ADAI 44
Association Départementale des Anciens et Amis de l'Indochine
 
 
 
 
 
 
 
 

SUR LA TRACE DE NOS AINES

                                         OPERATION CASTOR,
                                    20, 21, 22 novembre 1953
 Le vendredi 20 novembre 1953, à 5h du matin, décolle du terrain de Bach Mai, l'aérodrome militaire de Hanoï, le C-473B dakota n° 76356 de l'escadrille 2/64 Anjou. Il transporte le poste de commandement de l'opération aéroportée « Castor » : - Pierre BODET, général de corps d'armée aérienne (****), adjoint au commandant en chef en Indochine, le général de corps d'armée  Henri NAVARRE (****) qui a été nommé le 8 mai, en remplacement du général SALAN, par René MAYER, président du conseil, nomination qu'il n'a pas souhaitée, et qui a pour mission  de rechercher les conditions d'une sortie honorable pour la France . MAYER lui fait connaître son point de vue « cette guerre traîne. On reste là-bas trop attaché à des conceptions territoriales et coloniales. Il faut en finir en trouvant une solution à ce problème qui pompe nos finances, oppose les partis politiques. Il va falloir couper, à vous de voir et de me rendre compte ». A NAVARRE de comprendre. - Jean DECHAUX, général de brigade (**), polytechnicien, commandant le GATAC Nord, groupement aérien tactique nord. - et  Jean GILLES, général de brigade, commandant les troupes aéroportées, vainqueur de la bataille de Nasan, en  décembre 1952.
Leur mission est oh ! Combien importante, déterminer, en fonction des conditions météorologiques, le déclenchement ou non de l'opération de prise de Dien Bien Phu.
A 6h30, l'avion P.C. survole la plaine, le ciel est entièrement bouché. C'est le Q.G.O., terme de code en aéronautique : décollages, atterrissages et parachutages interdits. A 6h45, les nuages se fragmentent. A 7h00, la brume est en voie de disparition. Prenant un bloc message, DECHAUX rédige le texte donnant l'ordre pour déclencher Castor et le fait transmettre au général COGNY, commandant les forces terrestres du nord Vietnam. Celui-ci le transmet au colonel Jean NICOT, chef de l'aviation de transport. DECHAUX vient de donner le feu vert à l'opération de largage de plus de 4000 parachutistes en trois jours. « Aléa jacta est ».
 
Qui a décidé cette opération et quelle est son but ?
 
Au milieu de l'année 1952, il apparut que le Vietminh entend s'attaquer au Laos, notre allié fidèle, et atteindre par là les confins de la Cochinchine. Huit bataillons se sont emparés de Sam Neua, le 3 avril 1953, puis le 9 du poste de Sop Nao et le 17 mai de celui de Muong Khoua par deux régiments d'élite, après un siège de 36 jours. Au moment où NAVARRE arrive, l'adversaire a investi le nord, la capitale spirituelle, Luang-Prabang, se trouvait  menacée. Le problème de la défense du Laos et de notre maintien en haute région allaient se poser en priorité au nouveau commandant en chef. NAVARRE veut barrer la route au Vietminh. Mais, on ne barre pas la route au général GIAP.
Le site de D.B.P. n'est pas un nouveau venu dans l'histoire de cette région du Tonkin. Le nom du village, en thai, est MuongThanh. Devenu, en 1880, le siège de l'administration française, le village perd son nom thai pour celui de D.B.P. qui signifie « chef-lieu de l'administration régionale frontalière ». En 1889, c'est là qu'a été signé un traité mettant sous le protectorat de la France le pays thai. Son artisan en a été le consul de France au Laos, Auguste PAVIE. Une piste, reliant la vallée de D.B.P. à Laichau, porte son nom. En 1940, les japonais,  occupant l'Indochine, firent construire une piste d'aviation. En 1952, les Viets s'emparèrent de la position.
 
Orientée nord-ouest, c'est une belle plaine qui s'étend sur 20 kms de long, sur 5 kms de large. Une rivière, la Nam Youm l'irrigue, l'enlaçant de ses méandres paresseux. La R.P. 41 et la piste Pavie encadrent  le cours d'eau sur toute la longueur du val. Elle est encerclée de collines qui s'étagent entre 400 m. et 1300 m. ( pour le Phu Ya Tao).
Le général NAVARRE juge nécessaire d'installer une base aéroterrestre à D.B.P., considéré comme la porte d'entrée du Laos, et décide de son installation.
Il a été écrit, trente ou quarante ans plus tard, que plusieurs officiers généraux et supérieurs de l'armée de terre et de l'aviation ( BLANC, GILLES, BASTIANI, DECHAUX , NICOT), que le maréchal JUIN ( alors commandant en chef  des forces alliées du secteur centre Europe) étaient contre cette opération. Mais pourquoi, courant 1953, n'ont-ils pas jeté tout le poids de leur autorité dans la balance pour obliger le président AURIOL et le gouvernement à s'opposer à cette aventure ?. Les politiques et le chefs militaires ont laissé NAVARRE s'enfermer dans l'erreur avec un rare aveuglement.
Ce 20 novembre 1953, à 8h45, les troupes, en alerte depuis 4h du matin, sur les deux terrains d'Hanoï, Bach-Mai et Gia-Lam, terminent leur embarquement à bord de 65 douglas C 47 dakotas qui décollent toutes les 30 secondes. Ils déversent dans la cuvette les deux bataillons du G.A.P. 1, dont les commandants ont été prévenus le 19, à 18h, par BODET.
Le 6 B.P.C., 725 hommes, du commandant BIGEARD, saute sur la zone de saut baptisée « Natacha », au nord ouest de la cuvette. Certains éléments, tombant sur une compagnie viet à l'exercice, engage le combat. Le médecin capitaine Jean RAYMOND est tué lors de sa descente en parchute.
Le 2/1 R.C.P., deuxième bataillon du 1er régiment de chasseurs  parachutistes, 675 hommes du commandant BRECHIGNAC, est largué sur au nord de la zone de saut baptisée   « Simone », au sud du village.
Le P.C. Du G.A.P. 1, Lt-Cel FOURCADE, 150 hommes.
Un détachement de la 17è C.P.G., compagnie parachutiste génie, aux ordres du capitaine DUBOUCHET, dont la mission est de remettre en état la piste d'aviation, de l'allonger et de la drainer (mise en place d'un drain le long de la piste).
A partir de 15h00, arrivent en renfort, largués par 41 dakotas,
Le 1 B.P.C., premier bataillon parachutiste colonial, 750 hommes, commandant SOUQUET.  2 batteries de 75 s/recul du 35è R.A.L.P., régiment artillerie légère parachutiste.
la cie C.M.L.L.E.de mortiers de 120, cie de mortiers lourds légion,75 hommes.
L'A.C. P. N°1, antenne chirurgicale para, médecin-lieutenant André ROUGERIE. 
Le 21 novembre est largué le G.A.P.2, aux ordres du commandant Pierre LANGLAIS. Ce G.A.P. comprend :
      - le 1er B.E.P., bataillon étranger parachutiste, 675 hommes, commandant GUIRAUD.
       - le 8éme B.P.C, bataillon parachutiste colonial, 656 hommes,  capitaine TOURRET.
 Le 22 novembre rejoignent la cuvette :
       -  le 5è B.P.V.N., dit le « Bawouan », commandant BOUVERY.
      -  la 1ére C.E.P.M.L., cie étrangère parachutiste de mortiers lourds, 8 tubes de 120mm, Lt MOLINIER.
 Au soir du 22 novembre, l'effectif des T.A.P., Troupes aéroportées, s'élève à 4560 hommes.
 P.S. : une femme a été parachutée avec le 5è B.P.V.N., c'est Brigitte FRIANG. Résistante à 20ans, déportée, rédactrice pour le compte du magazine « Indochine Sud-Est Asiatique », elle a couvert pendant plus de deux mois la vie quotidienne du camp retranché, elle fut rapatriée sur Hanoï début mars.
 
                   SOURCES :
                   Les 170 jours de D.B.P., Erwan BERGOT.Aviateurs en Indochine, D.B.P., P.Charles RENAUD.
                Pour une parcelle de gloire, Marcel BIGEARD.
                B.P., Pierre VALLAUD et Eric DEROO.
                Rencontres, lors du 50ème anniversaire de la bataille, avec d'anciens combattants et des personnes présentes à D.B.P.. Paris, Hôtel des Invalides, 7 mai 2004, caporal RAGOUILLAUX, Simon MARY, GRENAUD, LECHANTEUX.......Pierre SCHOENDOERFFER... .La Fin d'un Empire, t. 2, général SALAN.
                                                                                                                            Jean Marie LORE 
                                                                                                              NANTES, le 30 avril 2018
 

Dien Bien Phu le centre de résistance Béatrice

Lors du voyage organisé par l'ADAI 44, en mars 2018, les participants ont passé deux nuits à Dien Bien Phu dans un hôtel situé à Ban Him lam Nous devions donc être, sur ce qui était en 1953 et 1954, le C.R. Béatrice, Kim Lom pour les Viets.
Ce C.R. était positionné à 3 kms au nord-est de la position centrale, au point où, venant de Tuan Giao, la R.P.41 pénètre dans la cuvette. Il comprenait  trois points d'appui distincs, B1,B2, B3 et B4 contigus, instalés chacun sur un piton, entre la 41 et la rivière la Nam Youn.
Il était tenu par les cinq compagnies du IIIème D.B.L.E., pour un effectif de 437 combattants, aux ordres du Cba Paul Pegot. Arrivé en fin de séjour, Pégot avait souhaité rester avec ses hommes pour ce qui lui paraissait être la dernière bataille.
Le CR est bien organisé, des boyaux de communication relient les différents P.A. et des armes automatiques bien abritées couvrent toutes les voiess d'approche possible.Mais il est domminé par les contre-forts de la jungle montagneuse qui l'entoure. On a pas eu le temps de mettre le feu à la dizaines d'hectares de végétation environnante. De ce fait, une unité viet peu approcher à moins de cent mètres sans risque.
Le piton ouest, B2 B4 où sont positionnés :
*le PC.Cba Paul PEGOT (+13/03), avec pour adjoint le Cap Vincent PARDI (+13/03), D.L.O. Cap Chritian RIES (prisonnier), transmission Lt PUNGIER (+13/03), médecin Lt Jacques LEUDE (prisonnier), renseignement Lt Raymond Cruz (prisonnier).
* la 10ème  Cie, commandée par le Cap Philippe Nicolas (prisonnier, libéré en 9/54) Il prendra le commandement du bataillon après les tués du PC.
* la 12 ème compagnie, commandée par le  Lt André LEMOINE (+13/03), remplacé par le Lt CRUZ.
*la CCB.,Cie de commandement du bataillon, commandée par le Lt  MADELIN.
 
Le piton nord-est, B1 avec:
*la 11ème Cie, aux ordres du Lt BEDEAUX(+11/03), remplacé par le Lt TURPIN.
 
Le piton  sud-est, B3 avec:
* la 9ème Cie, 107 hommes, aux ordres du Lt André CARRIERE (+13/03).
Le 13 mars, à 17h30, après un violent bombardement," un matraquage" à coup de 105, quia surpris par son intensité,sa précision et sa terrible efficacité, l'infenterie donne l'assaut. Il est mené par deux trung-doan ( régiment) du dai-doan (division), le 141 et le 209, soit environ 3000 bodoid. dès le début du bombardement, un coup direct frappe le PC. du bataillon (la salle O.P.S.), tuant ou blessant tous les occupants.
Après de violents combats, avec toutes les armes, pour finir à la grenade et au corps à corps, à 20h30, B1 est conquis, puis B3 où il restait 25 combattants. Entre minuit et 0h15, B2 et B4 succombent. A 0h15 les liaisons radios se sont tues
Quelques 60 combattants réussirent à s'échapper de la nasse et à rejoindre, par un tunnel qui avait été creusé par ordre du Cpt NICOLAS, le CR.principal.
           
                BEATRICE avait sombré Pavillon Haut, fidèle à la devise " More Majorum"
                                                                                                                 
                                                                                                                            Jean Marie LORE, 05/2018
 




   L'Odissée du Lieutenant TURPIN sur Béatrice              
 
Sur le C.R. Béatrice, à minuit, le 14 mars 1954, les bombardements reprennent. Dans le blockhaus, où le lieutenant TURPIN se trouve avec le médecin Lt LEUDE, il perçoit de plus en plus les cris et les commandements ennemis à travers les rafales et les éclatements. Les Viets couvrent leur avance à la baïonnette et à la grenade, hurlant « Légionnaires rendez-vous ! ». Un obus frappe l'abri qui semble exploser avant de s'effondrer. TURPIN est projeté contre une parois et ressent une vive douleur au bras droit pendant qu'un jet de sang inonde son visage. Son coude droit est brisé, et le sang qu'il perd vient de sa tempe entaillée par des éclats. Pour ne pas être enfumé ou tué, il sort soutenu et guidé par LEUDE, et est fait prisonnier . Profitant du fourmillement humain des bodoïs, il s'écarte sans se presser, rêvant de s'esquiver, et va s'allonger contre un des blockhaus.
 
Après la prise du C.R. vers deux heures, les Viêts ont rassemblé les survivants et les ont obligés à passer devant l'un de leurs officiers afin de faire « l'inventaire », de procéder aux fouilles et aux interrogatoires. TURPIN  échappe à la fouille ?
 
Vers trois heures, le gros des forces viêts se retire du C.R. avec les prisonniers en laissant une garde qui poursuit la fouille du terrain. C'est ainsi qu'un soldat le trouve et s'assied sur le bord de la tranchée où TURPIN a trouvé refuge.  Ils échangent quelques mots. Le soldat n'insiste pas lorsque TURPIN refuse qu'il lui enlève sa montre. Il avait, au moment d'être pris, glissé son portefeuille et ses papiers dans le bas de son treillis contre l'un de ses  brodequins  et retiré les  galons métalliques de son épaule droite, mais son bras droit cassé l'empêche de faire de même pour l'épaule gauche. Le soldat viêt s'éloigne, mais revient un quart d'heure plus tard accompagné d'un responsable. Celui-ci parle couramment le français et l'interroge sommairement ; nom, grade (il se dit sergent), français, chef de section ou pas, blessures, combats menés, chefs tués lors des combats. Il lui demande s'il peut marcher malgré ses blessures, car il ne faut pas rester là les pitons vont être bombardés. TURPIN se prépare à descendre vers la R.P.41 où les bodoïs regroupent les prisonniers, mais l'officier le retient par la manche et lui dit « le président HO CHI MINH nous ordonne de faire preuve de clémence et de générosité envers les prisonniers blessés ». Après un temps de réflexion, il complète sa pensée « nous allons vous laisser rentrer dans vos lignes » . A cet effet, il lui remet - deux laissez-passer signés par NGUYEN QUANG HAI, chef d'état major du régiment 141 qui a détruit le poste de Kim Lom (Béatrice) - et des feuillets à remettre au colonel de CASTRIES,  commandant du G.O.N.O., par  les quels le Viet Minh autorise les Français a relever ce jour 14 mars au matin leurs tués et blessés, et demande une suspension  des combats de 08h00 à 12h00. Son premier interlocuteur détache la montre de son poignet . Il n'est pas fouillé, on lui demande simplement s'il n'a pas d'arme, pistolet ou poignard. TURPIN est libre.
 
Pour atteindre la R.P. 41, il franchit péniblement deux réseaux de barbelés.Il fait nuit et un silence pesant est tombé sur ce qui fut Béatrice. Il s'engage en direction de D.B.P., ne rencontrant ni amis ni ennemis. Peu à peu, le soleil se lève, il fait jour lorsqu'il atteint le camp retranché et arrive à l'antenne chirurgicale du médecin commandant Paul GRAUWIN. Les feuillets sont remis a de CASTRIES. Un geste humanitaire ! dont il soumet l'approbation à la décision de Hanoï qui la répercute à Saïgon. La proposition est accordée. Elle permet de récupérer  une demi-douzaine de blessés.
 
Vers 15h00, il a la chance d'être évacué par le premier avion qui se pose en ce 14 mars et repart sous les obus. Partent avec lui, Melle Paul BOURGEADE, la secrétaire de de CASTRIES et un blessé africain.
 
Voilà l'incroyable concours de circonstances auquel le lieutenant TURPIN doit la vie sauve.
 
Pourquoi cette trêve ? En réalité cette offre apparemment généreuse masque des dispositions tactiques visant à passer à la deuxième phase de l'offensive dont l'objectif est Gabrielle. Plus grave encore, l'aviation ayant reçu l'ordre de ne pas intervenir dans l'espace aérien de D.B.P. pendant la trêve, le général GIAP pourra déplacer ses canons de 75 à l'insu de commandant du C.R. .
 
P.S. : le lieutenant TURPIN est originaire du Loiret. De quelle ville ou commune ? Il serait né entre 1923 et 1928. Il a fait Saint-Cyr, était marié et père de deux fillettes, à l'époque. Il serait décédé en janvier 2001, âgé de plus de plus de 70 ans ?
 
Sources ; Lettres de Diên Biên Phu
 
« Puisse-t-il y avoir toujours quelqu'un pour honorer la mémoire de ces hommes »
 
Jean Marie LORE, Nantes, mai 2018
 
La Page Histoire sera animé par Jean Luc et Jean Marie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 LA  COMPLAINTE  du TU-BINH   de la  R.C.4
 
Aigris, cocus et mécontents allez donc en Extrême-Orient !
 Belle carrière !
Voilà comment de bons enfants , se sont retrouvés pour longtemps
 en zone frontière .
Le Tonkin était commandé par un poireau bien fatigué ,
 Intérimaire.
Car pour rassurer les inquiets  Alessandri , en France , était
 permissionnaire.
Trois colonels il y avait :
un toubib et puis un goumier , un légionnaire.
Ils se sont si bien débrouillés qu’à eux trois ils ont fait merder
 toute l’ affaire.
Et tout ça était commandé par un gazier qu’était resté
loin en arrière.
C’était Constant qu’il s’appelait.
Grâce à lui nous avons paumé la zone frontière.
L’affaire fut rondement menée .
A  Coc-Xa , ça s’est terminé , dans les calcaires .
Et après par petits paquets , on leur dit :
regagnez That-Khé , par les rizières.
Pour que la manœuvre soit corsée , That-Khé était évacuée .
Tant pis derrière !
Quelques cocus ont pu passer .
Pas mal de copains sont restés dans la rizière.
Les colonnes enfin regroupées ,ont fini par se rencontrer Camp du Grand-Père
et tous ceux qui furent coxés ,sont devenus hôtes forcés et millionnaires .
Notre ministre a rouspété , puis limogé l’père Carpentier , très en colère .
Et puis tout ça , ça s’est tassé .
Parait même que ça l’a aidé  dans sa carrière .
L’école de guerre aux aguets , comme exemplaire .
C’est un exemple , en vérité , de ce qu’on peut intituler :
 à ne pas faire..
Aux pauvres bougres ainsi gaulés , le ministre a décerné
des tas d’croix d’guerre.
L’assemblée nationale s’est levée ,bien qu’au fond elle s’en foutait
de cette affaire .
Nos enfants seront extasiés devant l’histoire enjolivée
de leurs grands-pères .
Ça prouve aux plus désespérés , que tout finit par s’arranger ,
  Sur cette terre.
Par les lieutenants  PLANET , GRAZIANI et CHAUVET 
3e BCCP prisonniers au camp N° 1
                       Extrait du livre de CYRIL  BONDROIT.
3e  BATAILLON COLONIAL DE COMMANDOS PARACHUTISTES
                        3e   BCCP INDOCHINE 1948-1950
                            HEXAGONE PUBLICATIONS
le  07/06/2018 JL COSTET