, il y a 2 ans, j'allais découvrir la version longue sur un circuit que je connais en partie. La grosse inconnue, pour moi, était mon état de forme; en effet, depuis 15 jours, une sinusite persistante ne m'a permis de m’entraîner correctement, seulement une sortie de 2h huit jours avant la course avec des cannes manquants de tonicité.

J'arrive sur le site et retrouve Ronan. Nous parlons de notre stratégie de course bien différente l'un de l'autre: pour Ronan, c'est du rythme imprimé dés le départ et le plus longtemps possible. Pour moi, c'est une gestion cool à 10 à l'heure max, un cardio bloqué sur 140 puls max et un chrono souhaité à 5h de course.

Joel vient nous retrouver quelques instants avant le départ. Ce sera l'occasion, aussi, de voir Olivier.B qui sera sur le 22 kms. Nous profitons de ce moment pour faire notre photo traditionnelle. Encore un bon moment de se retrouver ensemble.

L'organisation nous distille ses dernières recommandations et le départ est donné. Joel et Ronan sont déjà aux avants postes. Ils m'ont mis, rapidement, de la distance dans la vue. Les premiers kilomètres sont roulants, ma V.S est plus près de 12.5 que de 10 km/h. Je laisse faire car je me sens bien. Nous entrons, assez vite, dans les bois. Le terrain est souple, les petites bosses se succèdent, le chemin est tout en zigzag ce qui nécessite de la relance permanente. Le 10e km est atteint en 54mn. Cela me satisfait.

Nous arrivons sur le halage que nous longeons un bon moment. Cet instant me ravit car je peux enfin travailler ma V.S et me mettre, un peu, en mode ultra marin. Je sais qu'au bout de ce tronçon, une grosse difficulté attend les coureurs avec l'entrée sur le site de l’Île aux Pies. En conséquence, je respecte ma vitesse sans m'emballer.

Nous y voilà, le halage terminé, nous attaquons une belle grimpette, l'escalade fait aussi partie du programme. J'avoue que le manque de travail en D+ me joue des tours. Le souffle est un peu court et mon cardio m'agace avec ces bips toutes les 5 secondes qui me signalent des puls au-delà des 140 fixés. Ce sera, d'ailleurs, le premier signe d'agacement. Quelle connerie d'avoir mis une alarme FCM!!

Malgré cela, j'apprécie le paysage avec cette vue surplombant la vilaine et ces passages en sous-bois. La descente, pour retrouver le bord de la vilaine, se profile et là c'est une partie de glissade qui va nous être imposée. Je prends, au passage, les arbres en appuie mais cela ne suffit pas et je me retrouve le derrière par terre et une belle glissade en prime! Et mon cardio qui continue son bip d'alerte, il m'agace sérieux celui là. Je me relève et j'entends derrière moi un concurrent qui se vautre aussi. Je repars mais très vite une douleur au mollet droite pointe son nez. Des signes de contractures, surement une conséquence de ma glissade. A cet instant, je n'ai parcouru que 16 kms et je me dis qu'avec cette gène musculaire je ne suis pas rendu au bout. Cela me rend encore plus irritable, ça rajouter au cardio, mon agacement grandit. 

A ce moment, je suis en train de planifier mon abandon au premier ravito au 20e. La tète n'y est plus, je gère, mes foulées sont en mode retenue dans les descentes, les portions en zigzag, les sauts de talus.

Nous traversons une base de loisir mais aussi une portion bien marécageuse. Je revis le Glazig. Nous courons dans une grande marre d'eau sur une bonne centaine de mètre. Puis le chemin bien boueux nous accueille. Je suis dans la crainte de la glissade qui n'arrangerait pas ma contracture.
J'atteint le ravito. Petite pose de quelques secondes avec un verre d'eau pour faire passer le gel et ne pas trop entamer les réserves dans les bidons. La chaleur s'est installée, il faudra gérer, je vais passer un peu de temps sur le circuit car je décide de poursuivre jusqu'au prochain ravito qui sera dans 7 kms.

Je poursuis mais la tête n'y est pas vraiment. La chaleur, le bip du cardio, la contracture, le ras le bol du sucré....l'envie n'y est plus vraiment. La pensée de m’arrêter au prochain ravito s'installe doucement. Je me force à courir en me disant qu'en plusieurs années de course à pied, je n'ai jamais abandonné et ce ne sera pas encore pour cette fois. 

Dans la difficulté du manque d'envie, je me dis que ce trail est ni plus ni moins qu'une étape dans ma prépa de l'ultra marin et qu'à ce titre, je vais, donc, travailler le mental !!! Toujours quelque chose à renforcer, on ne perd pas de temps!!

Les portions plates sont plus présentes, tant dans les bois que sur route, ce qui ne me déplaît pas car je sollicite moins l'extension du mollet qui reste, cependant, gênant. J'alterne la course et la marche, mettant en pratique, autant que faire, le protocole cyrano travaillé sur mes sorties longues. J'atteint le ravito du 27 kms. Etant revenu un peu dans la course, je décide de poursuivre jusqu'au ravito du 35e.

Je me fais doubler par des coureurs qui ne vont pas plus vite que moi mais qui, sur mes moments de marche, font le trou. Je n'ai pas la force de les rattraper et pas l'envie non plus. Les premières chaleurs sont difficiles à supporter, je regarde plus que d'ordinaire mon chrono. Cela ne passe pas bien vite. Tout me parait usant mais je me raccroche à mon mental que je travaille pour arriver au dernier ravito. J'en profite pour parler quelques instants avec l'un des organisateurs du B.U.T, présent, qui, ayant reconnu le logo du team, s'est hasardé à me demander si j'étais Stéphane. Sympa, j'en profite pour le remercier de m'avoir repêché pour le B.U.T. Nous nous reverrons à quelques kilomètres de l'arrivée.

Je vais faire, seul, les 5 derniers kms. Je consulte le Garmin et fais un rapide calcul entre mes temps de course, de plus en plus court, laborieux et mes temps de marche. Si je respect bien, je
peux être sous les 5h mais il ne faudra pas traîner en route.
Pas un coureur devant, pas un coureur derrière. Je marche de plus en plus, j'ai vraiment hâte que cela se termine, je n'ai pas de plaisir, pas de force dans les jambes. Maudite crève qui m'a flingué mes 15 jours.

Je vois, au loin, le clocher du village de Bains. Encore de la mono trace en sous bois toujours plat. Une traversée d'un champ bien trempé puis une grosse montée faite en marchant. Le temps de récupérer pour, à l'entrée dans le village, relancer sur le dernier kilomètre qui m’amènera autour du complexe sportif. Je regarde le chrono de mon Garmin qui m'annonce 4h49. Je serai sous les 5h à condition de poursuivre sur ce rythme. Le dernier kilomètre en moins de 10 mn n'est pas insurmontable et il sera avaler en 5 mn. Un chrono final de 4h54.

Je ne suis pas mécontent d’être enfin arriver. Je me jette sur 2 sandwichs rillettes bien salé. Cela m'a manqué et pour cause, je n'avais pas pris de collation salée avant le départ, seul le petit déjeuner à 8H30 suivi d'une compote et de biscuits 1h avant le départ. Erreur de débutant. On apprend toujours!! Je retrouve Ronan qui m'annonce être arrivé depuis 5 mn. Surpris, je crois à une blague mais non, lui aussi a eu des coups de moins bien.

Nous prenons le temps de récupérer, retrouvons Stéphane.J, Gilles, JP Coach, JP caillibot qui nous relaterons leur course sur le 22kms. La journée se terminera autour d'une bonne bière en compagnie des TCMB que nous avons eu plaisir à revoir.

Ce trail convivial, organisé dans un esprit très famille et sans chichi mérite vraiment d’être fait!

Prochaine étape de ma prépa: le B.U.T version 63 kms.

Compte-rendu de Ronan sur le 43 km

Grosse galère à Bains sur Oust !! 

Bien tout a été raté, du début à la fin ! 

Tout d'abord j'avoue subir une baisse de motivation depuis quelques semaine, j'ai moins envie, je me sens fatigué. Ensuite je déteste les départs à midi, j'ai déjà galéré donc pour éviter cela je décide de partir sur un petit déjeuner spécial à 10h30, histoire d'assurer la digestion. 

Arrivé à Bains je retrouve l'ami Stéphane pour prendre le dossard, tout va bien, on retrouve le reste de la bande Olivier et Joël. J'hésite encore question stratégie, je pense tenir facilement 30 km rapides pour ensuite gérer au mental. 

On part finalement pas trop vite, le cardio est bon, on chambre avec Joël les gars de la tête de course. Je gère quand même pour ne pas trop griller mes cartouches et maintient un bon rythme mais sans plus. Le paysage défile assez vite mais les gros virages dans la forêt me gonflent assez rapidement. Après un passage interminable sur le halage je sens que cela ne vas pas le faire, un pressentiment, je ne suis pas du tout dedans ! On arrive vers l'île aux Pies, le passage est sympa, c'est le seul point du parcours que j'ai apprécié même si des descentes étaient vraiment dangereuses. Et là arrive le coup de mou terrible, saturation de sucré, très faim de salé, plus envie d'avancer : une hypo des familles comme au bon vieux temps. Je connais donc je gère mais arrive le fameux passage du "Gois"...traversée dans l'eau glacée et je suis à la limite des crampes sans compter des douleurs assez intenses au pied qui va me nécessiter le port d'orthèse mais bon...cela fait beaucoup à gérer. 

J'hésite donc à attendre Stéphane pour finir tranquillou ensemble mais je continue à trottiner en mode sortie longue et gestion mentale mais le parcours me gonfle terriblement : beaucoup de route, des zigzags à n'en plus finir... Je marche sur de longues portions et j'arrive à reprendre le dessus : la sporténine me fait du bien, un mec me file du salé qui me redonne un peu de peps, j'allonge donc sur la fin de course mais sans motivation.

A l'arrivée, je retrouve finalement forme humaine après une bonne soupe et deux sandwichs à la rillette. 

Résultat des courses : même pas déçu, une expérience de plus, je suis même plutôt content, il y a deux ans j'aurai arrêté au 20è kilo, là je ne me suis pas affolé et je suis allé au bout. Reste à retrouver de la motivation...des grosses courses arrivent fin avril avec de la montagne en pointe de mire ! 

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