Le Gapen'cimes ( 48 KM / 3000 m D+ )

Nous sommes un peu plus d'une centaine de toute la France à avoir répondu à l’appel de la section des Hautes-Alpes de notre association du personnel pour participer aux trails de Gap, dont 11 pour le 48 km.
Départ à 7h de Gap, serein car je me suis bien préparé, et avec beaucoup d’humilité parce que comme dit JP le coach « je suis un jeune coureur ».
C’est donc parti pour une première ascension qui nous conduit d’abord au Cuchon à 1903m poursuivie dans la foulée de 3 bonnes bosses.

Comme prévu et préparé à l'aide de softrun.fr, j’ai fait cette 1ère partie du parcours à un rythme maîtrisé, sous contrôle du cardio dans l’idée de garder suffisamment de ressources pour la suite. Environ 1500m de D+ avalés et nous attaquons la première descente en hors piste au droit de la pente. Je n’étais déjà pas à l’aise dans les premières descentes mais là ça se confirme sérieux : mes pieds ne cessent de glisser latéralement et je n’ai aucune assurance dans mes appuis (erreur de choix de chaussures, de pointure, de laçage... ?). Je resserre les lacets mais ça ne suffit pas, ça commence à chauffer sévère au niveau de la semelle et je continue tout en retenue.


Arrive la partie la plus roulante du parcours avec ses passages en balcons ou très étroits à flanc de pentes. Il faut rester concentré car la chute ne pardonnerait pas. Je suis vraiment bien, dans un rythme qui me convient. Je ne lache rien. Après une douzaine de km en pente douce, on commence à grimper vers le point culminant du jour avec à mi pente et après 4h30 de course arrêt au 3ème ravitaillement. Je passe à l’eau claire sans nutratlétic qui commence à m’écoeurer. Je n’ai pas faim, j’hésite à manger quelque chose et finalement je repars après 2 verres d’eau puis un gel (2ème erreur ?).


Je conserve un bon rythme et j’ai 20 mn d’avance sur mon prévisionnel. Au bout de 20 mn arrivent les premières crampes d’estomac et je bois pensant améliorer les choses mais c’est pire. Je mange une poignée de noix de cajou. La montée du pic de Gleize est impressionnante et difficile pour tout le monde. Je ralentis sévère, j’ai perdu de ma niac, mais je me reprend avant l’arrivée au sommet à 2161m.

On attaque les 10 derniers km en descente avec une première partie très raide (que mon estomac supporte mal et mes pieds encore moins) suivie de 7km plus roulant. Les maux de ventres disparaissent mais je sens que ça se passe pas bien du tout sous les talons. Je suis obligé de fortement contrôler chacun de mes pas. Heureusement qu’il me reste des jambes pour ça. Je suis lent mais je cours. J’arrive en 7h31 pour un prévisionnel de 7h15 et c’est super !

Finalement beaucoup de point positifs (une bonne préparation, globalement un bon tempo, pas de crampes de jambes, des battons faits maison efficaces) et des choses à corriger sur le plan de l’alimentation et évidemment de la tenue de pieds qui aurait pu tout gâcher (verdict : 2 énormes ampoules ouvertes sous les talons).

Pour la suite, après guérison, reprise tranquille avec amélioration des bases en suivant les conseils du coach.

Merci à tous pour vos encouragements et conseils.
gilles P


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