Mon Ultra 6000 D

Le départ de l’Ultra Trail de la 6000D (110 km avec 5800 D+) est donné à 5h 00 du matin.
Yvan et moi sommes enfin prêts pour ce grand jour.

La température est fraîche 15 degrés et tout le monde attend avec impatience que ça démarre.
Dernière poignée de mains à Yvan que je ne reverrai que le lendemain midi.

Nous nous élançons tranquillement dans les rues de Aime éclairées et calmes.
Pendant quelques km nous sommes sur le bitume et sur une route carrossable.

La 1ere difficultés nous mènent sur le station de Montalbert à 1350 m. Quelques personnes nous encouragent. Ensuite, on aperçoit la station Aime La Plagne et Palgne Centre Km 23 à 1979 m d’altitude. C’est le premier gros ravito.
Il est 9h 30, je profite pour remplir ma gourde et discuter avec Cécile BERTIN. C’est la 1ère française à avoir intégré « Le Seven Continent Club » qui représentent ceux qui ont couru un marathon sur les 7 continents du globe. Elle est sympathique et ne se prend pas au sérieux. Je lui souhaite bon courage et je repars pour Champagny la Vanoise (1221 m Alt.).

J’entame cette partie avec de l’appréhension car je sais que les aliments sucrés ne me vont pas.
Le 2nd ravito au km 41 est bien venu et je me nourris de soupe et de pâtes. L’effet positif est quasi immédiat et je repars après avoir embrasser ma famille qui me suis depuis quelques heures. 
Il est 12 h30.

L’endroit est magnifique. Le Parc National de La vanoise mérite sa réputation avec des paysages à vous couper le souffle.
Les marmottes sont aussi présentes et ne font pas très attention à ces coureurs un peu fous qui dérangent leur quiétude.

Mais il ne suffit pas de contempler la faune et la flore, il fait penser à la prochaine étape qui est pénible à franchir. Le col du Palet se dresse devant à 2596 m et il rigole de notre souffrance depuis 60 km. Il ne fait pas très chaud.

Heureusement, j’ai revêtu mon coupe vent et mes bâtons me sont très utiles depuis le début de cet Ultra trail . Passer, cette difficulté, nous redescendons à 1473 m au Gîte des Glières.

Il 19 h45, le 3ième ravito au 73 km me donne de la force pour préparer la dernière grosse montée, le Col de l’Arpette à 2337 m alt.

A partir de là, je cours avec un collègue de 65 ans (je ne connais pas son prénom ni lui le mien. Il faut le faire !!!) mais tranquillement nous avons avancé jusqu’à la station « La Plagne BelleCote » à 1924 m alt.

Il est 23h45, il fait nuit et Hugo, Eva et Sylvie m’encouragent pour la suite du périple qui prendra bientôt fin.
Je change de chaussures et réajuste ma frontale car je sais que la topographie est plutôt roulante pour l’avoir fait l’année dernière lors de la 6000d. (Erreur de ma part !)

Pendant la descente , je me suis perdu 2 fois dans la nuit (là où tous les chats sont gris !!) et j’ai fais 9 km de plus. Je me suis retrouvé dans un champ de je ne sais quoi; comme si je n’en avais pas eu assez !
J’étais rouge de rage (même si ça ne se voyait pas) et la fatigue me pesait de plus en plus.
J’ai perdu 2h00 mini et je retrouve Cécile Bertin dans la pénombre avec 2 acolytes qui avancent lentement mais sûrement Je décide de les suivre jusqu’au village de Sangot ( km 105 ) pour ne plus me perdre et reprends mon allure (celle que j’aurai dû maintenir depuis « Bellecote ») pour arriver à Aime après + de 23h de rando-course.

Je suis content car malgré mes déconvenues sur la fin du parcours, je suis plutôt bien physiquement (contrairement à Guerlédan) et surtout je n’ai pas vraiment eu de problèmes gastriques (ce que je craignais).

Le prochain objectif en ultra serait l’UTMB en 2011 mais là c’est une autre histoire.

Le lendemain , je rejoins à la Pasta party ; yvan qui finit 12ième sur l'ultra et jean paul qui fait 3ième V2 sur le trail de 2 lacs. Bravo à tous les deux pour vos perfs et nous avons représenté de la plus belle manière le team BA 35 sur les montagnes de savoie.


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