30/09/2012 Les secrets des numéros des joueurs NBA

Les secrets des numéros des joueurs NBA

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Les secrets des numéros des joueurs NBA

Les sportifs de haut niveau sont souvent des puits de culture païenne. Entendez par là, ils laissent une grande place au hasard et à la superstition. Outre les petits grigris et autres pattes de lapin cachés dans le short, ou les rituels d’avant-match, choisir son numéro de maillot est aussi l’occasion pour le joueur de mettre toutes les chances de son côté.

Basket USA a ratissé large et vous a classé les « petites histoires » derrière ce choix de numéro en plusieurs catégories : il y a ceux qui choisissent en fonction de leurs idoles de jeunesse, ceux qui ne sont vraiment pas chiants et pas superstitieux pour un sou, et puis d’autres, croyants ou non, qui préfèrent donner du sens aux chiffres qu’ils trimballent sur le dos durant leur carrière.

LES PETITS MALINS

Steve Nash n°13

Anticonformiste, le meneur canadien a précisément voulu inverser la tendance qui veut que le 13 porte la poisse. Résultat, il a obtenu deux titres de MVP avec ce numéro chez les Suns. Aux Lakers, Nash repart avec le numéro 10 (car le 13 est déjà aux lustres pour un certain Wilt C.)

Dwight Howard n°12

Fan de Kevin Garnett lorsqu’il était ado, Dwight Howard a simplement inversé le 2 et le 1 du 21 de KG aux Wolves pour en faire son numéro fétiche en NBA.

Gilbert Arenas n°0

C’est probablement l’histoire de numéros la plus connue de la NBA. L’Agent Zéro a effectivement popularisé ce numéro en prouvant à tous ceux qui avaient douté de lui qu’il avait le talent pour être All Star. « Zéro, c’était le nombre de minutes que les gens pensaient que j’allais jouer pour ma première année à Arizona. J’ai choisi ce numéro car j’aime donner tort aux gens. »

Metta World Peace n°37

C’est probablement la raison la plus ubuesque du lot ; mais ce n’est pas très étonnant venant de l’ex Ron Artest. Ayant porté d’ailleurs le 91 en l’honneur d’un autre allumé référencé plus avant, MWP a choisi le 37 qui rappelle les 37 semaines au top du hit parade de l’album Thriller de Michael Jackson. Pour plus d’informations, contactez la psy de M. Peace.

Derek Fisher n°37

« Mon âge semble avoir été un facteur négatif depuis un certain temps et particulièrement [la saison passée]. Ce n’était pas bien que j’ai 37 ans, donc j’ai décidé de le mettre sur mon maillot pour que tout le monde sache quel âge j’ai et pour prouver que je peux toujours apporter de bonnes choses à mon équipe. » Arrivé jusqu’en finale avec le Thunder, beaucoup de spécialistes s’accordent à dire que le rôle du vétéran des Lakers n’a pas été moindre.

LES CROYANTS

 

Dwyane Wade n°3

Très croyant, Dwyane Wade a choisi le numéro 3 pour honorer la Trinité [le Père, le Fils et le Saint-Esprit]. Flash est désormais à un titre NBA près de son chiffre fétiche.

Marcus Banks n°3

Comme pour Wade, l’ancien NBAer Banks avait coutume de se signer avant le début des matchs comme il le dit si bien : « C’est un truc que l’on faisait toujours avec ma mère, pour le fils, le père et le Saint-Esprit. »

POUR LEURS IDOLES

 

LeBron James n°6

Sa déclaration avait fait l’effet d’une bombe : « Je pense que plus personne en NBA ne devrait porter le numéro 23 [en l’honneur de Jordan]. Je commence une pétition et j’espère que tous les joueurs vont la signer. Si j’arrête de porter le 23, personne ne devrait pouvoir le porter. » Depuis, il s’est expliqué sur le choix du 6 qui lui a permis d’atteindre le Saint Graal en juin dernier : « Mon autre joueur préféré était Julius Erving, et il portait le 6. De plus mon premier enfant est né le 6 octobre, c’est le numéro que je porte en sélection et mon second enfant est né en juin [6e mois de l’année].

Gordon Hayward n°20

Pour expliquer ce choix, l’arrière d’Utah a déclaré qu’il adorait voir jouer Manu Ginobili : « C’est l’un des joueurs que j’admirais quand j’étais plus jeune. J’essaye de m’inspirer de ces mouvements et de sa dureté car c’est l’un des grands joueurs de l’histoire. » Un bien bel hommage de son vivant pour El Contusion.

Shawn Marion n°31

Dans la famille des joueurs que tout oppose, je demande The Matrix. Pour expliquer son choix du 31 qu’il a longtemps porté durant sa carrière à Phoenix, Marion expliquait que c’était parce qu’il adorait un certain Reggie Miller lorsqu’il était gosse. L’ironie de l’histoire est de voir que le néo Hall of Famer est connu pour son shoot lointain là où son fan Marion est loin d’être un bon dans l’exercice et encore moins dans la mécanique du geste…

Danny Granger n°33

« Quand j’avais 9 ans, Scottie Pippen a touché ma main à un match des Bulls, et depuis j’ai pris le numéro 33. » Ailier délié comme le lieutenant de MJ, Granger n’est pas encore au niveau de son idole : ni au niveau du palmarès, ni au niveau de l’impact sur le jeu de son équipe.

Grant Hill n°33

« Mon joueur préféré a toujours été Magic. Je portais donc le numéro 32 au lycée. Quand je suis arrivé à Duke, il y avait Christian Laettner qui portait le 32. Mais à l’époque, j’ai aussi découvert que Magic portait le 33 quand il était à la fac, donc j’ai pris le 33. »

LES PAS CHIANTS

 

Paul Pierce n°34

C’est le numéro qu’il porte depuis ses débuts au lycée d’Inglewood à LA. Et la petite histoire est assez marrante : « C’était durant ma seconde année au lycée, et le numéro 34 était le plus grand maillot, le seul dans lequel je pouvais rentrer. » Comme quoi, ça tient souvent à pas grand-chose…

Dikembe Mutombo n°55

« J’ai essayé le 15 à l’université. Mais je ne sais pas pourquoi, Coach Thompson ne voulait pas que les intérieurs portent un numéro en dessous du 30. Quand j’ai demandé le 15, il m’a dit, ok, tu auras le 55. Je n’ai jamais eu de modèle, donc je n’ai jamais voulu un numéro en particulier. Par contre, depuis, beaucoup de jeunes portent le 55, et ils disent le porter après Mutombo, et ça me fait énormément plaisir. »

Manu Ginobili n°20

« Les deux seuls numéros que j’ai porté dans ma carrière sont le 6 et le 10. Quand je suis arrivé aux Spurs, le 6 était encore marqué par Avery Johnson qui avait quitté San Antonio. Et les fans avaient tiqué. Et puis le 10 avait déjà été donné à Speedy Claxton donc à ce moment là, je n’avais plus aucune préférence, donc j’ai pris le 20 car ça donnait bien. »

Pau Gasol n°16

« Le 16 est le numéro qu’on utilise pour les jeunes joueurs en Espagne. Le 16 et le 17 sont dédiés aux jeunes qui viennent pour remplacer les blessés dans l’équipe première. Ce sont les numéros en plus. On ne m’a pas donné le choix, on m’a donné le 16 et quand tu es junior comme ça, tu n’as le droit de rien dire. Mais comme j’ai eu beaucoup de succès cette année là, j’ai gardé le 16. »

LES MATHEUX

 

Dennis Rodman n°91

Arrivé aux Bulls après deux clubs (Detroit, San Antonio) où il portait le numéro 10, Rodman a dû opérer un changement car Bob Love avait déjà porté le même numéro avec les Bulls. Fortiche en maths, Dennis la Malice a transformé 10 en 9+1, soit 91.

Andrew Bogut n°6

Après avoir porté le n°4 à la fac d’Utah, le numéro 1 de la draft en 2005 n’a pas fait le difficile en voyant que le 4 était déjà retiré pour une légende locale. « J’aurais bien aimé garder le 4 mais pour rien au monde, je le prendrais à Sidney Moncrief. Le 6 était mon premier numéro, pourquoi ne pas revenir à mes racines. En plus, j’ai déjà joué au niveau international, aux JO, avec le 6. » Notez qu’aux Warriors, il a pour le moment choisi de doubler en portant le 12.

Russell Westbrook n°0

« Tu prends le zéro quand tu as traversé des épreuves difficiles et que tu veux un nouveau départ. Ça t’aide à repartir de l’avant. Ça t’aide à retrouver ton énergie. » Refusé de bon nombres d’universités de top niveau, Westbrook a élu le 0 à UCLA en n’oubliant jamais le manque de confiance des recruteurs à son égard. L’origine d’un parcours déjà hors-normes !

Chris Paul n°3

Chris Paul a choisi le numéro 3 tout simplement parce qu’il est le troisième du nom dans sa famille après son père et son frère qui ont les mêmes initiales.

Gheorghe Muresan n°77

Plus grand joueur de la NBA lorsqu’il débarque aux Bullets, le Roumain choisit d’utiliser sa taille (7 pieds 7 pouces, 2m31) comme numéro.

Kobe Bryant n°24

« Au lycée, je portais le numéro 24. Puis je suis passé au 33 car c’était le numéro que portait mon père et je voulais perpétuer la tradition. Mais arrivé aux Lakers, je ne pouvais pas le garder (Kareem était passé par là). » Numéro 143 au camp ABCD d’Adidas où il s’est fait repéré, Bryant a opéré à la désormais traditionnelle addition et obtenu le total de 8 (1+4+3=8). Mais en plus, c’était « mon numéro en Italie, donc la transition a été aisée. » Depuis revenu au 24, Kobe vend toujours autant de jerseys, et certains de dire qu’il a repris le 24 car c’est tout simplement le 23 de MJ avec un petit truc en plus…

LES FRENCHIES

 

Tony Parker n°9

Que ce soit en sélection nationale, à l’Asvel l’an passé durant son bref passage ou évidemment aux Spurs (où il sera probablement retiré en son honneur), pour TP, son numéro est sacré ! Et pour cause, c’est en l’honneur de son parrain disparu Jean-Pierre Staelens (un ami de son père TP Senior) qui l’avait repéré en équipe jeunes, que Tony porte le 9.

Boris Diaw n°32313 33

Pour Babac, les histoires de maillot n’ont jamais rien eu de simple. Arrivé à Atlanta, il comptait garder son numéro de Pau, ainsi que celui qu’il porte avec l’EdF, mais le numéro 13 était alors la chasse gardée de Glenn Robinson. Il prit alors 32 comme Magic Johnson, une de ses idoles de jeunesse. Puis à Phoenix, il est passé au 3 simple pour devenir « 3D » avec sa meilleure saison en carrière. Revenu au 32 chez les Bobcats, son dernier transfert aux Spurs lui a permis de faire peau neuve avec le 33. Pourquoi ? « Pour représenter Bordeaux ! », le club dont il est désormais le Président.

Nicolas Batum n°88

C’est probablement un des numéros les moins répandus dans la ligue mais Batum a décidé de faire dans l’originalité. Au départ, il voulait le 5 mais le numéro était pris par Rudy Fernandez. Nico’ a donc décidé de porter son année de naissance sur le dos.

Evan Fournier n°94

La confusion a été faite par les spécialistes américains, mais le petit dernier de la bande débarque en NBA affublé d’un numéro incongru : le 94. Et contrairement à ce que l’on a pu lire, il ne s’agit pas de son année de naissance (comme pour Batman) (Evan est de 92) mais de son département de naissance : le Val de Marne.

 

BONUS

Michael Jordan n°23

C’est le numéro ultime du basketteur, celui de son Altesse Jordan, mais savez-vous pourquoi c’est le 23 que le jeune Michael a choisi ? Et bien, en fait, c’est parce que Jordan idolâtrait son grand frère, Larry, qui portait le 45. Et 45 divisé par 2, ça fait (à peu près) 23. La petite histoire derrière la Grande !

 

Michael Jordan n°45

Lorsqu’il sort de sa première retraite en 1995, Michael Jordan porte le numéro 45. La raison est simple : les Bulls avait retiré le numéro 23, et Jordan a opté pour le 45, son numéro avec les Birmingham Barons (ligue mineure baseball).