Les Templiers par Nicolas

Millau Dimanche 28 octobre 2012


Il fait un froid terrible, je quitte  ma chambre d’hôtel pour rejoindre Millau plage là ou le départ va être  donné. Une fois là-bas je me fais une place en plein milieu du peloton. 
Que c’est agréable la chaleur humaine  je ne ressens plus ce froid mordant.

Top départ (729eme), je pars tranquillement mon but étant de faire cette course au cardio avec comme objectif un rythme cardiaque assez bas et le plus régulier possible, pour ainsi éviter les piques. Je pars mais peut être un peu trop tranquillement en plus vu que j’ai bu de la boisson d’attente je suis obligé de soulager ma vessie au moins deux trois fois donc forcement pendant ce temps là la caravane passe.

Les 20km se font sans difficultés, je bois et mange assez régulièrement  et  j’observe certains coureurs qui sont en short ou en cuissard et je me dis à ce moment là que j’ai bien fais d’enfiler mon collant de course. Par contre je n’ai pas de gants ça c’est un peu embêtant  mais bon tant pis.


J’arrive à Peyreleau (premier ravito km22 / 1149eme).Je ne tarde pas, remplis mes gourdes et repars. Direction st André de Vézines.  J’entame la remontée sur le causse  Cela n’avance pas vite, nous sommes comme les chenilles  processionnaires du pin, impossible de doubler.

Les sensations dans l’ensemble sont plutôt bonnes, la ou je pêche c’est dans les cotes, mais des que ça redevient plat je relance assez facilement tandis que d’autres ont un peu plus de mal à relancer la machine.


J’arrive à  st André de Vézines (deuxième ravito  km34/ 1106eme). J’essaye d’aller assez vite pour remplir mes gourdes ainsi que de me restaurer un peu, mais le problème c’est qu’on est nombreux ça se bouscule un peu donc je perds un peu de temps.

Les causses sont magnifique, le froid toujours aussi mordant avec en prime de fortes bourrasques par moment. Je n’ai pas de soucis de maux de ventre et pourtant depuis le départ je ne bois que du froid, pas de boissons chaudes, par crainte que cela m’occasionne quelques problèmes.


J’arrive à Pierrefiche (troisième ravito km48/990eme) les sensations sont toujours bonnes pas de gros coup dur, mon regard toujours porté sur le cardiofréquencemètre. La non plus j’essaye de ne pas trop trainer, maintenant Direction le Cade. Heureusement que j’ai pris ma paire de bâtons qui me sont d’une aide précieuse. Bon à vrai dire c’est la première fois que je les utilise et je n’ai pas l’habitude de bien les manier mais ils soulagent quand même pas mal mes cuisses dans les montées. Je suis peut être pas un excellent grimpeur, mais par contre dans les descentes et sur le plat je me fais plaisir et je double ceux qui m’ont dépassé dans les montées.


J’arrive à la ferme du cade km64 (869eme)  les bourrasques de vent glacial me transpercent les os, à l’intérieur j’aperçois un coureur complètement frigorifié avec une couverture autour de ses épaules devant un bon feux de cheminée, « le piège à coureur » me dis-je dans ma tête. Vaut mieux ne pas trainer, je remplis mes gourdes à nouveaux, mange et repart affronter ce vent glacial.

Les sensations sont toujours correctes, pas de crampes ou de maux en tout genre.  J’attaque maintenant l’avant dernière descente bien grasse.  Je déboule, je me fais plaisir. Fin de descente, au loin j’aperçois le viaduc de Millau. Encore un paysage de carte postale que j’ai la chance d’admirer, le veinard.


La dernière grosse épreuve pointe le bout de son nez. La terrible montée qui mène au sommet  du Puncho d'Agast. C'est un site de décollage pour les parapentes. C'est aussi également un site qui abrite une antenne relais que l’ont peux apercevoir depuis le centre ville de Millau. C’est un véritable mur qui se dresse devant moi. Arrivé au sommet  un vent violent fait vibrer l’antenne relais et une manche à air tendu à bloc qui se trouve à coté.


La partie d’escalade derrière moi  je relance direction la grotte du hibou. La grotte du hibou n’est pas très longue à traverser mais ça vaut le coup d’œil et en plus à l’intérieur t’es abrité du vent. Vient la dernière longue descente qui mène à Millau plage, un toboggan de boue, je lâche les gaz et double sans vergogne, faut quand même par moment s’accrocher aux arbres pour éviter la gamelle. Enfin l’arrivée, 11h de balade et classé 808eme. Fin de partie.


Vu que c’était la première fois que je me mesurais à une aussi longue distance et que je participais à cette course, j’ai voulu la joué prudent et mettre toute les chances de mon coté. Cette stratégie de course à été payante car je n’ai pas eu le sentiment d’être cramé à l’arrivée. La prochaine fois si j’ai l’occasion de la refaire, j’essaierai de faire encore mieux.

 


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