Les Templiers / Millau

Trajet agréable pour arriver à Millau où nous attendait Laurent, le tenancier de la taverne avec sa femme, mais pas son chien qui était déjà en train, peut-être, de mijoter dans la marmite pour notre dîner du soir.

Nous avons pris place dans nos chambres et défini nos couchages respectifs. Bertrand, comme à son habitude, s’est perché au-dessus de Franck qui finalement à apprécié «cet oiseau de bonne compagnie».

Un petit décrassage pour tous en petites foulées jusqu’à Millau sauf pour Séverine et Sylvie qui ont préféré un échauffement des paupières, le corps à l‘horizontal (exercice au demeurant très spécifique à la course nature).
Notre 1er repas au gîte fut l’occasion d’échanger avec quelques trailers venus pour les mêmes raisons que nous dans la capitale de la ganterie.

Tout en mangeant, Nathalie nous a montré quelques photos de noël. Je ne comprends toujours pas pourquoi ; elle a une photo de dinde de noël (visiblement pas encore farcie) dans son album photo de son portable. Mystère !!

Le moment de dormir arrivé, chacun et chacune a rejoint son son lit pour commencer à se concentrer pour les courses du lendemain : La templière et la VO2 Trail.

Sylvie et Séverine qui participent à «La templière» : 9, 6km, 280m de dénivelé + nous racontent leurs sensations de course.

Sylvie : C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai fait ce trail malgré les passages techniques difficiles auxquels je ne suis pas habituée. Cela m’a permis de me surpasser et de vaincre ma peur dans les passages les plus compliqués à mes yeux, même s’il n’y avait que 9 Km. Le parcours était magnifique avec une vue imprenable sur le pont de Millau et le soleil était au rendez-vous pour rendre la course très agréable. L’ambiance générale et l’organisation du week-end ont également contribué à ce que j’apprécie totalement cette manifestation, expérience qui mérite d’être renouvelée.

Séverine : «La Templière », 9 km, n'est pas un objectif, une course pour se faire plaisir et participer à la fête des « TEMPLIERS », c'est une course nature féminine que j'ai déjà faite et appréciée.
La première partie de course est roulante et facile, après le ravito, une grosse montée où il a fallu s'accrocher et une descente avec de bonnes sensations.
Une belle course, avec de beaux paysages, je suis contente de mon classement, 83 ème sur 420 classées en 1h04. A refaire, un bon avant goût du trail .

VO2 Trail 19,5 km 630 m d+ courue par Nathalie

Après avoir soutenu et encouragé nos trois athlètes féminines, nous sommes repartis dans notre auberge « rouge » des Grandes CAUSSES pour savourer quelques bières et déguster le menu concocté par le chef. Les échanges sur les impressions des unes et des autres donnent des envies au reste du groupe masculin d’en découdre le lendemain dans la grande course des templiers. C’est au tour de Nathalie, Séverine et Sylvie de nous encourager dans ce périple.

Le matin de la course, nous nous réunissons et profitons des derniers instants pour finaliser les ajustements de matos indispensables avant le départ.
Dernières poignées de mains, dernières embrassades avant de quitter le port. Quelques larmes coulent sur nos joues, nos supportrices agitent le mouchoir en guise d'au revoir et peut -être d'adieu. Un moment intense et dramatique se joue à cet instant. Mais Franck avec sa jovialité, pète, ça casse l'ambiance ! Mais ça donne envie de partir (pas au WC mais dans le pays du CAUSSE)

La grande course des templiers 70.8 km 3200D+

Bertrand nous donne ses impressions sur une épreuve qu’il connaît bien.

Avant le départ : objectif finir, espoir : avoir du beau temps pour voir la belle vallée de la Dourbie. Pendant la course, après le deuxième ravito, mon super système avec deux poches à eau se bloque, ou c'est moi qui merde ...bref un petit manque d'eau qui se traduit par un gros coup de fatigue qui se termine dans le ravin.

Après ma chute ça m'a bien réveillé. Une bonne descente bien glissante sous la pluie sur Massebiau. Un changement de vêtement salutaire à Massebiau et un bon ravito me permettent de recharger les batteries pour les dernières difficultés et le retour sur Millau.
Les conditions difficiles nous rendent encore plus fiers d'avoir tous terminé cette édition dantesque.

L'arrivée un peu dans l'anonymat à Millau fait regretter quand même Nant où tout le village était mobilisé pour la course. Le changement de lieu aura tout de même le mérite de nous faire découvrir d'autres paysages. A bientôt pour de nouvelles aventures.

Pour continuer ce récital de sensations de course, Yvan nous dévoile ses secrets, à vos blocs notes

Les Templiers est un de mes objectifs prioritaires de cette saison 2010.

Avant le départ, je suis serein, je me sens prêt. Le départ, accompagné du traditionnel chant d'Era, hymne des Templiers est toujours un grand moment d'émotion.
Je pars assez vite pour être bien classé et cherche un rythme de course me correspondant en contrôlant ma fréquence cardiaque (< 160puls/mn).
La première partie de course jusqu'au 1er ravito se passe sans souci malgré une petite grimpette assez soutenue. Je réduis un peu ma pulsation sur les portions roulantes pour ne pas exploser plus tard.

La 2nde partie, beaucoup plus dure et plus technique, avec un maximum de monotraces à travers les buis, les racines, les cailloux et la boue est un vrai régale.
Je gère ma course, remonte au classement, je m'approche des 120 premières places.
La fin approche, les montées sont de plus en plus raides, elles deviennent difficiles, la pluie a fait son apparition. Les cuisses sont de plus en plus dures, ce qui ralentit ma progression, je ne suis plus aussi à l'aise.

Après la «grotte du hibou», la dernière descente est rendue difficile par les conditions météo, je retrouve des sensations, je redouble quelques concurrents, mais pas assez pour être dans le top 100. Je finis 106 ème (sur 2800 partants) en 8h45mn.

« Les Templiers 2010 » offre un parcours très technique, avec des paysages somptueux, où il faut des qualités de vitesse, de grimpe, de relance, d'équilibre et de tonicité.

Les ravitos étaient parfaits, des bénévoles présents et prêts à vous aider.
Une bonne ambiance, des spectateurs, nombreux aux ravitos, vous encouragent et scandent votre nom au passage (et des « allez la Bretagne », grâce à mon drapeau). J'ai aimé mon nouveau sac Salomon, mon sac « à cure-dents » !!! 

Je n'ai pas aimé:
• la pluie, en fin de parcours, rendant le parcours très glissant
• les « pollueurs » qui jettent leur ravito au sol
• l'arrivée, le village de Nant n'a pas d'équivalent !!!

Perso, j'ai eu de superbes sensations, j'ai bien maîtrisé mes allures, j'ai connu quelques petits moments de souffrances, notamment dans la dernière montée, quelques points à améliorer comme protéger ses cuisses quand il pleut et il fait froid !!! Un peu déçu de ne pas être dans le top 100, mais dans l'ensemble une course satisfaisante, et j'ai encore progressé par rapport à 2009, et je termine dans le top 10 des bretons.
Merci aux organisateurs et bénévoles,
Merci à Séverine, devenue mon assistante privilégiée, pour son aide lors des ravitos et ses encouragements.
Bravo aux potes de BA 35, Bertrand, Augustin et Franck pour leur belle course et qui ont eu des conditions de course plus extrêmes.
Une course à faire absolument, un vrai trail !!!

Franck nous donne ses impressions pendant cette épreuve qui n'est "qu'une formalité" au vu de son experience d'ultra traileur.

L’ambiance est chaude au sein du team BA35 présent au grand festival de la course Nature des Templiers.
Après une super journée ensoleillée à supporter nos concurrentes féminines présentes sur la templière et la Vo2 trail qui n’ont d’ailleurs pas démérité, c’est à nous de prendre le départ de la Mythique course des Templiers !!!!!!

Dimanche 5h15 Yvan que l’on surnomme le « Pur Sang », Bébert appelé le « Poney », Augustin (on n’a pas trouvé pour l’instant de surnom mais cette année on l’appellera Finisher) et Franck le « cheval de trait » prennent un Départ en music (music typique des Templiers qui donne des frissons à Yvan et à tout le monde d’ailleurs !!!) Ameno Ameno Ameno !!!!!!!Bon ça part en cote comme toujours et la météo n’est pas trop mauvaise pour le début mais ils ont prévu de l’eau !!!!!

Premier pointage PEYRELAU (km 23) après 3h de course j’ai seulement 23 mn d’avance sur la fermeture du poste (c’est pas de la rando bon dieu) on a pris quand même une super grosse bosse…..Je décide d’accélèrer un peu. Un petit peu mais pas trop quand même.

St ANDRE de VEZINES (km 37) 5h04 de course passage à 11h24 j’ai 1h20 d’avance sur la fermeture. Je suis pas mal physiquement et je repars sans trainer …..Nous allons passer dans la vallée de la Dourbie. Un paysage magnifique avec succession de montées et de descentes (c’est super technique) et super glissant car la pluie est bien présente !!!!! Ce qui nous amène à La Roque Sainte Marguerite(km 47) 7h07 de course et j’ai 1h30 d’avance sur la fermeture du poste…… plus qu’un point de contrôle mais il reste la moitié du dénivelé à manger soit 1600m+ en 23 km.

Mais je suis super serein car j’ai des jambes, je cours sur toutes les portions plates (il y en a un peu quand même) faux plats (menteur !!!) et petites descentes du grand Causse Noir…..Et la on arrive sur une grosse descente de 2km qui nous amène à Massebiau, dernier point de contrôle….Mais problème ça n’avance plus mais vraiment plus.

Des concurrents sont tombés dans la boue, d’autres bloquent la piste (mono trace) car ils ne savent pas comment appréhender la difficulté…..Mon avance chèrement acquise s’envole …..Je crois même que c’est plus dure de marcher dans cette descente que de se laisser porter par la vitesse… ça rouspète dans la file d’attente !!!! Un peu avant le bas, je passe sur le coté à travers les broussailles et fini la descente accroupi, en glissant sur les fesses.

Massebiau (km 64) 11h15 de course, il est 17h32 et je n’ai plus que 18 mn d’avance sur la fermeture….De justesse !!!! J’ai mis 1h15 pour descendre 2 km (record à battre !!!!)
Bon bref

Il reste la montée jusqu’ la grotte du Hibou que je ne verrai pas car la pluie à redoublé d’intensité et à 500m de la grotte, un gars nous dit que c'est trop dangereux . Encore 3km de descente assez technique au début puis roulant sur la fin.

Arrivée sous la pluie battante à Millau 12h30 de course et un peu déçu car je me suis encore fait enfermer dans les embouteillages… je ne parle même pas du classement 1623ème sur 3000 au départ et 2006 finishers…Maintenant, Je vais sûrement faire un gros break du moins pour le long……. Car après coup je suis super fatigué.

Nous avons passé un super weekend et je remercie tous mes équipiers du BA35 et leurs épouses pour cette sympathique Ambiance…RDV en 2013 pour les championnats du monde de Trail à Millau

Le dernier récit sera conté par Augustin

J’ai préparé mon matos avec fébrilité. C’est le jour J pour conjurer le sort après mon abandon en 2009.
Comme d’habitude, l’ambiance est très chaude avec tout ce petit monde attendant le top départ au son de cette musique (Ameno) aussi mythique que la course elle-même et sous les reflets rougeâtres provoqués par les fumigènes dans les rues de Millau.

Franck, Bertrand, Yvon et moi-même, nous nous encourageons une dernière fois pour mieux nous retrouver dans quelques heures.5.4.3.2.1, TOP, c’est parti. Le rythme est cool sous cette bruine et dans la nuit (non étoilée). Nos frontales sont indispensables pour nous mener vers le graal à 70 Km de là au même endroit.
Mon objectif 1er est de finir, le 2nd de finir avec de bonnes sensations et mon 3ème de finir avec de bonnes sensations dans la 1ère moitiée de classement final.
Je suis surpris, au 1er point de contrôle (Peyreleau), j’ai plus d’une heure d’avance sur la barrière horaire. Mes jambes répondent présentes mais ne nous grisons pas.
Sylvie et Nathalie me suivent (en voiture) mais ne sont pas présentes à notre rendez-vous. Pas grave, elles y seront au prochain ravito.

Le jour est levé et me dévoile le pays du Causse Noir dans toute sa splendeur «sauvage», avec les gorges du Tarn et les forêts domaniales.

Les difficultés sont multiples et mes articulations, et quadriceps se rappellent à mon bon souvenir, heureusement mes bâtons (de pélerin) me portent et rendent ma souffrance moins pénible (au soleil).

Km 37 : Saint-André de Vézines. Sylvie et Nathalie sont là dans le froid et l’humidité à m’attendre et m’encourager (merci pour ces attentions). Mes sensations sont très positives, je m’alimente essentiellement de produits salés (soupe) et de Malto, avec de temps en temps, un gel. Ce protocole alimentaire me va bien et me permet de dérouler ma course selon mes prévisions.

A la Roque Sainte-Marguerite au 47ème Km, je change de sous-couche textile avec manches longues pour être au sec malgré la pluie qui tombe de plus en plus. Le dernier quart de la course va être compliqué par les intempéries et le terrain très technique avec les monotraces, les dévers, les cailloux.

Après Massebiau, les organisateurs ont sécurisé les descentes glissantes avec des cordes enroulées aux arbres. Malgré cela, nous sommes tombés, mon coude s’en souvient et remercie Séverine pour ses soins très pros
Mais ça n’a pas entamé le reste de mon énergie pour laisser mes jambes courir après la Grotte du Hibou. La dernière descente m’a permis de rattraper quelques concurrents et amis trailers jusqu’à l’arrivée tant attendue.
Quelle déception ! Le morceau de tissu remis, j’ai failli faire demi-tour et repartir dans le domaine des Causses m’isoler comme un ermite
Mais quelle belle course, cette grande course des templiers : impressionnante de beauté et de difficultés.Cette expérience est unique et c’est un trail à faire ABSOLUMENT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.

Après la course nous nous sommes tous retrouvés pour notre dernier repas au gîte. Et là comme à son habitude Nathalie nous a encore montré sa dinde de noël. Ça ne nous a pas empêché de savourer un bonne bière ; et manger quelques pâtes (comme c’est bizarre ! on n’en avait pas encore mangé !)

La nuit a reposé nos petits corps meurtris (la bière a aussi un peu anestthésié les bobos) par tant d'effort et nous étions le lendemain de bon pied pour notre retour en bretagne.
Nos têtes de vainqueurs (surtout Bertrand avec son oeil au beurre blanc) donne envie de participer à cette incroyable épopée.

Franck hésite encore un peu. Yvan est partant pour entrer dans le top 50 (hit musique) et moi j’essaierai d’être là pour organiser notre déplacement car Millau sera très probablement le terrain du championnat du monde de Trail. Bonjour les Jornet, Sherpa,et compagnie le BA35 est bientot prés à vous défier


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