L'arbitrage - source - site du basket de colomier sous la direction de serge Letellier

Quel objectif au travers de cette rubrique ?
Permettre à chacun un survol rapide, évitant de râler pour rien et je l'espère à chacun de mieux connaître notre magnifique sport et ainsi à chacun de s'améliorer.
 
Comment ?
Pas tout en une seule fois, ce qui serait très indigeste, mais périodiquement, par thèmes.
Le premier thème aborde l'évolution des règles applicables dès maintenant. Soyez avisés, connaisseurs, avertis et participez aux progrès du Basket
 
L'arbitre, acteur à part entière de la formation du joueur

Toute pédagogie requiert de la graduation, de la progression dans l'apprentissage, et de la cohérence.
Comment pouvons-nous feindre de l'ignorer au basket, entre ce qui se passe dans la semaine aux entraînements, et le samedi en compétition.
Il n'y a qu'un « Code de Jeu », une règle unique applicable à tous ; et pourtant !!! Selon la tranche d'âge et le niveau de pratique, les axes de travail et les objectifs sont différents. Il est inconcevable dans un sport aussi technique de faire respecter tout dès le départ ; oui mais alors quoi et quand : quelles tolérances. Là est tout le problème.
Ne pas inonder de décisions hors sujet pédagogique, un travail ciblé.
La trilogie « joueur entraîneur arbitre », pour être constructive, doit être cohérente. On peut aussi se poser des questions sur la rigueur de certaines appréciations, sur certains points (limites de l'aire de jeu, contraintes liées au temps, aspects comportementaux, qualité des appuis, rigueur des attitudes - position légale de défense, verticalité... - contacts).
L'arbitre n'est pas un mal nécessaire, c'est une pièce maîtresse du système, pas un empêcheur de tourner en rond, un rouage du mécanisme, un partenaire du jeu et de sa mise en place.
Peu importe, ou presque, par rapport aux spectateurs, mais entre entraîneurs, arbitres et joueurs, ce doit être la complémentarité qui prévaut et non pas l'adversité.
Si l'arbitre est indispensable au jeu, ce n'est pas seulement parce que sans lui les joueurs se « battraient ou seraient malhonnêtes ».
Réfléchissons à cette collaboration et participons à un basket meilleur.
 
Quelques cas, quelques axes de réflexion :
 
Un mini poussin qui répond à l'attente de son entraîneur de gêner le porteur de balle, le tireur, et qui, dans sa réponse touche légèrement le coude sans même s'en rendre compte, doit-il être sanctionné ?
Est-ce cohérent avec l'ambition pédagogique du moment qui consiste à vouloir qu'il conteste le porteur de balle ?
Le senior qui fait la même chose, souvent, l'aura fait intentionnellement et en sera pratiquement toujours conscient.
Même code de jeu, même décision ?
 
Un mini poussin qui fait 3 pas pour s'arrêter alors qu'il reçoit le ballon en course doit-il être sanctionné ou pas ? Et si non pourquoi siffler à 4 ou 5 ?
 
Est-ce important de siffler violation le ballon hors jeu si le joueur porteur de balle marche sur la ligne de touche et à partir de quand.
 
Siffler une obstruction à un minime qui vient faire une prise à deux et qui bouge encore un peu, alors qu'il en est juste à la phase de reconnaissance des situations de jeu et des zones où il doit chercher à le faire, cohérent ? Que dira son entraîneur ?
 
Un cadet qui conteste, qui discute les décisions arbitrales : raisonnable ? Intolérable ?
 
Siffler des marcher à répétition dans un match de débutants : est-ce rendre service à la pédagogie, au jeu et aux joueurs ?
 
Un minime qui cherche le ballon dans les duels en défense, à sanctionner ou à encourager ?
 
Pour chaque point du code de jeu, on pourrait se demander « quand exiger son respect » dans toutes les étapes de la formation ?
 
Imaginez par ailleurs l'arbitre qui passe d'un match de « poussins » à un match « cadets » puis à un match « benjamins ».
Voir et intervenir, voir et ne pas intervenir, faire le tri mais pas toujours le même, un vrai défi.
 
Imaginez un arbitre débutant ; il apprend à reconnaître des situations, à sélectionner les priorités de son observation, à penser à siffler quand il a vu, à faire sa gestuelle, à se positionner... il faut bien qu'il apprenne !
Combien d'arbitres n'aiment que pratiquer à leur « niveau », snobisme ? Sectarisme ? Facilité ? Motivation ?
 
Vous l'avez bien compris, arbitrer c'est complexe, arbitrer c'est important, arbitrer c'est passionnant et comme tout ce qui est intéressant, parfois frustrant, parfois valorisant.
L'ambition d'être parfait, oui, mais malheureusement, ce n'est qu'un idéal, un but certes, ni un devoir, encore moins une obligation.
 
C'est une catégorie d'infractions à la règle qui sanctionne des contacts illégaux pour les fautes personnelles, des comportements illégaux pour les fautes techniques, des contacts rudes ou sans volonté de jouer le ballon pour les fautes antisportives, des éléments de grande gravité avec ou sans contact pour les fautes disqualifiantes.
 
Les fautes personnelles :
Les contacts illicites au basket-ball nécessitent pour être précisés de définir des notions de position légale de défense, de cylindre, de verticalité.
Le cylindre est un espace imaginaire ayant pour base au sol, une surface cernant les pieds dans un écartement normal (largeur des épaules) et dans l'autre dimension environ l'avant bras (du coude à la paume de la main).
La hauteur va jusqu'au plafond, en salle, au ciel en extérieur.
Sur un terrain de basket, tout joueur a droit d'occuper un espace non déjà occupé par un autre à concurrence de son cylindre.
La position légale de défense implique d'être sur porteur, face au ballon, entre le panier et le porteur sans nécessité de respect de la notion de temps et d'espace ; c'est-à-dire environ l'équivalent d'un pas minimum, deux maximum, condition qui doit par contre être respectée par rapport à la défense sur non porteur.
A partir de ces notions, quand un contact se produit, il sera de la faute de celui qui est entré dans le cylindre de l'autre et a provoqué le contact, que l'on exprime aussi par ces notions : « qui a réduit la distance » ou « qui a fermé la fenêtre » (la fenêtre étant l'espace entre le porteur de balle et le défenseur).
Les arbitres ont le souci de se placer « dans la fenêtre » pour visualiser au mieux cet espace et bien apprécier en cas de contact illicite l'auteur de la « fermeture », du contact.
Pousser au tirer ou passer en force, c'est essayer d'occuper l'espace déjà occupé par son vis-à-vis. L'obstruction, une intervention hors de son cylindre empêchant son vis-à-vis d'occuper un espace libre. L'usage illégal des mains fait intervenir les mains du fautif dans le cylindre de l'autre ou au moins hors du sien, au contact de l'adversaire.
Suivant que l'on est sur tir ou pas, sur une action déterminante ou pas, que le contact a une conséquence manifeste ou pas, le contact sera sanctionné ou pas.
 
Quelques distinctions :
Fautes sur tir : le tir commence quand le geste de tir est commencé et se termine quand le ballon quitte la main si le shooter a au moins un appui au sol, quand il reprend contact avec le sol si le shooter est en l'air au moment du tir.
Fautes offensives : elles ne donneront pas lieu à réparation par deux lancer francs sauf si l'équipe attaquante avait perdu le contrôle du ballon juste avant la faute et si l'indicateur de fautes d'équipe est déjà levé (4 fautes déjà commises dans le quart-temps concerné).
Doubles-fautes : quand les deux « opposants », par l'intensité et la répétition de leurs contacts réciproques alors que l'arbitre ne détermine pas l'un comme fautif initial, marquées Pc (c comme compensée) sur la feuille aux deux intéressés, elles ne donneront jamais lieu à lancer francs quelque soit la situation des équipes vis-à-vis des fautes d'équipe ; la remise en jeu étant effectuée par l'équipe qui contrôlait le ballon au moment de la double faute. Si aucune équipe ne contrôlait le ballon, la remise en jeu se fera suivant la règle de la possession alternée et l'indicateur de possession alternée sera tourné après la remise en jeu si aucune faute n'est commise avant que le ballon ne soit touché de façon valide sur le terrain.
 
Fautes techniques :
Les deux mains en forme de T pour la gestuelle arbitre devant ou au dessus de la tête pour la gestuelle arbitre, elles sanctionnent des comportements illicites qui peuvent être variés. Elles sanctionnent un joueur, un remplaçant, l'entraîneur ou le banc.
Contestations violentes ou répétées, insultes, gestes ou attitudes déplacées ou visant à tromper l'arbitre ou à perturber anormalement l'adversaire (crier lors du tir ou taper fortement du pied) gesticuler brutalement au moment du lancer franc).
Deux techniques entraîneur (C2) impliquent la disqualification de l'entraîneur qui doit quitter le match (pas même les tribunes, hors gymnase ou aux vestiaires sans communication avec la salle) de même que 3B2 (technique banc) ou 2B2 1C2 ou 1B2 2C2 ;
 
Fautes antisportives :
Certains contacts jugés trop rudes ou ayant manifestement amené son auteur à la provoquer sans réel but de jouer le ballon (contact au-delà du coude) pourront être sanctionnés de fautes antisportives ce qui implique en plus des lancer francs pour la réparation, la possession de balle en plus (remise en jeu ligne médiane pour l'équipe victime de la faute après les lancer francs).
La faute du dernier défenseur sur contre attaque alors que celui-ci n'est pas en position légale de défense (face au porteur), ou sur remise en jeu alors que le ballon n'a pas quitté les mains de celui qui fait la remise en jeu est justiciable de faute antisportive également.
La gestuelle de l'arbitre est le poing levé avec le poignet tenu par l'autre main.
 
Fautes disqualifiantes :
Les deux poings levés pour la gestuelle de l'arbitre.
Coups violents (bagarre), geste jugé très dangereux, insultes, pourront amener l'arbitre à décider d'une faute disqualifiante qui impose au joueur de quitter le terrain et les tribunes (hors gymnase ou dans un vestiaire fermé).
Les fautes disqualifiantes peuvent faire l'objet d'un rapport et deviennent suspensives pour le joueur concerné, jusqu'à délibération de la commission de discipline concernée.
 
Quels cumuls et quelles conséquences : 5 fautes personnelles, 2U2, 3T, ou D
 
Pour les fautes personnelles, la 5ème faute est éliminatoire pour la rencontre sans autre conséquence, marquées P P1 P2 P3 ou Pc.
 
Pour les fautes antisportives, la 2ème est disqualifiante pour la rencontre sans autre conséquence (les cases de fautes de joueur vides après la 2ème U1, 2 ou 3 sont garnies chacune de la lettre D).
 
Pour les fautes techniques, marquées T2, T3 C2 ou B2 sur la feuille, le cumul C2 C2 est disqualifiante ou B2 B2 B2, B2 C2 B2 ou B2 C2 C2 pour l'entraîneur.
 
Pour les joueurs lors de la rencontre le cumul théorique maximum est de 6. Et oui, on n'est pas disqualifié à la 2ème technique et on peut en avoir une 6ème sur sa ligne de faute joueur quand elle fait suite à la 5ème alors que le joueur est toujours sur le terrain, le remplacement n'étant pas effectué, marqué dans l'espace, sur la feuille de marque entre les fautes joueurs et la marque courante, dans son prolongement.
Par contre, au-delà de la rencontre, le cumul des fautes techniques et disqualifiantes dans la saison amène à des sanctions suspensives et financières à partir de la 3ème, un match de suspension à la 3ème, 3 matchs de suspension à la 4ème...
 
Pour les disqualifiantes, elles peuvent faire l'objet de rapport ou non, suivant leur cause et à l'appréciation de l'arbitre.
En cas de rapport (notifié à la fin de la rencontre aux deux capitaines qui vont signer au dos de le feuille dans le cadre « fautes techniques et disqualifiantes » le joueur est suspendu jusqu'à délibération de la commission de discipline (il n'a le droit ni de jouer, ni d'arbitrer, ni de coacher).
La commission de discipline concernée est celle de l'organisme qui gère le championnat auquel se rapporte la rencontre :
Rencontre départementale : commission de discipline du comité départemental
Rencontre régionale : commission de discipline de la ligue régionale
Rencontre nationale : commission de discipline de la fédération française.
 
Les violations liées au temps

Le code de jeu comporte plusieurs règles restrictives se rapportant à des notions de temps qui visent essentiellement à rendre le jeu plus offensif, plus rapide.
 
Règle des 3 secondes : Pour éviter qu'un grand reste « planté » au milieu de la zone restrictive ou sous le cercle pour disputer avantageusement les rebonds, une restriction à la présence continue dans cette zone limite à 3" le temps pour chaque attaquant dont la balle est dans la zone avant hors tir, où il peut demeurer avec une tolérance si une action de tir est en cours, ou s'il fait effort pour sortir de cette zone.
 
A noter qu'en NBA, cette règle s'applique aussi aux défenseurs, rendant l'aide plus difficile, avec une zone restrictive de forme différente (rectangulaire).
L'harmonisation est pour bientôt pour la zone restrictive.
 
Règle des 5 secondes : Sur des remises en jeu ou tirs de lancer franc, le joueur dispose de 5" maximum pour que le ballon quitte ses mains à compter du moment où l'arbitre lui remet le ballon.
Lors d'une pression défensive sur un porteur de balle, si celui-ci ne fait ni passe ni drible ni tir pendant 5", la violation est consommée;et la remise en jeu sera pour l'équipe qui défendait.
 
Règle des 8 secondes : L'équipe qui est en possession du ballon dispose de 8" maximum pour l'amener en zone avant.
La position du ballon est définie par l'endroit où il touche le terrain, quelqu'un ou quelque chose. Le ballon n'est en zone avant que lorsqu'il touche un joueur qui est en zone avant, la zone avant (1/2 terrain, panneau attaqué).(voir évolutions des règles cette année).
Si une grande passe part après 7" de possession et que le ballon arrive dans les mains du partenaire en zone avant 2" plus tard, il y a violation des 8".
Le décompte des 8" n'est pas remis à zéro sur un ballon hors jeu dévié par le défenseur ni par un ballon tenu en situation d'entre deux avec bénéfice de la remise en jeu pour l'attaquant. Sur faute ou pied volontaire, il y a remise à 0 et donc mise à disposition de 8" à nouveau.
 
Règle des 24 secondes : Une équipe en possession du ballon dispose de 24" maximum pour tenter un tir. Le tir est pris en compte au moment où le ballon quitte les mains du tireur.
La validité du tir est prise en compte si le ballon touche l'arceau ou rentre dans le cercle.
Pied volontaire ou faute redonnent 24". Déviation du ballon hors jeu, ballon tenu en situation d'entre deux ne redonnent pas de nouvelle possession (indicateur de possession alternée au bénéfice de l'attaquant) ne redonnent pas 24".
Une modification va intervenir distinguant le moment dans les 24" où une décision intervient.
 
La possession alternée

Pour éviter de répéter des entre deux, au risque d'avantager les grands par rapport aux petits, la notion de possession alternée a été introduite au cours de la dernière décennie, ce qui a sans nul doute clarifié le jeu.
Après l'entre deux de début de rencontre, toutes les situations de ballon tenu ou d'incertitude, et remise en jeu pour débuter une nouvelle période, donc toutes ces situations où avant, il y avait entre deux, sont gérées par la règle de la possession alternée ; le ballon étant donné à tour de rôle à l'une et à l'autre équipe.
C'est l'indicateur de possession alternée (« flèche ») qui matérialise la gestion de la prochaine situation, indiquant le sens du jeu dans lequel la remise en jeu devra être effectuée, indiquant le panier attaqué par l'équipe qui doit bénéficier de la remise en jeu.
 
Deux remarques :
 
- A la mi temps, comme les équipes changent de côté, l'indicateur de possession alternée doit lui aussi être inversé.
- Quand une remise en jeu se fait suivant la règle de la possession alternée, le marqueur qui a la responsabilité à la table de l'indicateur de possession alternée le tourne uniquement quand le ballon est touché sur le terrain s'il n'y a pas eu de faute sifflée avant.
Si une violation est sifflée, la flèche sera tournée.
Si une faute est sifflée avant que le ballon soit touché sur le terrain, que ce soit par un attaquant ou un défenseur, la flèche ne sera pas tournée.
 
L'arbitre a été bon, l'arbitre a été mauvais, un axe de réflexion à bannir

Pourquoi un arbitre prend parfois des décisions qui nous agacent ?
Ceci peut être dû au fait qu'il ne voit pas la même chose : il est placé différemment, il est incompétent : il n'a pas vu.
Ceci peut être dû au fait qu'il n'en fait pas la même interprétation.
 
Les erreurs sont nombreuses ; quand on comprend que l'erreur est soit une mauvaise application du code de jeu, une non application à la lettre, ou une interprétation qui aurait pu être différente avec un autre arbitre.
 
Est-ce vraiment un problème ?
Ce n'est un problème que si on veut que ce soit un problème.
Expliquons-nous : si cette « erreur » occasionne une déstabilisation mentale qui génère démobilisation, écart de comportement, sanction d'une faute technique pour contestation, sûrement. Un joueur, un entraîneur, qui « disjoncte » ou qui ne joue plus suite à ce qu'il pense être une erreur occasionne des conséquences disproportionnées à l'erreur.
 
Si cette « erreur » ne génère que de l'envie de jouer, de s'adapter, et non pas de chercher une raison de sa défaite, une excuse, avant la fin du match, à son incapacité à affronter l'adversité.
 
Abordons le problème sous un angle plus général et statistique.
Je ne connais pas beaucoup d'arbitres partiaux, et de toute manière, si c'était le cas, il n'y aurait rien à faire ou presque. Par contre, il y a beaucoup d'arbitres qui s'imprègnent d'influences psychologiques diverses qui amènent à certains ajustements inconscients générateurs « d'erreurs ».
 
Voyons quelques situations :
Quelques soient les raisons, un arbitre qui constate au cours d'un match qu'il a sifflé 2 ou 3 fois plus de fautes à une équipe qu'à l'autre, va inconsciemment avoir tendance à rééquilibrer
 
Dans une salle très vivante, très «supportrice » de son équipe, inconsciemment, l'arbitre va avoir tendance à éviter de siffler ou de ne pas siffler des situations critiques. Ce n'est jamais plaisant de générer une bronca contre soi.
 
Une équipe qui prend l'ascendant sur l'autre à un moment donné, a souvent le bénéfice transitoire des décisions arbitrales.
C'est naturel, une tendance humaine à interpréter favorablement une situation où on s'est convaincu de la supériorité.
C'est vrai aussi dans le même contexte avec des joueurs de renom positivement perçus. Par contre, s'ils montrent des faiblesses, c'est l'inverse, ils seront accablés.
 
Un arbitre fait souvent la même interprétation de situations identiques. Dans un match de basket, un grand nombre de situations identiques se renouvellent de part et d'autre.
En fin de compte, si on était comptable et objectif, on se rendrait compte que ces « erreurs » ont autant profité que nui à une équipe qu'à l'autre.
Statistiquement, ça s'équilibre naturellement, même si le hasard peut faire que sur un laps de temps donné, il y ait une série, favorable ou défavorable.
 
La force d'un joueur, la force d'un entraîneur, est de ne pas se laisser déstabiliser, perturber par cela. S'adapter est aussi une qualité. La notion de cohérence dont les arbitres parlent souvent est claire : 2 situations identiques doivent générer des décisions identiques.
Si les acteurs d'une rencontre sont intelligents, ils s'adaptent.
 
Comment s'illustre cette situation ?
En début de rencontre, l'arbitre et les joueurs cherchent et établissent des limites ; ça, je siffle, ça je ne siffle pas.
Comment l'arbitre s'adapte-t-il et comment se rend il compte de la pertinence de son action ?
Dès l'échauffement, il s'imprègne de la qualité des appuis des joueurs, de leur gestuelle, de leurs qualités physiques et techniques.
Au cours de la rencontre, il cherche à comprendre ce que cherche chaque équipe : un duel physique, un rythme effréné, un concours d'adresse, un mis match, d'annihiler un adversaire par une défense spécifique ...et de porter son attention en particulier sur cet aspect de l'opposition.
Au cours de la rencontre, il cherche à percevoir l'évolution, ce qui matérialise la pertinence de ses interventions (le jeu se durcit, le jeu devient haché, le jeu est de plus en plus clair, le climat est serein ou se tend !)
 
Si vous n'êtes pas convaincus de ces interactions et ces adaptations, posez-vous la question de savoir comment un joueur vivrait le fait d'être arbitré sur un même match par une multitude d'arbitres différents successivement. Il me paraît évident qu'il serait un peu perdu, un peu décontenancé. Tous se basent pourtant sur le même code de jeu !
 
Bon ou mauvais, que ce soit pour les joueurs, les entraîneurs, les arbitres, ces qualificatifs simplistes, cachent des raccourcis dangereux et font plus de mal que de bien au basket.
 

L’ARBITRE
Article 1 : DEFINITION ET ROLE DE L’ARBITRE :

L’arbitre est le garant de la régularité et du bon déroulement d’une rencontre.
Il est chargé :
De s’assurer que la rencontre se joue dans le cadre et les principes établis par le règlement de jeu,
De prendre des décisions instantanées,
Il doit toujours garder le contrôle du jeu,
Il doit être ferme, résolu et inébranlable,
Il a le pouvoir de prendre des décisions relatives aux infractions au règlement, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des limites du terrain.

Article 2 : ATTITUDE ET OBLIGATIONS DE L’ARBITRE :

Ponctualité,
Tenue correcte,
Politesse et maîtrise de soi,
Ouverture au dialogue,
Aucune critique vis-à-vis des collègues y compris en tant que joueur, entraîneur ou spectateur.
 

LES GESTES DE L'ARBITRAGE EN 3D

GESTES ARBITRAGES
UNAB off arbitres
site arbitrage
Tous arbitres avec la Poste

ECOLE D'ARBITRAGE 2012 : ça redémarre

debut 07/11/11 tout les lundi
salle MERMOZ de 17h30 / 19h minimes filles et garçons

MARIAMA AMIALET  et SERGE LETELLIER (colomiers)SONT EN CHARGE DE CETTE ECOLE AU SEIN DU CLUB EN LIAISON AVEC LE COMITE ET LA LIGUE assistée de Pierre Abadie (astro) et Mohamédou N'Daye
programme et organisation avec les 3 clubs colomier/astro et blagnac) encours

OTM : Enzo, théo, Nico et thibault
Arbitre: Djed, Patrick et Lahouri

ECOLE D'ARBITRAGE "BLAGNAC / ASTRO " 2010-2011 contact Mariama

nous avons prevu de faire une création et une mise en place d'une école d'arbitrage afin de
combattre les incivilités et faire accepter le rôle de l'arbitre dans le sport (basket) et la vie en société en général.
devant une situation qui se détériore aussi bien chez les jeunes pratiquant que les parents dans les tribunes
il faut réagir et rien de mieux que de pratiquer l'arbitrage
découvrir la complexité des situations et la nécessite du respect

La formation se déroulera les lundis de 18h à 20h au gymnase Mermoz à Blagnac :
 
- 10/01/2011 : arrêts : attitudes défensives (séquence du marché)
- 24/01/2011 : les pivots + cadrage des appuis (séquence du marché + trouver la fenêtre, espace entre joueur et attaquants)
- 07/02/2011 : le départ en drible + les déplacements (séquence du marché + reprise du drible)
- 21/02/2011 : les tirs en course + défense sur tir (séquence des fautes sur contact, verticalité)
 
La formation se déroulera les dimanches de 9h à 12h au gymnase Mermoz à Blagnac :
 
- 16/01/2011 : tirs extérieurs + défense sur tir (séquence des fautes sur contact, verticalité)
- 30/01/2011 : position triple menace + défense sur drible (contacts : usages illégales des mains + position legal de défense)
- 13/02/2011 : remise en jeu (violations)
- 27/02/2011 : entre-deux et lancers franc (violations)

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