Vendredi 22 juin port de Vannes , il est 19 h !! Nous sommes 620 traileurs à nous être réunis et tous avons le même but : clôturer les 177 km du grand raid du Morbihan.

 

C’est donc avec une petite appréhension que je me lance dans ce qui sera peut-être une belle aventure…ou pas !! Petits bisous à madame et aux enfants, à demain si tout va bien et hop c’est parti !

 

Très rapidement je décide, sur les conseils de notre super coach, que je remercie encore au passage, de mettre le protocole de course en place. Je pars donc après 30 minutes de course sur une base de 8 / 2 de marche !

 

Les kilomètres et les 1ers ravitos passent tranquillement, le soleil de plus en plus timide nous glorifie d’un de ces plus beaux jeu de lumière. La nuit se passe sans encombres ni chutes et au petit matin les 1er rayons de soleil qui  apparaissent  nous réchauffent et nous rappellent gentiment que la journée va être longue.

 

6 h30 Arzon :  km 79 , les jambes commencent  à être un peu dures et je ressens des douleurs en haut de la cuisse gauche. Je continue mon petit bonhomme de chemin afin de rejoindre l’embarquement puis direction Locmariaquer.


J’arrive enfin  au stade de Locmariaquer il 9h 45 ( kilomètre 97.7 ) comme prévu  je change de chaussette de t-shirt et m’alimente un peu comme à chaque ravito.

 

Je repars timidement avec les mêmes douleurs et comme je le redoutais la course va réellement commencer maintenant avec une ombre de plus au tableau : le moral commence a flancher !!! Je me motive comme je peux et je sais qu’au prochain ravito ma femme sera là avec mes 2 p’tit loups.

 

Arriver à Crac’h  c’est plus dur que prévu ! La vue de mes enfants me fait  fondre en larmes et ma femme m’a en plus fait la surprise de venir avec une amie !! Je reste une dizaine de minutes avec eux et repars pas forcément mieux que ce soit physiquement ou moralement !!

 

Je rejoins Auray ( km 116 ) il est 12h45 a peu prêt, je suis toujours sur des bases de 26 ou 27 heures de course comme depuis le début. Depuis une trentaine de kilomètres j’ai du mal a tenir mon protocole et les périodes de marche sont beaucoup plus longues  !

 

Au vue de mon état mon fan club a décidé de me rejoindre à Auray, on marche ensemble, on discute un peu, le moral va mieux , je prends le temps de lire quelques sms ( merci Steph ! ) et  il est temps de repartir avec un peu de musique .

 

Petit a petit le moral va mieux, le physique , lui,stagne et n’évolue pas que ce soit en bien ou en mal, les jambes sont dures et la fatigue se fait ressentir.

 

Je vais réussir comme ça petit a petit à rejoindre Larmor Baden ( km 130 ). A partir de la j’accroche la foulée d’un autre coureur et nous décidons de finir  la course ensemble.

 

Ils s’en suivra 47 km où l’on ne marchera quasiment plus, comme sur un mode automatique je ne réfléchis plus et je cours, en me persuadant que plus je courais et plus vite j’arriverais !!

 

Cette ligne d’arrivée tant convoitée apparaît enfin,et en l’espace de quelques secondes tout se termine. Mais quel bonheur de la franchir après 27 h00 d effort, une 71 eme place sur 620 partants viendra parfaire mon bonheur.

 

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