Prendre un relais

Rouler en relais

Comment rouler en relais ?

          Rouler en groupe permet notamment de s’économiser, surtout quand il y a du vent. Mais encore faut-il maitriser les bonnes techniques pour s’abriter correctement et permettre à tout le peloton de profiter d’un abri salvateur.


relais


          Beaucoup de cyclistes pensent savoir comment rouler en relais, mais au final, très peu maîtrisent vraiment cette technique et on s’en aperçoit très vite en roulant avec eux.

Comment prendre un relais ?

On n’accélère pas dans un relais, on ralentit

          Voici l’erreur la plus courante dans un relais. Quand le premier de la file s’écarte, le second a bien souvent tendance à accélérer (quand ce dernier a bien voulu attendre que le premier de la file s’écarte).

          Mais si chacun accélère à sa prise de relais, on a vite fait de rouler à 40, puis 45km/h et ce sont les derniers coureurs qui en feront les frais avec de possibles cassures.

          L’idéal est de vérifier votre vitesse quand vous êtes second et de garder cette vitesse quand vous prenez votre relais. C’est le premier qui s’écarte qui va ralentir afin que vous puissiez passer.

          Quand le premier coureur s’écarte, il devra donc réduire sa vitesse de 2 à 3km/h afin de se reposer et descendre la file.

Comment se placer et de quel côté « descendre » ?

          La seule chose à prendre en compte, ça va être la direction du vent.

          Si le vent vient de face,  les coureurs seront en file indienne, les uns derrières les autres. Le premier coureur s’écartera à droite ou à gauche une fois son relais terminé, mais il faut à tout pris s’être entendu au préalable pour savoir de quel côté le coureur devra s’écarter.

          En cas de vent qui vient de gauche (3/4 ou 90°), les coureurs devront former une file (chacun étant légèrement abrité par son prédécesseur en se décalant donc légèrement à droite). Le coureur qui s’écarte devra le faire sur la gauche du relais.

          Si le vent vient de droite, ce sera le contraire avec le premier coureur qui s’écartera à droite pour s’abriter une fois qu’il aura produit son effort. Attention, dans ce cas, le coureur qui s’écarte devra jeter un coup d’œil pour voir si une voiture ou un vélo de course  autre que le groupe n’est pas en train de doubler.


relais2

Fluidité

          Un bon relais, c’est un relais fluide. Il ne doit pas y avoir d’à-coups ou d’accélérations, à moins que le but soit de faire lâcher les plus faibles.

Le cycliste qui s’écarte une fois son relais terminé ne devra pas changer de file brusquement. Il pourrait très bien y avoir un coureur à cet endroit. Et une fois sur sa ligne, il devra y rester jusqu’à la fin du groupe pour reprendre sa place dans la file « montante ».

Si vous ne voulez pas participer au relais

          Si vous êtes trop fatigué pour participer au relais, vous avez deux solutions :

  • Soit participer aux relais, mais de façon très brève.
  • Soit rester en queue du groupe en vous abritant au maximum et en laissant s’insérer devant vous les coureurs qui redescendent.

          Mais quoi qu’il en soit, si vous intégrez la file montante, prenez un relais. Car si arrivé en seconde position, vous refusez de le prendre, tout sera désorganisé et le rythme sera cassé.

Le cas des longs relais

          Il peut arriver que les coureurs aient envie de faire de longs relais à l’avant, d’au moins 1km.

Dans ce cas, il faudra faire bien attention à maintenir son rythme pour que tout le monde suive sans trop de soucis. Mais maintenir le rythme, ce n’est pas maintenir la vitesse. Car si la route remonte légèrement, il faudra ralentir.

          Le mieux sera dans ce cas de vous caler sur votre fréquence cardiaque à partir du moment où vous aurez trouvé la vitesse de progression adéquate.

Si vous vous calez à 160 pulsations par exemple, il faudra maintenir ce rythme même si la route remonte un peu.

ce site a été créé sur www.quomodo.com