4.4 - Lexique et diversité culturelle

RÉPONSE :

Presque tous les mots employés dans ce texte viennent d’ailleurs. Si on enlevait de ce texte les mots « d’origine étrangère », il ne subsisterait pas grand chose ! Ces mots « étrangers » sont le résultat d’un emprunt, ce qui les distingue des mots qui nous sont parvenus par héritage.

Les mots hérités constituent le fonds primitif de la langue française. Ils ont évolué sur la base du latin populaire, parlé en Gaule à la fin de l’Empire romain.

En revanche, les mots empruntés ont été ajoutés au cours des siècles, modifiant et augmentant de la sorte le vocabulaire du français. Inutile par conséquent d’essayer de défendre la langue comme un territoire ou un produit « pur ».






















                                 Il ne resterait que   30% du texte,   soit un petit tiers !


    (d'après : parcours Alpha, Babel, les mystères de la langue, sur le site www.rezoscience.ch)

MOTS EMPRUNTÉS

amalgame........................... latin médiéval < arabe

douane................................ italien < arabe < persan

arsenal................................ arabe et dialectes italiens

xénophobe.......................... emprunt savant au grec

fourbir, haine, blanc........... germanique

fétiche................................. portugais

borne, mouton.................... gaulois

chocolat.............................. nahuatl (Aztèques)

frelaté................................. néerlandais

dessin(er), mascarade......... italien

démarcation........................ espagnol

bidon, girouette.................. scandinave

politique............................. latin < grec

culture, montrer,

identité, multiculturelle... .. emprunts savants au latin

                      MOTS HÉRITÉS

Loin des que les du et des,

loin de et des de et noirs,

loin des,

loin des des,

souhaitons que la serve,

avant tout

et plus que jamais,

à que toute est une !

 

 

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POURQUOI ALLER CHERCHER DES MOTS AILLEURS ?

Les emprunts nous servent à désigner un objet nouveau, dépourvu de nom, ou provenant d’une autre culture : ainsi le mot
est introduit avec la chose. Il est ensuite adapté à la langue d’accueil, en transitant parfois à travers plusieurs langues...

avocat vient de l’espagnol avocado, transformation de aguacate, qui vient du nahuatl auacatl
aubergine vient du catalan alberginia, qui vient de l’arabe ‘al bâdingân, qui vient du persan bâtingân
… et nous devons à nos amis « rosbifs » le mot rosbif, qui vient de l’anglais roast-beef, qui vient lui-même  
                                                                                        de l’ancien français rostir (rôtir) et boef (bœuf ) !

On emprunte le plus souvent aux langues qui jouissent d’un grand prestige, dont la culture est rayonnante ou l’économie florissante : l’arabe au Moyen Age, l’italien au 16e siècle, le français au 18e, l’anglais depuis le 19e… On voit bien ce phénomène dans les mots du texte !

Au cours du temps, on a aussi emprunté au latin (dès le 9e siècle) et au grec (surtout au 16e). C’est ainsi que s’est constituée en français la plus grande partie du vocabulaire scientifique et savant.

Xénophobe, par exemple, ne « vient » pas du grec : il a été formé à partir de mots grecs, en 1901. On n’aurait jamais pu entendre ce mot dans la bouche de Socrate…

En clair, les emprunts représentent un phénomène tout à fait naturel, commun à toutes les langues en contact avec d’autres, et, bien sûr… enrichissant !

A vous de jouer !!!

« Loin des amalgames xénophobes que fourbissent les féti chistes bornés du chocolat et des douanes, loin d e l'arsenal haineux et frelaté des dessins de moutons blancs et noirs, loin des démarcations bidon, loin des mascarades des girouettes politiques... souhaitons que la culture serve, avant tout et plus que jamais, à montrer que toute identité culturelle est une identité multiculturelle »

Laurent Flutsch, conservateur du Musée romain de Lausanne-Vidy et chroniqueur de renom
À votre avis, quel pourcentage de ce texte subsisterait , si vous en retiriez tous les mots d’origine étrangère, c’est-à-dire empruntés à d’autres langues ?

30% ?   50%?    75% ?   100% ?     
réponse: ...       ()

                                 (d'après:  parcours Alpha, Babel, les mystères de la langue, sur le site www.rezoscience.ch)

  Le lien d'une institution suisse et dont s'inspirait cette présentation a été constaté comme rompu le 15/11/13 et n'est plus retrouvé

Novembre-décembre 2012
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