Compte-rendu de Fred :

Semi Saint Erblon - De retour sur le court route.

 

            Initialement nous devions courir ce semi en couple, en mode sortie longue pour Alex qui prépare l'Ultramarin. Un petit souci avec son pied droit l'oblige à renoncer. Je suis donc seul au départ. Je ne sais pas trop comment le courir : quelle vitesse ? Quel temps espéré après 10 mois sans aucune séance de vitesse ?

 

            Sur la ligne de départ, je salue Charlie, un pote des ADDM. Je me cale en fond de peloton laissant les fous furieux s'expliquer. Allez je me décide, je vais viser 1h40. Je pars tranquillement, cela monte un peu sur le 1er kilo, je suis à 12 km/h. Tout va bien le peloton s'étire déjà. Je double et j'accélère un peu, pour arriver rapidement à 13,4-13,5. Je me sens bien, il fait bon et frais pas de pluie pour l'instant. Je connais bien cette partie car je suis à domicile, C'est plutôt roulant alors pas de raison de se brider, sur le plan cardiaque tout est nickel, je suis à l'aise. Logique et heureusement nous n'en sommes qu'au 3 ème kilo. Après le macadam, nous aurons le droit à quelques parties sur chemins plus ou moins boueuses. Je gère la cadence et maintiens le tempo. Je me sais en avance sur les 1H40. Je suis bien mais je décide d'attendre la mi-parcours pour faire le point. Nous rejoignons les bords de l'Ise. C'est déjà plus délicat comme partie avec moultes relances, virages serrés et surtout terrain gras. Au niveau appuis c'est limite, j'ai peur de me torde la cheville donc prudence. Allez premier passage sur la ligne d'arrivée. Coucou à la famille au grand complet (chien compris). J'avale le gel prévu (test en vue d'autres courses) un grand verre d'eau et hop on recommence pour la 2nde boucle.

            Je suis joueur, je me sens très bien, J'en suis le 1er surpris. Je remonte toujours cette longue file de coureur qui est déjà très étirée maintenant. J'entends quelques coureurs qui s'accroche un peu derrière. Voilà mon voisin Eric : Salut Fred, tu as déjà couru 5H en échauffement me lance-t-il ?. Non aujourd'hui ce sont 21 kms uniquement. Je profite d'une légère partie descendante pour accélérer un peu. Soyons fou, je maintiens cette cadence, je suis passé à 14 km/h. Et si je passais sous les 1H35. Chiche... Alors je me bloque sur cette vitesse. Les kilomètres passent assez vite, De nouveau sur les chemins, je ne fléchis pas, je m'adapte au relief : je temporise si cela grimpe un poil et je relance dès que c'est plat ou légèrement descendant. Je sais que cela va être un peu compliqué sur les bords de l'Ise. Le terrain sera encore plus délicat après le passage des 450 coureurs.  Afin l'Ise, il nous reste 3 kilomètres, prudence dans les virages mais sur le plat on envoie... Ben non, je commence à coincer. Cela devient un peu plus dur. Je sens que sur le plan ventilatoire, j'ai changé de catégorie, après la légère brise et son souffle régulier, je m'apparente déjà plus à une cocotte minute qui serait un peu sous pression. Je m'accroche, je ne lâche rien, le chrono ne faiblit pas. On sort des chemins boueux, dernière portion de goudron, le panneau des 20 km est derrière alors on y va. Je pousse un peu la machine, je tire sur les bras. J'entends la sono, je suis grisé, content de ce retour sur le court. La ligne d'arrivée apparaît. Ben mince c'est déjà fini... Dernier kilo effectué à 15,5 km/h. Le commentateur annonce 1h32'54''. Puty, j'en suis le 1er supris. Sincèrement je ne pensais pas réaliser ce chrono n'ayant pratiqué que l'endurance depuis plusieurs mois. Je suis à 3' de mon meilleur chrono qui date un peu.

J'ai pris un vrai plaisir à courir « vite » sans pression, sans vrai objectif, savourant pleinement ces instants à courir.
 Direction l'Ultr@rdèche maintenant...


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