TOUR DU LOT DU 24 JUIN AU 9 JUILLET






Marin et Solange ont réalisé cette randonnée du Mercredi 24 Juin 2020 ou Jeudi 9 Juillet 2020 à vélo nu avec hébergement dans leur camping-car avec des étapes d’environ 80 km, soit un tour du Lot dans les deux sens.

Ce département du LOT se situe entre le Massif Central et les plaines de Garonne. On y trouve le Ségala, formé de forêts de châtaigniers et dont l’altitude atteint 780 m, la Limargue, plus verdoyante, tandis que les Causses, formés de plateaux et collines occupent une grande partie du département où prédominent gouffres et cavernes. La Bouriane très boisée nous rapproche de la vallée du Lot aux sites incomparables. De nombreuses petites vallées occupent le département et contrastent fortement avec le reste du territoire. Le relief est accidenté et le carnet de route précise la nécessité de petits braquets.
Le LOT est aussi une terre de gastronomie où l’oie et la truffe en sont encore les vivants témoignages.
Cette randonnée permanente est ouverte à tous les cyclotouristes sans limitation de temps. Elle prévoit 17 points de contrôle qui doivent être réalisés de jour. Le sens de rotation, de même que le lieu de départ ne sont pas impératifs.
Cette aventure a démarréà MARTEL


JOUR 1: Mercredi 24/6/2020 : MARTEL –LACAVE – L’HOSPITALET et retour (62 km)
Cette étape qui doit conduire à ROCAMADOUR est dite la « route de la noix « . Ce premier jour est marqué par la chute de Marin à la sortie du village de MARTEL. Faux départ ! la roue avant du vélo vieille de 35 ans est voilée, les rayons préfèrent casser que se faire manipuler. Les BARAIS reviennent chercher le vélo de secours, leur cher tandem. Cet avatar leur permet de rencontrer, par hasard, le Président du CODEP 46, un ami de Semaine Fédérale depuis 1985. C’est parti par SOUILLAC puis une descente sur la rivière la Dordogne avec points de vue à couper le souffle, notamment sur le château de BELCASTEL juché sur un piton rocheux fièrement campé sur une falaise. A la sortie de LACAVE, les lacets ascendants abrupts obligent le plateau de montagne. La roue libre grogne et le bruit s’intensifie au fur et à mesure de notre avancée. La roue libre vient de rendre l’âme ! Pour le retour à MARTEL, mieux vaut aller au plus court, par la vallée et mouliner le plus possible pour remonter sur le plateau. Cette route est nettement plus facile. S’il le faut, nous prévoyons faire de l’auto-stop pour aller chercher le véhicule.


JOUR 2 : Jeudi 25/6/2020 : GOURDON – L’HOSPITALET-ROCAMADOUR et retour (80km)
La tenue vestimentaire est estivale dès 7h30. Le parcours de 40 km n’est fait que de pleins et de reliés, de grandes montées de 5 à 6 km suivies de descentes de même acabit. Le paysage est verdoyant et très arboré à l’horizon. Nous traversons des espaces rocheux désertiques où s’accrochent quelques végétations.
A L’HOSPITALET, nous bénéficions d’une magnifique vue sur le site de ROCAMADOUR en pleine lumière. Nous descendons les 2 km qui permettent d’entrer dans la cité. Les touristes se font rares. Nous déroulons le chemin à l’envers. La chaleur devient étouffante notamment dans les montées. Nous profitons d’un banc public à PAYRAC pour la pause pique-nique.
L’après-midi c’est visite à pied de la vieille ville de GOURDON et repos à l’ombre. A la nuit tombée, la température reste très élevée. Les oiseaux gazouillent à tue-tête et les effluves de tilleul nous embaument les narines. L’orage de début de nuit s’est limité à des bourrasques de vent. Rien d’alarmant.


JOUR 3 : Vendredi 26/6/2020 : GOURDON – LES ARQUES et retour (75km)
Départ vers le Sud. La départementale D12 est confortable et facile. Cette route de vallée offre des paysages agricoles : cultures de maïs et blé et élevage : des vaches, voire-même des troupeaux d’ânes qui disposent de prairies immenses. Nous quittons cette route en direction d’UZECH. Les difficultés sont à notre portée. Nous sommes coupés du monde. Pas un chat sur la route et de rares fermes sur notre passage. Nous descendons à LES ARQUES terme de l’étape du jour. Le demi-tour est moins rapide ! Les céramiques d’UZECH font l’objet de photos sur le trajet du retour. Dès que nous récupérons la départementale plus importante, à l’inverse du matin, c’est plutôt descendant. Nous enclenchons la grande mécanique. La vitesse tourne autour de 35 km/h. C’est si avantageux que nos repas de midi sont consommés à table près du véhicule.
L’après-midi est galère pour l’intendance ! Problème de ravitaillement d’eau potable. A FUMEL, les services ne sont pas opérationnels suite au COVID d’après les employés de mairie non coopérants. Afin de respecter l’étape du lendemain, nous passons la nuit au camping de FUMEL, celui que nous reconnaissons pour y avoir passé notre seconde nuit lors de notre voyage à vélo 2019. Le relationnel avec la propriétaire est compliqué mais en réglant en espèces, tout s’arrange très vite ! Nous obtenons autorisation de quitter les lieux en début d’après-midi le lendemain au lieu de avant 12 heures…
En soirée, alors que l’orage rafraichit l’atmosphère par des pluies abondantes, nous étudions la carte routière. Elle est plus noire que blanche ou verte. On connaît la signification.


JOUR 4 : Samedi 27/6/2020 : FUMEL- SOTURAC – Château de BONAGUIL – LES ARQUES et retour (73km)
Nous récupérons le parcours indiqué sur notre carnet de route à quelques kilomètres du camping, à SOTURAC . L’ambiance ouatée se dissipe rapidement. Dès les premiers kilomètres nous sommes dans le vif du sujet par des routes à zigzag étagées. Le parcours fait une incursion en LOT ET GARONNE en faisant grimper au château de BONAGUIL. Les petits développements sont sollicités. Avant 8h30, nous sommes là-haut bien avant l’heure d’ouverture des visites du château. Photos obligent de nos portraits près de nos montures pour attester de notre passage. Cet édifice se dresse aux confins du Périgord noir et du Quercy. Le carnet de route précise « retour en arrière « jusqu’à un carrefour où nous devons emprunter une route bossue vers ST MARTIN LE REDON. On enchaîne ensuite sur une route de vallée qui s’élève progressivement. Nous longeons des falaises blanches. Il reste 6 km dans les vallons pour rejoindre LES ARQUES. Pause obligée dans ce paisible village à la rue principale piétonne. Les sculptures d’OSSIP ZADKINE ne laissent pas indifférents par leur style et leurs dimensions.
Le demi-tour permet de découvrir des paysages différents. Dans ce sens, le relief est à notre avantage. De 15 km/h de moyenne à l’aller nous roulons maintenant à plus de 25 km/h. Nous négligeons la boucle du retour au château de BONAGUIL en filant direct sur FUMEL. La propriétaire du camping est souriante. Nous avons pleinement respecté notre engagement vis-à-vis des horaires imposés. Les vélos sont chargés et nous décampons après une toilette de chat aux lingettes. Nous déjeunons, plus loin, sur la route, dans le véhicule.
L’aire de camping-car excentrée de 2 km de LUZECH à CAÏX est située sur un terrain très ombragé. Nous y resterons 2 nuits. C’est paradisiaque en ces temps de canicule.


JOUR 5 : Dimanche 28/6/2020 : LUZECH – SOTURAC et retour (92 km)
Lever retardé d’1/4 h du fait de la pluie. Nous rejoignons le circuit officiel à LUZECH. Cette petite ville est située dans les méandres du LOT. Par monts et par vaux, nous atteignons certains villages aux rues étroites bordées de maisons anciennes. Tous sont au sommet d’une colline. A BELAYE, une vue s’étend sur la vallée du LOT. Nous sommes dans les vignobles du CAHORS. Une route étroite et sombre, en forêt, nous fait grimper à GREZELS, village dominé par un château féodal.
Nous rejoignons le village de SOTURAC, point final de l’étape, vers 10h30. Notre contrat est rempli pour la journée. Pour le retour au véhicule, c’est l’improvisation. On décide de ne pas retourner sur nos pas du matin. On tente le jalonnement de la Véloroute de la vallée du Lot. C’est une erreur. La voie verte est fermée pour travaux de réfection de falaise. Il faut rebrousser chemin sur plusieurs kilomètres. La suite n’est que de bonheur. De superbes points de vue par des petites routes plates, notamment à PUY-L’EVEQUE. La ville étagée s’offre à nous, de l’autre côté du Lot : maisons et château de pierre jaune et couverts de lauzes sont éclairés par le soleil un peu timide. La véloroute suit les méandres au plus près du fleuve.
A ALBAS, après la traversée d’une passerelle d’où nous bénéficions d’un superbe point de vue sur le village perché, nous retrouvons la route du matin jusqu’à LUZECH. Le pointage des documents est laborieux en ce début d’après-midi de dimanche.
Les sanitaires de la base nautique de CAÏX où nous sommes stationnés facilitent le lavage du linge.


JOUR 6 : Lundi 29/6/2020 : LUZECH – MONTCUQ – CASTELNAU-MONTRATIER et retour (90 km)
Ciel d’encre. Quelques grains de pluie. Nous bâchons les sacoches seulement. Le relief est rude, notamment avant SAUZET. C’est encourageant… Au retour la tendance s’inversera. Ce sera près de 10 km de grande descente !
Ce dénivelé permet de profiter de points de vue imprenables à 360 ° sur l’horizon. A MONTCUQ, à part le donjon, RAS. La forte publicité des melons de Montcuq nous laisse l’eau à la bouche. Aucune parcelle de melons sur notre parcours. Nous continuons les toboggans vers CASTELNAU-MONTRATIER. Dans une grande descente, face à nous, un jeune couple à vélo. Le jeune homme, déjà chargé, tracte sa compagne au bout d’une sangle entre les vélos !!
CASTELNAU-MONTRATIER. Perchée sur un promontoire, cette bastide vaut le détour. Après visite du centre du village et pointage des documents, c’est demi-tour. Le vent est défavorable. Pause déjeuner près du terrain de boules de SAUZET bien ombragé avant la grande descente sur LUZECH que nous visitons en long et en large sous une chaleur de plomb.
Sitôt arrivés, sitôt repartis en véhicule vers CAHORS pour 2 nuits au camping.


JOUR 7 : Mardi 30/6/2020 : CAHORS – ST CIRQ LAPOPIE – LARNAGOL et retour (93 km)
Aujourd’hui nous réalisons l’étape de demain… car nous disposons de plus de temps sachant que nous devons libérer l’emplacement du camping avant midi…. et c’est cerise sur le gâteau. La plus belle étape par grand ciel bleu et chaleur correcte. Les efforts pour atteindre ST CIRQ LAPOPIE sont récompensés. Perchée sur un escarpement rocheux, surplombant de 80 m la rive gauche du Lot, face à un cirque de hautes falaises blanches, cette localité occupe un site remarquable. Nous flânons dans les rues étroites, en forte pente, bordées de maisons coiffées de beaux toits de tuiles brunes. La suite du tracé, par la route touristique du défilé des Anglais est magnifique. Le plus fameux des creux fortifiés bâtis au cours de la guerre de 100 ans est l’apothéose avec vue sur le Lot.
Nous aboutissons à la route de la vallée du Lot. Le relief devient très facile. La route longe la rivière avec ses maisons troglodytes. Nous traversons plusieurs tunnels taillés dans la falaise et ce jusqu’au village de LARGANOL si pentu que nous abdiquons pour la visite du château.
Comme les jours passés dès que la chaleur s’installe, les cigales reprennent leur concert. Il en sera ainsi tout le reste du séjour à vélo.
A LARNAGOL, nous décidons de rebrousser chemin sans remonter à ST CIRQ LAPOPIE. Nous continuons par la vallée jusqu’à BEARS. Après la traversée du pont, les petits braquets sont à nouveau sollicités pour atteindre le sommet des collines. Au lieu-dit « Les Mazuts « nous reprenons la route de l’aller.
Nous terminons par la visite du centre-ville de CAHORS dont le pont Valentré célèbre pour ses 3 tours à mâchicoulis qui s’élèvent à 40 m au-dessus de la rivière, ses parapets crénelés, ses 7 arches ogivales. Très belle journée où nous avons largement musardé.


JOUR 8 : Mercredi 01/07/2020 : CAHORS – LALBENQUE - vers CASTELNAU- MONTRATIER et retour (62 km)
Sortie par un halage sur 2 km avant d’utiliser les développements de montagne vers LALBENQUE, capitale de la truffe. Sur le plateau, le paysage est celui d’une large vallée de campagne bucolique. Les prairies dominent même s’il reste quelques vignobles. Le tracé n’offre pas autant de points de vue que les jours passés. Le temps s’alourdit. Visiblement il pleut à l’horizon. Par ailleurs, près de l’aérodrome de CAHORS, en zone industrielle, au croisement de la D19 et la N20, le descriptif du carnet de route ne correspond pas au terrain ! Nous tournons en rond… Impossible de boucler jusqu’à CASTELNAU-MONTRATIER du fait d’un impératif d’horaire pour revenir au camping. Ce sera la seule entorse à l’Art.5 du règlement qui précise de réaliser le tour sur l’itinéraire prévu… mais le carnet de route a été édité il y a des lustres ! Et l’aménagement des routes a été modifié.
Les points intéressants de ce parcours sont les pauses aux deux caselles, ces petites cabanes construites entièrement en pierres sèches y compris le toit conique élevé en « tas de charge » (chaque nouvelle assise est posée en léger débord sur la précédente jusqu’au blocage de l’ensemble par une pierre assimilable à une clef de voûte) .
Les moutons à lunettes, spécialité de la région sont les premiers que nous découvrons.
Au cours de l’après-midi, déplacement en véhicule à FIGEAC. Plus besoin d’ombre. Une pluie d’orage nous rafraîchit. Le stationnement prévu pour les camping-cars est un vulgaire parking goudronné à quelques centaines de mètres du centre historique. Peu importe la température a sérieusement chuté et l’ombre n’est plus notre focalisation.
La plaie du genou de Marin suite à la chute du premier jour peine à cicatriser. Curieusement la pharmacienne conseille de détourner l’usage d’un complément alimentaire : ouvrir la gélule, destinée en principe à être avalée, et de déposer le contenu de la gélule sur la plaie. Ce serait un remède miracle utilisé par les randonneurs de St-Jacques de Compostelle et nous en croisons un grand nombre chaque jour. Quant aux cyclos, ils sont très rares.


JOUR 9 : Jeudi 2/7/2020 : FIGEAC /LARNAGOL et retour (81 km)
Le ciel garde des stigmates de l’orage de la veille. Nous sortons aisément de la ville encore endormie. La route nous élève vers FAYCELLES avant 4 km de descente plutôt fraîche en dos nu. Ensuite, la route suit de près la rivière LOT. Presque inquiétant, il n’y a aucune circulation. Nous prenons de l’altitude pour dominer cette rivière que nous longeons en suivant ses cingles. Lorsque la vallée s’élargit, la plaine est exploitée en maïs ou maraîchage. Les falaises de pierre de couleur ocre, grisées par le temps sont en saillie sur la route. Clin d’œil au château de LAROQUE-TOIRAC, au flanc de la falaise, qui dresse sa haute silhouette, au-dessus du village et de la vallée du Lot.
A CAJARC, nous attendons l’ouverture de l’office de tourisme pour le pointage des documents. Ce village a été rendu célèbre par 3 personnalités : Le Président POMPIDOU qui y avait une propriété, Françoise SAGAN et COLUCHE des enfants du village.
Nous arrivons très vite au terminus de l’étape, village de LARNAGOL là où nous étions l’avant-veille. Les forêts de chênes et les noyeraies sont les arbres dominants de cette vallée. Nous déjeunons au centre du village de FAYCELLES où nous rencontrons un trentenaire, pèlerin de St-Jacques. Il est parti du PUY EN VELAY il y a 2 semaines. Il lui reste environ 1200 km pour arriver à ST JACQUES DE COMPOSTELLE à raison de 20 à 28 km/jour suivant la température…
Belle étape facile qui boucle la vallée du Lot. Demain, le tracé prévoit la vallée du Célé.


JOUR 10: Vendredi 3/7/2020 : FIGEAC /CABRERETS et retour (102 km)
La fraîcheur matinale nous envahit. Nous avons presque froid aux mains. Changement radical. Le terrain est plus plat que dans notre région et ce sur les 50 km de cette vallée du Célé. Les 20 premiers kilomètres ne sont pas aussi attrayants que les suivants. La vallée se resserre jalonnée de maisons flanquées de pigeonniers ou de bâtisses construites à même la roche. Nous retrouvons un défilé de falaises où nichent des colonies de choucas. Nous arrivons à CABRERETS dans un cirque de rochers au confluent de la Sagne et du Célé. Ce village est très touristique. Nous décidons d’y revenir pour y passer la nuit.
Demi-tour vers FIGEAC. La route est aussi plate dans ce sens mais le vent est défavorable. Nous bénéficions de points de vue différents sur les villages de SAULIAC, MARCILHAC, BRENGUES. Nous entrons dans ESPAGNAC-STE EULALIE. Dans un pittoresque cadre de falaises, ce village groupe ses maisons coiffées de clochetons et de toits pointus autour de l’ancien prieuré qui est converti en gîtes d’étape communaux pour les pèlerins. Curieusement, ce patelin de moins de 100 habitants est en cul de sac. Un couple de randonneurs originaux retient notre attention. Ils disposent de 3 chevaux chargés comme des mules et chaussés de sabots décorés.
En ville de FIGEAC, toujours autant de difficulté pour retrouver la route de notre parking et déménagement pour CABRERETS.
En fin d’après-midi, en tenue de ville, nous reprenons les vélos pour le déplacement entre le camping et le village où nous flânons. Les cigales s’en donnent à cœur joie dans la prairie arborée du camping.


JOUR 11: Samedi 4/7/2020 : CABRERETS/ ASSIER et retour (93 km)
Nous retardons le lever de 15 mn tant il fait froid dans le véhicule (14°). Contrairement à nos prévisions, pour sortir de la vallée vers le Causse, nous ne jouons pas du petit plateau. La montée est très progressive. Faute d’efforts et vent défavorable, on ne parvient pas à se réchauffer. Coupe-vent et gants d’hiver sont les bienvenus.
Nous longeons une petite vallée sans circulation et descendons sur ST MARTIN DE VERS, petite bourgade dont les maisons à tuiles brunes se pressent autour de l’église d’un ancien prieuré au clocher-tour.
La route s’élève rapidement vers ST SAUVEUR LA VALLEE pour arriver à LABASTIDE-MURAT. Compliqué de pointer en ce samedi matin. Nous sommes au point le plus élevé du Causse de Gramat. Comme d’habitude, nous redescendons la valeur de ce que nous avons monté en direction de FONTANES. Le vent transperce.
Le carnet de route conduit sur la D2 réaffectée en D208. La circulation y est intense. Ce choix de route n’est pas judicieux. A LIVERNON, direction ASSIER. Le château est immortalisé par l’appareil photo.
Pour le retour à CABRERETS, ce parcours officiel n’est pas retenu. On préfère emprunter des petites routes désertes vers ESPEDAILLAC où nous tirons la bouffe du sac. Face au vent, nous bravons les routes à coteaux avant d’atteindre la grande descente vers la vallée du Célé. Nous arrivons à MARCILHAC SUR CELE. Nous visitons ce village dans tous ses recoins en passant un certain temps à l’ancienne abbaye.
En soirée, notre maison d’itinérance nous transporte à FLAUJAC-GARE, sur le Causse. Nous y retrouvons notre fille aînée et sa petite famille qui ont élu domicile en ce lieu depuis des années. Ces retrouvailles apportent de la joie au cœur.
Dimanche 5/7/2020 : Journée en famille


JOUR 12: Lundi 6/7/2020 : FLAUJAC-GARE /ASSIER/ MOLIERES et retour (57 km)
Départ dans le crachin vers ASSIER à 9 km pour retrouver notre parcours officiel. Nous assistons à une transhumance de moutons d’une prairie à l’autre… Nous voici en direction du village nommé LE BOURG où nous rencontrons plus de civilisation. LACAPELLE-MARIVAL. On traverse. On visitera au retour si le temps s’améliore. Nous voici sur une route de forêt, sur les contreforts du Massif Central. Le paysage est dans la brume mais il est révélateur d’une montagne moyenne avec ses vallons herbeux. A LEYME, direction MOLIERES. Les employés de voirie reprisent la route en jetant des pelles de graviers sur des plaques de goudron frais rendant la chaussée hyper dangereuse pour les deux roues !
A MOLIERES, la marquise de la mairie nous sert d’abri pour la pause estomac. Nous reviendrons demain dans ce village, en espérant que la table d’orientation offrira une vue sur l’horizon ? Ici c’est le bout de l’étape du jour.
Lors du demi-tour, lorsque nous passons la colline, le soleil remplace la pluie fine et la température est en hausse de 5 à 6 degrés. Nous prenons le temps de visiter LACAPELLE-MARIVAL. Halte aux halles et face au château avec son massif donjon carré à mâchicoulis.
Avant midi, nous sommes de retour au point de départ et profitons à nouveau de nos proches avant un déplacement à ST CERE où nous recherchons maintenant de l’ombre…


JOUR 13: Mardi 7/7/2020 : ST CERE / MOLIERES et retour (73 km)
Départ du camping situé en centre-ville, par la vallée vers LATOUILLE-LENTILLAC. Nous sommes dans le sens montant vers GORSES en faisant le détour par « l’homme mort «. Le tracé emprunte des petites routes pittoresques qui nécessitent de l’énergie. Nous sommes au point culminant du parcours à 680 m. La route bascule sur TERROU. Le paysage et la flore sont typiques du Massif-Central. Les talus sont couverts de bruyère. Nous remontons à MOLIERES où nous retrouvons la route de la veille pour grimper à la table d’orientation située au bout d’un chemin très caillouteux non approprié aux vélos et ce sur au moins 1 km. C’est fastidieux. Le Puy de Sancy est en face de nous, là-bas, assez loin.
Demi-tour vers chez nous. Les montées du matin deviennent des descentes et inversement. On sait ce qui nous attend.
Pas assez de toutes ces difficultés, nous prenons une option, en suivant l’indication de Notre Dame de Verdale. La route est horriblement pentue et sinueuse. Chaque virage en épingle est une élévation à l’étage supérieur. Les points de vue sont aériens. Nous dominons le château de ST-CERE perché sur un éperon rocheux. Quant à la bonne vierge, nous laissons tomber quand, arrivés au parking en cul de sac, il est indiqué d’emprunter un chemin de terre en descente…
En quelques minutes, cette route touristique non autorisée aux autocars est redescendue. Les kilomètres paraissent nettement moins longs dans ce sens. Nous voici revenus sur le parcours du carnet de route. Pointage à l’office de tourisme au retour.
La promenade du soir, à pied, à l’intérieur du camping nous donne une frayeur. Une vipère identifiée par Marin traverse une allée du fin fond du terrain.


JOUR 14: Mercredi 8/7/2020 : ST CERE / GOUFFRE DE PADIRAC/ CARENNAC et retour (59 km)
Départ par la vallée qui longe la Dordogne avant d’obliquer vers AUTOIRE. Au-delà du village, les petits braquets sont de mise. Nous sommes dans le cirque d’AUTOIRE. Notre carnet de route précise de poursuivre par PADIRAC village puis le fameux GOUFFRE DE PADIRAC. Les touristes font déjà la queue à la billetterie. Nous ne sommes pas les bienvenus pour le tampon attestant de notre passage. On nous rejette de toute part. Chacun nous renvoie d’une boutique à l’autre. On y parvient cependant.
Nous gagnons GINTRAC, dans la vallée, par une descente sinueuse très dénivelée. Préparons le mental pour le retour !
Nous longeons la Dordogne jusqu’à CARENNAC, terme de l’étape. Ce village est l’un des plus séduisants tableaux de la vallée de la Dordogne avec ses pittoresques maisons quercynoises et ses manoirs flanqués de tourelles. On s’attarde dans les petites rues bien ombragées.
Pour le retour, la chaleur bat son plein. La remontée sur le gouffre est une épreuve. Plusieurs haltes photos s’imposent dans la descente du cirque d’AUTOIRE tant les points de vue sont magnifiques. Le plus compliqué est passé. On peut flâner à AUTOIRE. Ce village très fréquenté par les touristes a conservé intact son caractère quercynois et occupe un site pittoresque : maisons à colombage, vieilles demeures à encorbellement, élégants manoirs. C’est dans ce décor que nous consommons nos salades.
En début d’après-midi, après repérage du matin, nous sortons d’un camping pour un autre aussi ombragé « l’eau-vive » à CARENNAC. Les espaces destinés aux camping-cars dans les villages sont des places ensoleillées sans arbre !


Jour 15 : jeudi 9/7/2020 :  CARENNAC/MARTEL et retour (70 km)
Comme tous les matins, nous échauffons nos muscles en vallée. Cette fois en longeant la Dordogne. Les premières bosses apparaissent dès que la route s’éloigne de la rivière. Nous retrouvons « la route des noix «. Nous voici sur la Nationale que nous empruntons sur environ 3 km pour la montée à MONTVALENT. Cette ascension (7%, c’est indiqué) offre une belle vue sur le cirque de MONTVALENT. Nous visitons le village sans vie et continuons par une route déformée par les vallons pour retrouver la Dordogne. Là encore, après la montée, la descente est hyper rapide.
Nous traversons la rivière Dordogne entre MEYRONNE et ST SOZY. Direction CREYSSE par une route chargée en gravier non stabilisé. Les descentes se réalisent au pas. Halte à CREYSSE, charmant village étagé avec ses maisons à perron où s’accrochent des treilles.
La montée sur MARTEL est régulière. Nous traversons la campagne. La boucle est bouclée. Le tour du LOT est réalisé. C’est une super randonnée.


Il nous faut cependant retourner à notre véhicule. Nous préférons reprendre la route de SOUILLAC, celle de la première étape, ceci afin d’éviter la route gravillonnée. Excellente initiative. Une route confortable nous ramène à ST SOZY. Le retour sur MONTVALENT est la plus grande difficulté du jour. Une rampe sur plusieurs kilomètres avec des zones très ensoleillées (le thermomètre affiche 35°) sera le plat principal du jour !
Pause déjeuner à FLOIRAC assis sur un muret en centre-bourg. La circulation est déviée pour cause de grands travaux de rénovation de la chaussée. Les 10 derniers kilomètres nous offrent une route très ombragée. De retour au camping, nous avons l’impression d’entrer dans un réfrigérateur tant le véhicule est à l’ombre. C’est appréciable.
Ainsi s’achève le grand tour du département du LOT.

Demain sera un autre jour… Nous irons à vélo en CORREZE pour redécouvrir COLLONGES LA ROUGE avant de profiter, à nouveau, tout un week-end de notre petite famille lotoise. Le compteur vélo affiche plus de 1230 km pour ces 16 jours de randonnées en Occitanie.












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