Récit de Jean-Paul sur l'Ultra des Vagues ( 83 km )

Vendredi 16 h, en compagnie de Gilles, départ pour le grand objectif de la saison, Belle île, 83 km. Nous partons sous la pluie, à l' arrivée à Quiberon les cieux sont plus cléments, traversée sans soucis, nous allons retirer nos dossards ainsi que nos petits cadeaux, des produits locaux et un tee-shirt technique. Le repas offert pour les traileurs de l’ultra est très copieux, après nous nous rendons à l’auberge de jeunesse pour prendre possession de notre chambre qui s’avérera être commune.

Préparation du matériel pour être plus zen samedi matin, nuit à peu près bonne, réveil 4h45, petit déjeuner, on enfile la tenue du BA. Enfin 6h départ vers la salle pour le briefing de 6h30. En passant je salue mon frère ainsi qu’une bonne partie du team endurance shop. Toutes les stars sont là, Malardé, Symonds, Jaffré,Lucas, Le guern etc….
Recommandations d’usage, zéro déchet, respect des zones où il est interdit de doubler, puis Christophe Malardé nous rappelle que Belle île ce n’est pas plat et que nous allons finir les 13 derniers kilo, vent dans le nez, puis nous nous rendons sur la ligne de départ pour le contrôle de la puce.


7 h, les fumigènes s’allument, enfin le départ, je suis parti sur un rythme assez cool, petite traversée dans le Palais, puis nous rejoignons la côte, le sentier côtier, traversée de plage, lever de soleil magnifique au 1er ravitaillement à Locmaria 17 km, tout va bien, je suis 215e,  je retrouve Gilles, sur le sentier qui mène à Bangor, nous doublons des traileurs qui ralentissent beaucoup de monde dans les monotraces et les parties techniques. A Bangor 37 km, je suis comme à Locmaria, je refais le plein d’eau, de boisson énergétique, banane, tuc, petit pause, je repars Gilles traine un peu, je baisse un peu de rythme, pour me préserver, Gilles me rattrape et s’en va, je décide de ne pas le suivre, cette partie de course est la moins intéressante beaucoup de route, je lâche un peu mentalement dans cette partie je me mets à marcher, un peu trop à mon goût.

J'arrive à la grotte de l’Apothicairie, 3e ravito 61 km, je suis à 8 h de course, je sais que je vais finir même en marchant je serais dans les temps, pause de 5’, je repars en marchant pour remettre la machine en route, retour sur le sentier côtier et là : mauvaise surprise, douleur dans le genou dans les descentes, tant pis je dois aussi marcher dans les descentes techniques, il me reste le plat pour courir un peu, arrivée à Sauzon 70 km, place 162, je ne prends que de l’eau, ras le bol, des boissons énergétiques, du sucre et du reste. Je continue à avancer, courir sur le peu de plat qu’il y a sur cette dernières portions, je marche dans les côtes et les descentes, toujours cette douleur qui s’accentue, peut-être la répétition des chocs, je finis avec un ancien on s’encourage mutuellement, malgré un ras le bol, des difficultés, enfin, je rentre dans la citadelle, l’arrivée n’est pas loin, je franchis la ligne, satisfait, heureux et soulagé, je l’ai fait !!!


Encore une fois, bravo à Gilles qui à fait une course magnifique, pleine de sagesse et de gestion. 
Je le retrouve à l’arrivée, petit ravitaillement, eau gazeuse, un verre de soupe. Je n’ai pas faim.


Merci à l’organisation, bénévoles pour leur sympathie, magnifique paysages, ce trail est un vrai trail côtier Breton, un vrai toboggan, peu de repos pour preuve la centaine d’abandons au cours de la journée.


Place au repos bien mérité. A+


Jean-Paul

Récit de Gilles sur l'Ultra des Vagues ( 83 km )

Ca y'est, enfin ! Et aucun doute là-dessus, on ne s'est pas trompé de jours, le bateau est bondé de gueules de trailers avec du Salomon jusqu'aux oreilles, des grosses montres au poignet...

Avec Jean-Paul on s'installe et on savoure.


De mon côté cela fait 1 an que j'ai cette course dans la tête et je suis blindé. Ça n'a pas toujours été le cas au cours de cette année de préparation mais là au moment de prendre le bateau c'est tout bon, à la fois dans la tête et dans les jambes. Un an de préparation en mode accéléré c'est long, risqué, très prenant et je suis vraiment content d'en voir le bout.


Nous voilà donc sur la ligne de départ après une bonne pasta party et une nuit à l'auberge de Jeunesse. Nous sommes environ 280.


Côté matériel : l'obligatoire dont 1 frontale, une poche à eau (pure) + 1 bidon en ceinture avec de la boisson  énergétique (d'abord sucrée puis salée dosée à moitié de ce qui est préconisé) + 2 bananes en morceau + 8 Tucs + 1 tube de sporténine (+- 1 cachet / heure) + 2 gels en cas de malaise. J'envisage de réduire le poids en adaptant le volume d'eau transporté à la distance entre chaque ravito (science inexacte on le verra plus tard). Côté frontale, il s'agit d'une LedLenser rechargeable mais avec possibilité d'utiliser des piles jetables. Je l'avais rechargée par avance mais certainement allumée en la rangeant. Les accus sont donc vides et heureusement super JP peut me dépanner.
Côté course je prévois de parcourir les 2 premières étapes sur un équivalent de 8km/h et de baisser sensiblement tout au long de la 2ème partie pour terminer en environ 12h. J'envisage une hydration très régulière complétée par de la boisson énergétique et de ne manger que très peu, juste pour le plaisir après avoir atteint des objectifs intermédiaires.


Départ tranquille de nuit sous fumigène pour apparemment moins de 300 coureurs. L'équipe Salomon part comme sur un marathon et de notre côté en suit le peloton sur un rythme très cool. Une demi heure de nocturne avec un superbe lever du jour par beau temps. Et oui la chance est avec nous il fait beau (hier il pleuvait et demain il pleuvra). Avec JP nous n'avons pas prévu de faire la course ensemble mais en partant tous les 2 sur une base de 12h, inévitablement nous ne cessons de nous retrouver. La première étape jusqu'à Locmaria (17km) puis la seconde qui nous amène à Bangor (37km) sont une successions de montées et descentes dans des paysages plus magnifiques les uns que les autres. Jusque là tout ce passe comme prévu, cardio respecté et temps de passage corrects (comme quoi on fini par bien se connaître). Après Bangor on s'engage pour 24km dans une partie du parcours un peu moins intéressante qui nous fait quitter à plusieurs reprises le GR sur des portions plus roulantes. La course se joue sur cette portion et il s'agit pour moi de conserver mon rythme au cardio jusqu'au prochain ravito de l'Apothicairerie à 61km. Si j'y arrive il ne restera plus qu'à parcourir les 22 derniers (qui s'annoncent particulièrement difficiles) même en marchant s'il le faut.

Ca tourne bien et je me détache un peu de JP avant d'arriver à l'Apothicairerie avec pas mal d'avance sur mon prévisionnel. Je me suis tout de même fait une frayeur car cela fait 1h que je n'ai plus d'eau et il fait chaud (a priori je me suis planté en la remplissant à Bangor !). Je profite à fond du moment au ravito pour repartir avec plein d'assurance d'autant que l'étape suivante vers Sauzon n'est que de 9km. Je m'y engage donc avec une bonne pêche même si une douleur au talon droit m'oblige à ralentir dans les descentes. Le passage au port de Sauzon est très chouette avec du monde pour nous encourager et un dernier ravito dans la bonne humeur (merci les bénévoles). Il ne reste plus qu'à terminer les 12 derniers km qui seront comme prévus plus difficiles. J'ai suffisamment de jambes pour grimper mais je ne peux plus me lâcher comme je voudrais dans les descentes où je marche. Le Palais est en vue, traversée de la forteresse Vauban, dernière montée et bascule vers la ligne d'arrivée. C'est gagné ! Une petite collation en surveillant l'arrivée de JP. C'est ok, lui aussi a le sourire...


Ce truc là je ne l'aurais jamais fait sans l'émulation créée par BA35, merci à tous.


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