voyage itinerant club 2019 en touraine

VOYAGE ITINERANT AUDAX EN INDRE ET LOIRE
Du Mercredi 22 au Dimanche 26 MAI 2019


14 licenciés AUDAX sont inscrits à ce séjour. Nous sillonnerons la région en étoile depuis le Domaine des Clairaies à ARTANNES SUR INDRE, hameau en pleine campagne, à 5 km du village situé au Sud-Ouest de TOURS.

Le gîte est très coquet avec, cependant, un vrai labyrinthe d’escaliers de communication.

JEUDI 23 MAI 2019 – ST NICOLAS DE BOURGUEIL avec visite d’une cave

Le départ matinal : 7h30 permet de croiser un chevreuil agile dans un champ de céréales et un écureuil qui risque sa vie sur la chaussée. Il s’en sortira avec quelques blessures dues aux roues…
Le soleil illumine les carrés de trèfles incarnats qui font l’admiration de tous

A SAVONNIERES, nous suivons le fléchage de LA LOIRE A VELO. Après le Bec de Cher, confluence entre le Cher et la Loire, une portion pavée est déplaisante. Heureusement de courte durée. Nous roulons sur la levée qui fait découvrir une Loire superbe, parsemée d’îles sauvages.

A LANGEAIS, nous quittons cette voie européenne. La traversée du pont suspendu aux tourelles néogothiques ne laisse pas indifférent. Nous mettons pied à terre pour profiter du château. On continue sur des routes vicinales qui manquent d’entretien.

Première halte à INGRANDES DE TOURAINE. Il reste une dizaine de kilomètres avant le rendez-vous de la journée à ST NICOLAS DE BOURGUEIL avec accueil chaleureux pour la visite de la cave DRUSSE. Pédagogiquement, l’histoire du vin commence sur le terrain, au pied des vignes avec informations sur l’étude des terres, la durée de vie des ceps, les différents cépages, les maladies, les conséquences des caprices de la météo, les AOC, les différences entre la production biologique et traditionnelle… Nicolas, notre guide au prénom prédestiné en cette commune, poursuit la visite par le chai où la température chute par rapport à l’extérieur. Nous découvrons les cuves en béton et en inox avec explications des tenants et aboutissants pour chacune d’elles. La troisième phase de la visite est celle attendue de tous, la dégustation. Sans expérience, les palais ne s’y trompent pas. Le vin le plus apprécié est celui dont le tarif est le plus élevé « L’intuitive «. C’est son petit nom. Un régal. Après ces petits breuvages, les estomacs crient famine.
Nous déjeunons à la table de pique-nique de la propriété.

Le parcours rejoint progressivement celui de LA LOIRE A VELO, à travers les vignobles puis en longeant la centrale nucléaire d’AVOINE. A LE NEMAN, sur le pont traversant l’Indre, nous sommes tous en admiration de la végétation qui l’édulcore, de longues lianes d’algues à petites fleurs blanches. C’est sublime. Plus loin, sur la levée nous traversons des haies d’honneur de duvet blanc que nous jettent les peupliers. Le sol en est couvert. C’est magnifique. Compte-tenu d’une météo enchanteresse et de l’heure non tardive, c’est de l’improvisation. Nous partons à la recherche du site du rouissage du chanvre. Avec l’aide de riverains, nous y parvenons. C’est à cet endroit, couvert de nénuphars que les grenouilles croassent à tue-tête et que certaines s’accouplent, sans complexe, sous l’œil de l’objectif. Nous poursuivons par un chemin blanc longeant l’Indre pour rejoindre BREHEMONT, charmant port ligérien. Chacun profite de l’instant qui s’éternise avec les explications, sous forme de boutade, d’un patron de bar, à l’allure marginale, sur l’histoire du saumon en Loire.

Nouvelle pause à AZAY LE RIDEAU avec rapide aperçu du château. La fin de l’étape par la vallée des troglodytes offre un nouveau décor où il fait bon rouler. Les derniers kilomètres, sur une route à toboggans, enrayent le ressenti de la journée.


VENDREDI 24 MAI 2019 – VILLAINES LES ROCHERS – Coopérative de la vannerie

Par monts et par vaux nous évoluons vers le LOUROUX. Le paysage n’est pas aussi varié que la veille. Nous roulons dans les grands espaces de cultures.. LE LOUROUX vaut cependant une pause prolongée avec son prieuré entouré d’un enclos. Ce petit village n’a pas échappé à la fermeture de ses commerces hors un restaurant qui accepte de vendre uniquement des cafés mais la commerçante néglige notre bande au profit de son groupe de mamies réunies en groupe de lecture. Nous devons patienter dans une mini terrasse extérieure aux rares sièges.. L’attente est si longue et le café annoncé si cher que nous prenons congé dans le dos de la patronne. A la sortie du village, un petit roquet peut obliger à changer de plateau. La manœuvre échoue pour un vélo blanc et la chaîne est si bloquée que les mécaniciens doivent la dériveter pour remédier au problème.

Après SAINTE MAURE DE TOURAINE, une route à mi-hauteur offre un paysage de bocage.

A ST EPAIN, il est l’heure de déjeuner. Le tour du plan d’eau aménagé est une opportunité. A l’issue, nous entrons dans le village pour le café. Le commerçant, revêche, ne semble pas apprécier les personnes qui ne sont pas St-Epinoises !
La sortie du village se fait sur une route ascendante suivie d’une belle descente et ces épisodes se répètent jusqu’à VILLAINES LES ROCHERS. En attendant l’heure de la visite de la coopérative de la vannerie, nous faisons le tour du village à vélo Son architecture est typique des maisons de Touraine, ses jardins fleuris sont décorés de haies en osier et certaines de ces habitations sont semi-troglodytiques. Lors de la vidéo, un incident se produit. L’un de nous, en bout de banc, se trouvant entre veille et sommeil évite la chute de justesse. Nous profitons de l’atelier de fabrication où travaillent, en silence, quelques personnes qui tressent l’osier avec dextérité à un rythme plus ou moins effréné suivant l’expérience. Les petits sacs à main, qui doivent devenir des produits HERMES luxueux, sont en cours d’exécution. Toutes les structures d’osiers vivants, en extérieur, retiennent également toute notre attention.

Nous pédalons sur d’autres routes en vallons pour le retour par AZAY LE RIDEAU. Cette fois nous prenons le temps de nous poser derrière la grille du château pour l’immortaliser. La difficulté de la sortie éparpille les cyclos. Regroupement au sommet où chacun récupère. Sur les derniers kilomètres, l’improvisation du jour ne réjouit pas l’ensemble du groupe ; le raccourci d’abord asphalté devient chemin de pierre chaotique. Un pneu un peu usagé ne protège pas suffisamment une chambre à air. Réparation sous les seules gouttes de pluie d’orage de tout le séjour.

Après la journée de vélo, chacun vaque à ses occupations. La piscine couverte chauffée n’attire pas les foules mais elle n’est pas boudée pour autant. Quelques personnes s’en vont au village pour l’achat de « cartes postales «. C’est ce soir-là que nous fêtons les 25 ans du voyage itinérant des AUDAX.


SAMEDI 25 MAI 2019 – RIVARENNES et sa poire tapée

Inspection quotidienne des vélos de bon matin. Celui qui a crevé de la roue arrière hier soir, est crevé de la roue avant ce matin…
Le soleil matinal est au rendez-vous. Nous sommes très vite à PONT DE RUAN, joli petit village traversé par l’Indre, cité spécialisée dans la fabrique du gâteau ST AMOUR.

Après la traversée du plateau rural, nous retrouvons les vignobles, ceux de l’appellation « CHINON ». Le village de CRAVANT LES COTEAUX mérite bien son nom. Campée sur la rive droite de la Vienne, la Rabelaisienne ville de CHINON est notre prochaine halte, pour pointage de documents notamment. Certains grimpent la rampe qui conduit au château pendant que d’autres profitent de l’ascenseur autorisé aux vélos. Peu importe. Au sommet le résultat est identique. On y embrasse d’un seul coup d’œil, un point de vue panoramique.

Nous voilà repartis. Un endroit idéal s’offre à nous pour une photo de groupe qui pourrait s’intituler « les fleurs parmi les fleurs «. A l’entrée du château de la Grille, une immense parcelle d’escholtzias de couleur jaune orangé sert de toile de fond.
A midi, nous sommes déjà installés dans le jardin de curé qui juxtapose l’église. L’endroit est bien abrité du vent et agrémenté de carrés de plantes potagères telle la bourrache.

Au pied du château d’USSE, celui de la Belle au Bois Dormant, comme tous les cyclotouristes qui passent à cet endroit, nous posons nos engins pour un bon moment.
En route pour RIVARENNES connue pour sa spécialité culinaire, les poires tapées.
Cette spécialité ancestrale, pratiquement abandonnée au milieu du siècle dernier, connaît, désormais, un succès croissant. Nous apprenons tout de son histoire et de son goût grâce au musée associatif qui assure jusqu’à la dégustation sur place.
Nous terminons le parcours en suivant l’Indre avant d’obliquer pour rejoindre notre lieu d’hébergement. La fatigue se fait sentir. Certains ou certaines ont les muscles en feu, voire-même une fesse endolorie, et pour cause, cette cyclote était assise sur son smartphone..

Au gîte, soir après soir, en attendant le repas c’est la revanche à la pétanque. Ce soir le dîner s’éternise faute de parvenir à faire bouillir les 16 litres d’eau destinés à la cuisson des crozets. La plaque de cuisson est en surchauffe. Cela n’empêche pas la partie de cartes avant le coucher.


DIMANCHE 26 MAI 2019 – TOURS par la Loire à vélo

L’itinéraire est prévu par MONTS, puis MONTBAZON, petite cité médiévale traversée d’Est en Ouest par l’Indre.
Nous traversons ESVRES et arrivons à ATHEE SUR CHER pour la pause de la matinée. A MONTLOUIS, quelques pédalées de plus pour découvrir l’église ST Laurent. L’édifice porte, sur sa façade principale, une inscription incrustée surprenante où l’on peut lire REPUBLIQUE FRANCAISE, LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. Deux hommes en surveillent l’entrée. A notre question, ils répondent être présents dans le cadre du plan Vigipirate ?

A partir de MONTLOUIS nous roulons en suivant le fléchage de la LOIRE A VELO avec plusieurs arrêts pour points de vue. Le parcours tranquille, très faiblement dénivelé, alterne champs, prairies et vignes. Ce tronçon est parfaitement roulant. Nous flirtons avec le fleuve jusqu’au centre de la capitale tourangelle. Impossible de manquer la cathédrale ST GATIEN. Elle est très imposante avec ses tours de 68 mètres et 69 mètres. Nous prenons notre déjeuner face à elle en profitant du spectacle des paroissiens. Au café « Leffe «, le café est ordinaire pour son prix et la patronne, qui a plus de 2 fois ½ 20 ans manque de délicatesse lors du pointage des documents, regrettant l’absence de la moitié du groupe.

En ce jour dominical, la longue piste cyclable de l’avenue de Grammont est vite enfilée. Elle emprunte une contre-allée jusqu’au pont sur le Cher et son lac mitoyen. Nous traversons le parc de la Gloriette pour retrouver enfin les bords du Cher. L’environnement naturel ne fait plus défaut jusqu’à SAVONNIERES, ancien port fluvial où d’authentiques gabares sont amarrées.
Nous quittons ce décor idyllique. Chacun sait que le gîte se situe sur les hauteurs. L’ascension se fait avec facilité. Plus de peur que de mal.

Les 385 km du séjour sont bouclés.
Le convoi de voitures reprend la route du retour et rendez-vous pris pour un nouvel épisode en 2020 du Mercredi 3 au Dimanche 7 Juin. Les personnes intéressées pourraient se faire connaître avant la réservation du gîte. La région n’est pas encore choisie.






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