13 - KIRGHIZISTAN

1- Présentation
 
  
2- Tourisme


   

3- Enseigner

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          Une fois situé sur la carte, vos amis et vos proches iront chercher quelques renseignements sur internet et forts de tout ce qu’ils y trouveront, viendront sincèrement vous soutenir et vous encourager dans votre démarche : « C’est musulman là-bas ! T’as pas peur de te faire enlever ? Fais attention aux attentats ! Et ils vivent tous dans des tentes, sans chauffage et sans électricité en pleine montagne, toi qui es habitué au confort moderne ! Et qu’est-ce que tu vas choisir des pays comme ça ? Tu ne peux pas aller dans un pays normal ?… »

 

          Si donc vous avez résisté à la peur et que vous décidez finalement de partir (par détermination, goût de l’aventure, esprit de contradiction ou par stupidité), vous ferez alors dans l’originalité en allant à la rencontre d’un pays très méconnu :

Le... Кыргызстан
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          Lorsque vous aurez emprunté les compagnies aériennes russes ou turques pour y arriver, vous ferez certainement comme moi, vous débarquerez dans la capitale : Bishkek.

          A mon arrivée à l’aéroport, j’ai eu la chance qu’on vienne me chercher. Ce qui est bien pratique ! Bien sûr, coutume locale oblige, la voiture attira des policiers en quête d’une « prime pour zèle » (traduisez ça par « pot-de-vin » si vous voulez).

          Ma première journée commence donc par une visite de l’école et une tentative de visite de la ville. Tentative ? Oui. Car Bishkek est construite avec des grandes routes bien droites parallèles et perpendiculaires entre elles. De plus, beaucoup de magasins n’arborent aucune pancarte, lumineuse ou non, aucune marque distinctive… Alors oui, je l’avoue, au début, je me suis perdu !!!

3. Enseigner


      
Après un moment très kirghize (thé) partagé avec le directeur (français), me voici arrivant au centre « Francévasion » (
http://www.francevasion.org/ ) et découvrant l’école.

Une petite villa, siège également de l’Association Franco-Kirghize d’Ecotourisme ou AFKE (http://www.larevuefranco-kirghize.com/), gratifiée d’un petit jardin potager, d’une balancelle (idéale pour les moments de détente !) et d’un sauna (j’adore ça !).         

 
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           L’école où j’étais : « Francévasion » (http://www.francevasion.org/) m’a trouvé, à chacun de mes séjours, une famille d’accueil qui a bien pris soin de moi.

Grâce à ces familles, j’ai pu visiter les montagnes environnantes et de petits villages non loin et surtout aller à Issyk kull, station balnéaire d’eau douce située très proche de la capitale, un vrai bonheur !

          J’ai également pu découvrir les bars, karaoke, restaurants branchés et autres lieux de vie kirghize (les bars !) ; sans oublier les parcs d’attraction (fête foraine et mini-aqualand) ou les parcs municipaux (qui forment de véritables petites forêts à l’intérieur de Bishkek).

 

          Pour le touriste intéressé par la culture du Kirghizstan et soucieux de le cataloguer, cela devient vite difficile : ce pays est situé au carrefour de grandes civilisations. Aucun stéréotype ne peut lui être appliqué car il les possède tous en même temps !

          Impossible de s’y tromper, les kirghizes sont asiatiques !

          Néanmoins, des flux migratoires ont amené des coréens, des tadjiks, des ouzbeks… et la colonisation russe puis la présence soviétique ont amené beaucoup de russes également.

          N’essayez pas de les différencier, il y a peu de chances que vous y arriviez et les gens le prennent très mal si on se trompe. En effet, de leur point de vue, entre les coréens et les kirghizes il y a une différence !

Très peu de femmes voilées (moins qu’en France) et très peu d’interdits alimentaires. Je me souviens de la remarque de cette famille, aussi incrédule que dépitée face à la montée du nombre de femmes voilées et m’expliquant que « ce n’est pas ça le vrai islam ! »…

          Ce peuple kirghize, anciennement nomade, n’avait pas non plus beaucoup de mosquées. Celles-ci ne faisaient donc pas partie du décor et des habitudes. La plupart des mosquées que vous verrez datent d’après la chute de l’URSS (1991) et sont construites à la « va-vite » en tôle. Quasiment toutes les mosquées ont la même forme (je pense que ces mosquées en tôle sont des kits fabriqués en série mais je n’ai jamais pu savoir).

          L’appartenance de ce pays à la Russie puis à l’URSS a amené également une très forte présence russe. On peut remarquer, çà et là, quelques églises orthodoxes mais cela n’est pas significatif.


          La présence de l’URSS pendant de nombreuses années a permis de développer  le  pays   (infrastructures  et

          Montagnes et liberté ! Voilà à quoi ressemble la géographie du Kirghizistan !

          Imaginez moins de 10% de la population française (c'est-à-dire moins que la ville de Paris) répartie dans un pays d’une superficie égale au tiers de la France ! Les grandes villes sont grandes mais pas surpeuplées, le cadre naturel est magnifique (montagnes, torrents, troupeaux, agriculteurs semi-nomades…)… De quoi attirer les touristes de tous pays qui viennent y découvrir les paysages naturels ( http://www.larevuefranco-kirghize.com/ ).

          Rare pays démocratique et laïc de la région, le pays se cherche une identité sur les vestiges des dernières statues de Lénine et de Staline. L’une des figures les plus emblématiques est Manas, guerrier luttant pour l’indépendance du pays (on pourrait comparer son symbole à celui de Jeanne d’Arc chez nous).


Le pays cherche à concilier 3 éléments politiques :

1. la proximité avec la Russie, que cette proximité soit géographique, historique ou linguistique

2. le désir de se rapprocher de l’occident (Union Européenne et Etats-Unis)

3. la volonté de construire ses propres références historiques, culturelles et religieuses en-dehors des legs de l’ex-URSS

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          90% de musulmans, et pourtant même en plein ramadan, les restaurants étaient ouverts le midi (comme le soir), je pouvais y manger ce que je voulais (bœuf, poulet, porc, même du chien !). La fin du ramadan me valut un repas extraordinaire fait de gâteaux, de thé, de beurre (à mettre dans le thé)

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villes) tout en excluant complètement les lieux de culte du schéma architectural urbain. Tous ces facteurs expliquent la faible importance du religieux dans la vie publique.

          La langue russe est surtout utilisée au nord tandis que le kirghize (dérivé du turc) est plus parlé au sud. La politique actuelle consiste à mettre le russe et le kirghize au même niveau légal tandis qu’avant il n’y avait que le russe.

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          Les enseignants sont tous parfaitement francophones, ont vécu en France, sont d'origine kirghizes et diplômés en FLE. Ils sont donc une source inépuisable de conseils et d'aide à celui qui espère être parfaitement encadré.


          Le seul qui ne soit pas kirghize est le directeur de l'école. Mais comme il vit ici depuis quelques années et n'a pas l'intention de partir, il est une source d’information pour ceux qui, comme moi, souhaite savoir comment un français s'intègre dans un pays qui n'était pas le sien.

     Comme souvent dans l'éducation, on ne devient pas riche au Kirghizstan en étant enseignant.


    Le centre où j'avais postulé, Francévasion (http://www.francevasion.org/), possède des ressources très intéressantes pour quiconque souhaite acquérir une expérience professionnelle en FLE.


    Ayant travaillé uniquement pour Francévasion, c'est la vie de ce centre que je décrirai. Pour ceux intéressés, Bishkek possède également une Alliance Française...

          Pour nous aider, il y a également à notre disposition (outre les manuels et autres supports classiques) la liste des questions les plus fréquemment posées à l’ambassade du Canada. Ben oui ! N’oubliez pas que la plupart de ces apprenants veulent partir au Canada ! Tout l’objectif des cours qu’ils prennent est de réussir à l’entretien et d’acquérir un nombre suffisant de points pour décrocher le fruit de plusieurs années de travail (car entre l’acceptation du dossier qui leur certifie qu’ils auront un entretien oral et l’entretien oral proprement dit, il peut s’écouler plusieurs années !) ! Travailler régulièrement mais pas uniquement sur les questions de l’examen est donc essentiel.

 

          Le soir venu, lorsque les cours sont finis, on se retrouve dans la famille d’accueil. Et eux aussi sont étudiants ! Leur objectif en nous accueillant ? Faire rentrer le français dans la maison et accroitre leur niveau de langue. En échange, cette famille nous nourrit, nous loge, nous blanchit et nous offre des moments sympathiques de découverte de la vie kirghize, qu’elle soit à l’intérieur et en famille ou à l’extérieur entre amis. Grâce à cette famille, j’ai pu découvrir la culture kirghize malgré le fait de travailler dans un centre français.

          Chacun de nos cours peut nous faire interroger sur nos méthodes et celles du centre et nous faire remettre en question l’une comme l’autre (ce qu'il faut faire quand on est débutant!).


          Francévasion (http://www.francevasion.org/) dispense quotidiennement des cours en ligne à des étudiants du monde entier (Australie, Russie, Japon, Mexique…).

          Que ce soit pour une façon d’enseigner à laquelle beaucoup d’entre nous n’ont jamais vraiment pensé, mettre en place un système de conférences dans le cadre de nos actuelles ou futures fonctions ; pratiquer l’enseignement d’autres matières que le FLE… Le logiciel (qui n’est pas skype bien sûr !) ainsi que les méthodes sont fortement en avance par rapport à ce qui est généralement dispensé dans le cours en ligne.

          Ce centre peut donc également former de futurs ou actuels enseignants de FLE à l’usage de cette pédagogie.

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            Je rencontre quelques enseignants et c’est le moment de poser quelques questions de pédagogie… Mes cours commencent le lendemain : ma première expérience d’enseignement du FLE en dehors de l’hexagone ! Tout se passe très bien !

Les apprenants qui sont confiés aux volontaires sont des personnes au niveau variable (de A1 à B2) mais souhaitant maximiser la conversation avec des francophones (de 1 à 5 apprenants en même temps).

          La plupart des apprenants sont des adultes relativement jeunes (de 20 à 40 ans environ) qui souhaitent apprendre le français pour acquérir des points au test de langue et à l’entretien à l’Ambassade du Canada. Leur objectif est de partir au Québec. Au plus ils apprennent, au plus l'échéance de l’entretien se rapproche. Ils sont donc motivés et toujours demandeurs, ce qui est très agréable pour un enseignant et très formateur pour un enseignant débutant.
En effet, lorsqu'on est débutant, on a parfois des moments de creux, on ne sait pas trop quoi faire ou donner... Mais, les apprenants étant fixés sur leur objectif, ils sont capables de dire ce qu'ils souhaitent la plupart du temps « je voudrais revoir les articles », « je n'ai pas bien compris comment on forme l'imparfait », « je voudrais que tu me réexpliques l'accord de l'adjectif lorsque le COD est placé avant ou avec le  COI »... Au fur et à mesure, on se rend compte que les mêmes questions reviennent souvent. Et notre cours se construit, en fonction du niveau de l'apprenant et grâce à l'apprenant.

          Il n’y aura jamais aucun problème à interroger le directeur sur ces points-là. Savoir ce qu’il pense de nos méthodes ou des thèmes abordés, savoir pourquoi on privilégie certaines pédagogies au dépend d’autres… On peut discuter librement, chaleureusement et professionnellement de tout cela avec les enseignants présents ou le directeur (toujours prêt à consacrer du temps).

Alors oui, c’est vrai, si vous allez là-bas, vous aurez peur avant d'y aller et vos proches auront peur pour vous !


Mais, tout s'estompera très vite car l’on n’est rarement aussi bien confronté à ses préjugés qu’en venant ici !


J’y ai découvert énormément sur un pays méconnu, j’y ai beaucoup appris sur de nombreuses facettes du métier d’enseignant de FLE et chamboulé ma façon de penser sur foule de sujets pour lesquels j’ignorais que j’avais de si grossières méconnaissances.

 

Ce pays m’a beaucoup appris culturellement, professionnellement et personnellement.

 

Il est des expériences qui transforment la vie. Pour moi, le Kirghizstan en a fait partie.

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1. Présentation


         Si vous dites à quelqu’un « Je pars au Kirghizistan ! » vous pouvez déjà préparer une carte de l’Asie pour montrer ce pays, car vous obtiendrez comme réponse à votre enthousiasme : « Le quoi ? C’est où ça ? »…

 

          Il vous faudra donc expliquer !

Votre première mission de professeur de FLE au Kirghizistan sera donc d’enseigner aux français où est le Kirghizistan…

          Alors, voilà, le Kirghizstan, c'est là :

2. Tourisme

Un pays asiatique

De grands espaces

De religion musulmane

De langue russe et kirghize

une démocratie en plein changement

Mes premiers pas professionnels en dehors de l'hexagone

Une super équipe

Des étudiants motivés

Des cours en ligne

exposer des idées et proposer des changements

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