Compte rendu d'Augustin

Le dimanche 10 mars, je suis sur la ligne de départ  à 8h00 du matin du trail de la St Baume (46km et 2700 D+) où chaque finisher se verra attribuer 1 point pour l’UTMB.


Nous sommes 480 traileurs à traverser le village de Cuges-Les-Pins pour la 1ère ascension de 7km du Grand Vallon. Mes sensations sont très moyennes et ça m’énerve. Je dois changer mon laçage pour avoir une bonne tenue de mes chevilles avec ce terrain minéral très technique.  Je me demande, si courir avec de nouvelles chaussures « Stinson de chez HOKA » est une bonne chose. Et finalement ; j’en suis complètement satisfait.

Pour aborder ce dénivelé, j’ai opté pour les bâtons afin de ne pas trop tirer sur les quadriceps. Arrivé au sommet au km 10, j’entame la descente technique d’un sentier botanique, vers le village Riboux où vivent 17 habitants voyant passer chaque année à la même période un troupeau de traileurs plus ou moins mal en point.

Après une petite partie de plat, je remonte « comme si ce n’était pas suffisant » une 2nde fois sur la crête du mont de la Sainte-Baume. Nous arrivons au col du Saint Pilon au km 20 et1400m D+. Je suis beaucoup plus à l’aise et ma régularité me permet de passer pas mal de monde. Mon allure moyenne est de 7km. Le trail se gagnera cette année à 9,45km/h.

Après ce paysage minéral, nous parcourons 2 km de faux plat dans un environnement boisé avec la forêt millénaire de la Sainte-Baume. Je me sens trop bien et cours avec un gars qui tient une belle allure. C’est même reposant mais pas pour très longtemps.

La 3ième  ascension démarre doucement mais comme ici ça ne dure pas très longtemps, la pente se durcit vraiment vers le point culminant et  «  le clin d’œil » de ce  trail le Pic de Bretagne à 1041m d’altitude. La descente est très technique, vertigineuse et parfois dangereuse. Nous traversons la grotte de la Grande Baume où des groupes de spéléologues (adultes et jeune) nous encouragent. C’était très étonnant de passer dans ces lieux où Marie Madeleine s’est retirée après la crucifixion de son fils le  Christ. Voilà ; c’était la parenthèse biblique de ce trail qui ne m’aidera pas en fin de parcours.

Pourtant, j’ai prié pendant la dernière grosse difficulté  (km 34) avec la remontée de 5-6km et 500m D+. Le coup « de bambou » me terrasse sur place. J’accuse vraiment le coup et me demande les raisons de cette défaillance. Je me suis hydraté mais pas assez alimenté. Après une pause forcée, un barre énergétique et surtout les encouragements des traileurs, je repars mais je sais que ça va être très compliqué de finir comme je l’espérais. En effet; au 35ième km j’étais 150ième et comptais bien glaner encore quelques places sur les 12 derniers kilos. Mais la dure réalité de ces trails en montagne, me rappelle mon niveau  et surtout que mon apprentissage sera encore long.

J’opte donc pour le mode rando-course avec une allure en 6 et 6,5 km/h mais j’ai déjà perdu tant de places et de temps. La descente vers l’arrivée se fait sans trop de conviction et avec la dernière difficulté d’une pente d’1km et 120m D+. 


« Gavé » de m’être effondré en fin de parcours, je demande à me jambes de faire un dernier effort pour finir en courant « NORMALEMENT ».  Puis c'est la descente finale sur Cuges et l'arrivée au centre du village, sous un tonnerre d'applaudissements! 

Fin de l’histoire en 7h50 sans être traumatisé musculairement. 

Après la déception, vient l’envie de repartir pour la prochaine étape en évitant quelques erreurs. Je participerai au trail de la Ste Victoire   prés de Marseille avec 60km 2600D+ au mois d’avril.

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