Compte-rendu d'Augustin sur le trail du Lubéron

Ce Week-end de la Pentecôte, nous le passerons en famille dans le Luberon pour connaitre un peu la région du Vaucluse en visitant les villages typiques de Carbrière d’Aigues, Cucuron ; Lourmarin ; Vaugines. 

Arrivés le samedi ; nous allons dans le village du Départ pour récupérer le dossard. Hors de question d’aller se promener car il pleut des cordes. Je m’inquiète de ce déluge qui va rendre le trail du lendemain plus difficile. Mais la météo prévue le dimanche semblera plus clémente.

Le dimanche 19 mai le départ de pour la 8ème édition du TGXL (TRAIL DU GRAND LUBERON) 41 km 2300 D+ est donné à 7h pour 200 traileurs.
 A 8h00 ; 200 autres traileurs s’élanceront sur le TGL de 25 km.

Ce matin, J’ai opté pour les bâtons afin passer plus facilement le dénivelé proposé sur ce parcours. La première ascension de 7km ; nous met en appétit et surtout en jambes à travers de magnifiques singles. De très mauvaises sensations me font craindre le pire : l’abandon.
J’ai les jambes très lourdes. Mais que se passe t-il ? Je n’avance pas. J’essaye de trouver les causes de cet état. C’est vrai que je n’ai pas beaucoup dormi mais ce n’est pas la 1ère fois. Par contre ; je ne me suis pas beaucoup échauffé comme tous les trailers. Mes muscles n’ont sans doute pas apprécié. Je cogite et je n’aime pas cela. On me double et je n’aime pas ça non plus !!

Bon, je décide de me concentrer sur la gestion de « MA »course sans m’occuper des autres en attendant que cette lourdeur passe. Pendant 1h1/2, nous commençons l'ascension du Mourre Nègre (1125m) point culminant du Luberon, avant de descendre sur le village d'Auribeau.
Après, 13km de course ; le 1er ravitaillement est en vu. J’en profite pour faire le plein de boisson isotonique et resserrer mes lacets avec le système de laçage rapide.(même principe que pour les chaussures Salomon). Je n’en suis pas convaincu car ils se desserrent régulièrement et créer un flottement du pied dans le chausson. Pour aborder ; les terrains techniques dans ces conditions ; les risques de blessures sont grands. ( Si vous avez des suggestions sans avoir à couper mes lacets, je suis preneur ) 

Progressivement, je me sens mieux et j’avance à une bonne allure. Le ciel s’éclaircit et nous avons un panorama magnifique où on distingue les Alpes, le Ventoux, le Verdon. Nous sommes dans le parc Naturel Régional du Luberon.
Nous remontons sur les crêtes avec mes bâtons qui m’aident réellement. Je rattrape des concurrents petit à petit. Je profite de mes bonnes sensations pour augmenter mon allure de course surtout dans les descentes. C’est vraiment agréable d’avoir ce sentiment que je ne serai plus dépassé et que je récupérerai un à un les coureurs Chaque traileur devant moi devant devient l’objectif à dépasser.

Le 2nd ravitaillement me permet de recharger mon bidon et je repars aussitôt. Les montées se succèdent avec quelques alertes m’obligeant à freiner mes ardeurs. C’est drôle d’être bien mentalement avec des débuts de crampes. J’ai rapidement réglé ce problème pour entamer la dernière partie descendante (entre 7 et 8km) très technique (cailloux racines devers, mono traces ; des pentes à plus de 15% de dénivelé négatif). Là aussi, je rattrape quelques concurrents avec une allure variant tout au long de cette descente entre 10 et 14 km/h

Je finis en sprint sans être fatigué en 5h45 à la 91ième place sur 200 inscrits.

Bilan, je suis satisfait de mon parcours mais je suis dubitatif sur ce début de course avec de très mauvaises sensations qui me ralentissent (jambe lourdes, FC trop haute,). Il faut sans doute encore travailler les dénivelés positifs,



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