4 - MEXICO ? MexiIIIII-COoo ...!

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 Le  MEXIQUE ...  
par     Cécile G.   ( février 2013 )
Installée depuis maintenant trois mois à Playa del Carmen (état du Quintana Roo sur la péninsule du Yucatan, mer des caraïbes – je n’ai plus les latitudes et longitudes en tête – mais ça vous donne une idée), Philippe m’a gentiment proposé de vous faire part , chers DAEFLEux , de mon expérience au Mexique, aussi bien sur le plan culturel que professionnel.

Tout ça m’amène à parler
du pourquoi et du comment du départ.

L’année dernière, je suis partie en Espagne (Almeria-Andalousie) avec le programme du CIEP en tant qu’auxiliaire de conversation dans un lycée. Le but étant de m’éloigner de mon cursus universitaire (licence de lettres modernes) et de réaliser vraiment ce que j’avais envie de faire à savoir : enseigner.

A vrai dire, je n’avais pas vraiment pour objectif d’enseigner le fle, mais plutôt passer le CAPES de lettres. C’est en fait mon année en Espagne qui m’a fait prendre conscience du plaisir d’enseigner cette langue à des personnes qui ne connaissent pas la langue mais qui sont curieuses de l’apprendre et de découvrir la culture française.
Je ne retiendrai que du positif de cette année malgré beaucoup de troubles dans ma vie personnelle (évidement quand on part seule en étant en couple, les choses se compliquent jusqu’au point de non-retour. Je ne veux pas généraliser ! Heureusement que certaines histoires durent).

C’est sur ses belles côtés d’Almeria que j’ai ensuite rencontré mon « bonhomme de chemin ». Je voulais repartir dans un autre pays après l’Espagne et lui étant plongeur, et avec la même passion que moi pour le voyage, nous voilà partis au Mexique.

Pourquoi le Mexique ? pour ma part je voulais plus que tout repartir découvrir le continent américain après un long mois en Argentine il y a un peu plus d’un an, et ça offrait l’opportunité à mon copain de vivre auprès de sa Mer.

Mexico ?... Mexico !!!

Le 2 novembre : arrivée à Cancun puis transfert immédiat à Playa del Carmen (80 km environ de Cancun) pour quitter le plus vite possible cette ville qui ne m’a pas du tout fait bonne impression dès mon arrivée. Une fois arrivée dans ce charmant petit endroit (à premièr e vue), quelques jours de repérages des lieux et des écoles auprès desquelles je pourrai éventuellement postuler pour me trouver du travail. Les résultats sont mitigés. À ma grande surprise, le français s’étudie beaucoup au Mexique. D’une part pour le touriste québécois (4h en avion. Pour eux ce sont les vacances que l’on pourrait se faire nous français au Maghreb), pour cette fascination des stéréotypes positifs français (la gastronomie, le raffinement comme ils disent) et aussi pour la langue tout simplement, qu’ils trouvent mélodieuse et évidemment :
 ROMANTIQUE !!!... Comme c’est beau !
Cependant, la réponses auprès des directeurs d’école n’est pas vraiment en accord avec ce que me témoignent les mexicains sur la langue française : pas de poste libre, pas assez de groupe d’élèves, manque d’investissement donc abandon des élèves etc… Je décide donc de prendre mon mal en patience et d’attendre quelques réponses positives par rapport à la fameuse phrase :
« Laissez- moi votre cv, on vous rappellera très prochainement ». Un peu de temps devant moi, nous partons donc tous les deux à la découverte de cette péninsule du Yucatan jusqu’à une centaine de kilomètres du Belize.


Novembre – Décembre…
le découragement et le mal du pays…

      Un mois déjà que je suis partie de la France.

Ma famille me manque, mes amis aussi… Ouinnn !! Cécile est triste et visiblement un peu déprimée. Pas de travail à l’horizon, un portefeuille qui diminue petit à petit ; Un copain absent toute la semaine, avec une saison touristique fulgurante (cette région du Mexique offrent aux plongeurs la deuxième plus grosse barrière de corail après l’Australie)… Bref ! tout ça n’est pas très folichon. J’arrive à en sourire jaunement avec le recul, mais je peux assurer que j’ai passé les plus gros moments de solitude de mon expérience à l’étranger. L’avantage néanmoins, c’est que je suis encouragée par des témoignages de personnes qui habitent à Playa et je suis soutenue par mon copain. Je me lance donc dans la création intensive d’annonce de cours particuliers de français et les réponses augmentent ! yihaaa!! j’ai une porte qui s’ouvre ! Ça fait du bien, je commençais à étouffer !

Playa del Carmen - juego de pelota maya

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les cours particuliers



Je commence peu à peu à me faire des contacts.
Mes élèves sont pour la plupart, des personnes
qui ont déjà quelques bases en français.
Certains sont passionnés par la France
et rêveraient pouvoir voyager dans le pays,
d’autres sont contraints de l’apprendre pour le travail
(je ne connais pas le pourcentage mais une bonne partie de la population de Playa travaille dans les resorts, les restaurants, les boites de nuits… bref le tourisme !).

Certains élèves me surprennent beaucoup.
Il n’y pas vraiment d’investissement en dehors du cours particulier, mais la curiosité pour la langue est tellement importante durant la classe que je ne peux m’empêcher de vouloir aller plus loin et de booster mes élèves (parfois à la manière d’un coatch sportif !).

J’arrive donc à faire quelques heures par semaine, tout en cherchant encore du travail, car les cours particuliers ne vont pas payer mon loyer, la nourriture etc. La vie est assez chère à Playa et à Cancun, mais les salaires sont assez élevés aussi. Qu’on s’entende bien : quand je dis élevés, c’est en moyenne 9000 pesos, donc environ 520 euros le mois, pour un loyer à 280 euros le mois. On le sait tous, de toute façon, on ne fait pas prof pour vouloir être Crésus !                                                                    

La pédagogie et la méthode Berlitz :


J e me dois d’en parler, car je dois avouer que cette formation s’avère être par chance, un véritable complément à ma formation DAEFLE. J’apprends donc à gérer un cours, à percevoir les différences de niveau, les difficultés phonologiques liées à chaque langue (celles de mes futurs élèves du moins !) et à motiver mes prochains « poulains » etc… Outre le fait qu’elle se fasse en anglais et que les termes techniques ressemblent à des marques de boissons énergétiques américaines, je pense que la méthode Berlitz s’adaptera à moi peu à peu, ou plutôt que je m’adapterai à elle…. Voilà je commence déjà !!!!
Ah oui et aussi une chose : Berlitz a ses propres manuels et je dois avouer que je n’ai JAMAIS RIEN VU D’AUSSI PRECIS ET FERME que leur progression. Il y a un workingbook, un learnerbook et un teachingmanuel. Le manuel du prof nous dit entièrement ce qu’il faut faire, quand il faut tourner la page, ce que les élèves voient sur leur livre etc… c’est flippant !!! Mais je me suis très vite rassuré, nous ne sommes pas obligés de suivre cette bible didactique, c’est juste un repère en ce qui concerne la durée et la progression du cours.


LE FM3

Le problème juridique majeur au Mexique depuis le 9 novembre 2012 :

Avant d’arriver au Mexique, je m’étais renseignée sur les conditions d’immigrations du pays. Je devais donc faire mon visa de travail au Mexique, grâce à une promesse d’embauche. Rien d’étonnant donc, je ne me souciais pas de ces conditions. Un soir, assis tranquillement sirotant nos mojitos, la discussion avec les patrons du bar dérive sur une certaine nouvelle loi quant à l’obtention du FM3 (permis de travail pour les étrangers au Mexique). On ne peut plus faire notre permis de travail au Mexique, il faut sortir du territoire. Il y a une augmentation du prix. Il prend plus de temps à être conçu (en sachant qu’il ne faut jamais être pressé avec le rythme latino-américain) et il devient risqué de travailler sans permis sous peine d’une grosse amende et d’une exclusion immédiate du pays sans pouvoir revenir jusqu’à 5 ans. La tension recommence à monter : pas de travail => pas d’argent => pas de travail => pas de permis et le visa touristique qui s’écoule avec les semaines qui passent.

TULUM - cité Maya

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Et un beau jour… dring dring !!!!!!!!!!!!

« Mademoiselle Bonjour, ici Mme X de l’école Berlitz International de Playa del Carmen. Vous m’avez fait parvenir votre cv par mail et je souhaiterai m’entretenir avec vous afin que nous puissions discuter d’un poste éventuel au sein de notre école ».

CHHHHHHHHIIINNNNGGGGaaaaaa pour dire poliment en mexicain ! Claro que si !

Berlitz international me contacte donc pour travailler avec eux. Je connaissais la méthode Berlitz qui prône l’apprentissage de la langue dans une immersion totale de l’élève dans la langue étrangère. Je ne suis pas contre cette méthode, mais je la trouve parfois un peu excessive. Une chance que l’espagnol soit une langue latine et parecida à la grammaire française, mais ce n’est pas le cas pour l’Allemand ou les langues Anglo-Saxonnes.

La question du FM3 est élucidée : une promesse d’ embauche me permet de faire mes démarches assez rapidement. Je commence une formation type « training » le 28 janvier qui se fait exclusivement en anglais (mhh !!! quelques bons souvenirs du lycée, mais j’avais mis l’anglais de côté à l’université pour me consacrer à un apprentissage assez intensif de l’espagnol) et qui continue encore la semaine prochaine. Je n’enseigne donc pas encore pour de bon, mais dans 10 petits jours, j’aurai mes élèves.

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Où est BERLITZ " Playa del Carmen " ?
(Classes de inglés e idiomas)
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