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RANDONNEE PERMANENTE EN ARGONNE

En 1987 : création de la randonnée permanente : En Argonne

Randonnée homologuée par la FFCT
 
Randonnée touristique et historique de 288 km à travers le massif de l’Argonne qui vous mène de la  Meuse au sud aux Ardennes au nord. Parcours vallonné.
 
 Inscription : 3€

 Contact : Roger TRIOLET        Tél. : 03 26 65 16 63    
                                                   Mail :  cyclotriolet@gmail.com


- L'Argonne 
L'Argonne est une des régions naturelles de France, s'étendant sur la Marne, les Ardennes et la Meuse, à l'est du bassin parisien. L'Argonne est une région de forêts et d'étangs. Sa capitale est Sainte-Ménehould ( prononcer Sainte menou) réputée pour la cuisson de ses pieds de cochon.

Dans l'histoire de France, la région de l'Argonne s'est forgée une réputation grâce surtout à trois évènements:
- l'arrestation de Louis XVI à Varennes en 1791
- la bataille de Valmy en 1792. C'est au moulin de Valmy, le 20 septembre 1792, que l'armée révolutionnaire sous les ordres de Dumouriez et Kellermann, arrêta l'invasion austro-prussienne commandée par le Duc de Brunswick.
- la grande guerre de 1914-1918, notamment lors de la bataille de l'Argonne, en septembre 1915.

L'Argonne et le TGV
Le 03 avril 2007, un nouveau record mondial de vitesse sur rail, sur la ligne TGV Est, au sud de Sainte-Ménèhould secteur de Passavant en Argonne-Le Chemin. Entre les 193,5>Pk>191,2, record établi à 574,8 km/h.

En savoir plus sur cette très belle région: http://​www.​argonne.​fr/​index.​php

Mairie de Sainte-Ménehould

RANDONNEE PERMANENTE "En Argonne" label FFCT n° 15












                          

Comité Marne
Asptt Cyclo Châlons en Champagne – N° ffct 1605
15 rue Jacques Duclos
51000 CHALONS EN CHAMPAGNE


EN ARGONNE – Randonnée permanente – label n°15

A cheval sur les départements de la Marne, de la Meuse et des Ardennes, le massif argonnais est le pays de la forêt, des étangs et des herbages.
Plateau bosselé et raviné, il constitue une région naturelle qui s’étend sur une largeur moyenne de 30 km entre la plaine champenoise à l’ouest et la vallée de la Meuse à l’est.
Il rattache les plateaux de la Haute Marne au sud à ceux de l’Ardenne au nord.
C’est surtout « la terre d’histoire » par excellence.
La Champagne Ardenne, c’est trente siècles d’histoire ; d’ Attila à la seconde guerre mondiale, toutes les invasions ont traversées cette terre.  A trois reprises en moins de 80 ans, la guerre ravage la Champagne. Ce n’est que l’armistice de1945 signé à Reims et prélude à l’Europe actuelle, qui y met fin. Mais c’est aussi la terre des rois avec les sacres en la cathédrale de Reims.

 C’est sur une partie de cette terre, l’Argonne, que nous vous proposons de poser vos roues.
C’est aussi une des parties historiques essentielles puisque c’est ici que c’est déroulée la bataille de Valmy, qu’est né Dom Pérignon, le père du champagne, que fut arrêté Louis XVI et que les allemands furent vaincus après les derniers combats d’Argonne.

Le parcours fait une boucle de 288 km – 3 BCN / BPF – vallonné mais sans difficultés importantes. Vous roulez sur de petites routes bucoliques en passant par les 3 départements, Ardennes, Marne et Meuse.
Pas de délai. 2 jours sont toutefois le minimum pour profiter des nombreuses sources d’intérêt.

Carte : Michelin 306 Local, Aisne, Ardennes, Marne.

Départ : se fait classiquement de Givry en Argonne, mais il est possible de partir de Ste Ménéhould ou Vouziers.

Contact responsable :
Roger TRIOLET
Asptt Cyclo Châlons en Champagne
10 Rue Théodore de Banville
51470 SAINT MEMMIE
03 26 65 16 63
cyclotriolet@gmail.com


Conditions climatiques : possible à partir de mai ou les couleurs de printemps sont en fête. Juillet, août et septembre est la période la plus favorable et la fin octobre ( avant le passage à l’heure d’hiver) offre une palette de couleurs exceptionnelles.

Hébergements : 
Givry en Argonne : espace vacances Le Val D’Ante – hôtel de l’Espérance - camping.
Ste Ménéhould : plusieurs hôtels resto – recommandé, le Cheval Rouge (logis de France) - camping .
Vouziers : plusieurs hôtels resto - camping.

Quelques restos et épiceries se trouvent sur le parcours, notamment à Passavant, Valmy, Vienne la ville, Apremont, Grandpré, Les Islettes, Beaulieu en Argonne, Triaucourt.

Vélocistes : Ste Menehould et Vouziers.




VALMY
Le 20 septembre 1792, à Valmy, la Révolution française est sauvée in extremis de l'invasion étrangère.
Après la chute de la monarchie, un mois plus tôt, les Prussiens ont envahi sans difficulté l'est de la France. à Paris, où l'on a proclamé la patrie en danger, beaucoup crient à la trahison. Des sans-culotte courent d'une prison à l'autre et massacrent les prisonniers.En Champagne, les généraux Dumouriez et Kellermann, fraîchement nommés, arment à la hâte les volontaires. Leurs armées composées de soldats professionnels et de volontaires se regroupent sur le plateau de Valmy.
47.000 Français adossés à un moulin font bientôt face à 34.000 Prussiens sous le commandement du duc de Brunswick.
Quand le brouillard se dissipe, Kellerman lève son épée, surmontée de son chapeau au panache tricolore, et crie: Vive la Nation. Les soldats l'imitent et entonnent la Marseillaise.
 
L'infanterie prussienne monte à l'assaut mais recule presque aussitôt sous le feu de 36 canons. Pour la première fois depuis le début de la guerre, les Français encaissent l'attaque sans broncher.Le duc de Brunswick est décontenancé par cette résistance. 20.000 boulets sont au total échangés avant qu'il ne décide de se retirer. La canonnade a fait en tout et pour tout moins de 500 victimes (300 chez les Français, 184 chez les Prussiens).Les Prussiens, trempés par la pluie et rendus malades par la dysenterie qu'ils ont attrapée dans les vignes de Champagne, battent sagement en retraite.
Les Français s'abstiennent de les poursuivre, ce qui vaudra plus tard aux généraux des deux camps d'être soupçonnés de trahison. En fait, le Duc de Brunswick était un joueur fanatique criblé de dettes. Il était aussi franc maçon, comme Danton, de la même loge des neufs sœurs. Le général Dumouriez était de son côté haut dignitaire du Grand orient. Ces appartenances ont pu faciliter des arrangements clandestins autour du moulin de Valmy.
En attendant, la France est préservée de l'invasion. La Révolution peut continuer !
Désormais, les actes publics seront datés de l’an I de la république.
Abattu par la tempête de 1999, le moulin est reconstruit et a été inauguré le 20 septembre 2005.

En mars 2014, un musée dédié à la bataille de Valmy a ouvert ses portes près du moulin.



BRAUX SAINTE COHIERE

Ancienne demeure fortifiée bâtie en pleine période de guerre civile, la seigneurie de Braux-Sainte-Cohière est un bel exemple de l’architecture régionale de la fin du XVIe siècle. Ses fortifications de brique et de glaize, pierre typiquement champenoise, lui confèrent une allure de force et de tranquillité. Des douves délimitent un quadrilatère dont les courtines et les quatre tours d’angles munies de canonnières devaient permettre d’en protéger l’accès. Situé aux marches du royaume, aux portes de la Lorraine, le château de Braux-Sainte-Cohière a été le témoin des événements de la fuite de Varennes (21 juin 1791) et de la bataille de Valmy (septembre 1792).

SAINTE MENEHOULD

Sainte-Ménehould s'étend aux lisières de la forêt d'Argonne, entourée par l'Aisne et l'Auve, au pied du rocher où fut autrefois son château fort.
 La ville doit son nom à Manéhildis ou Manehould, princesse du Vème siècle, fille du Comte de Perthois, SIGMAR ou SIGIMER.
Sainte-Ménehould, réunie au XIIème siècle au Comté de Champagne, devint définitivement française au XIIIème siècle après réunion du Comté à la France.
En 1545, l'ingénieur MARINI la dota d'un puissant système de fortifications.
Henri IV devenu Roi de France, s'y rendit en compagnie de Marie de Médicis ainsi que Louis XIV après les troubles de la Fronde.
En 1719, la ville fut presque entièrement détruite par un incendie accidentel et fut reconstruite grâce à l'aide du Roi Louis XV.
C'est à Sainte-Ménehould que Louis XVI et sa famille furent reconnus par le maître de poste DROUET, qui put les faire arrêter à Varennes-en-Argonne le soir même.
Le Général Dumouriez s'y installa avant la bataille de Valmy.
Lors de la Première Guerre Mondiale, elle fut un important centre militaire, siège de la IIIème Armée Française.
Occupée et endommagée pendant la dernière guerre, elle s'est relevée de ses ruines et a connu un certain essor économique à la fin des années soixante.
 Capitale de l'Argonne, tournée vers l'avenir sans renier son passé; Sainte-Ménehould, en bordure de l'autoroute A4, cherche à se développer et à devenir le centre actif de cette région attachante. 

Dom Pérignon incontestable père spirituel des Champenois.

La légende a fait de ce moine bénédictin le Père du Champagne, le fabuleux alchimiste qui aurait fait, pour la première fois, mousser le vin et pétiller les petites bulles autrefois dans nos coupes, aujourd'hui dans nos flûtes levées d'un bout à l'autre de la planète. Notre vin est devenu le symbole de la fête, de l'allégresse partagée, de l'exaltation de la victoire il y a peut être plus de trois siècles de cela.
Inventeur de l'assemblage de crus et cépages 
   L'innovation incontestée de Dom Pérignon consista, avant de les pressurer, à assortir systématiquement les raisins des diverses origines, et pas seulement d'une seule vigne, soit qu'ils aient été vendangés dans différentes parties du domaine de l'abbaye d’Hautvillers, soit qu'ils proviennent des livraisons reçues par celle-ci au titre de la dîme due par plusieurs villages des environs et acquittée en vins, ou en raisins.
 Le Père Pérignon, religieux bénédictin d'Hautvillers sur Marne, est le premier qui se soit appliqué avec succès à assortir ainsi les raisins des différentes vignes .  
  Inventa-t-il le Champagne ? A l'époque où les bouteilles étaient bouchées avec de l'étoupe, Dom Pérignon rechercha un moyen plus esthétique et surtout plus propre. C'est alors qu'il eut l'idée de couler de la cire d'abeille dans le goulot des bouteilles ce qui leur assurait une herméticité parfaite. Mais, plusieurs semaines après le bouchage certaines bouteilles se mirent à exploser ce qui intrigua beaucoup Dom Pérignon ; à force de recherches il finit par découvrir que la cire d'abeille contenait du sucre et que ce sucre avait provoqué une fermentation à l'intérieur des bouteilles d'où leur soudaine effervescence et le fait qu'elles ne résistaient pas à la pression. Ainsi étaient nés la fermentation en bouteilles, la méthode champenoise et tout simplement le Champagne" .

La fuite de Louis XVI

Le 20 juin 1791,Louis XVI accompagné de sa famille, fuit Paris à travers la Champagne. Il ne se cache guère, car il sait que Châlons est monarchiste. Mais il ignore que l’Argonne, qui déteste la gabelle, n’a aucune envie de revenir à l’ancien régime.
Le 21 juin 1791, DROUET est maître de poste à Sainte-Ménehould depuis deux ans. C'est un jeune bourgeois instruit âgé de 28 ans, marié et père de deux enfants.
Rentrant des foins, il croit reconnaître la famille Royale dans deux voitures qui échangent leurs chevaux à son relais de poste. 
 
      En fait, il s'agissait bien du Roi Louis XVI, de la Reine Marie-Antoinette et de leur entourage, quittant la France afin de rejoindre aux frontières des troupes qui permettraient la reconquête du Royaume et la restauration d'un pouvoir absolu. La municipalité, alertée par des rumeurs, confortée par les renseignements de DROUET, décide, par délibération, d'arrêter la fuite du Roi et charge DROUET de cette mission. 
Pourquoi DROUET ? Parce qu'il est robuste, bon cavalier connu pour son goût de l'égalité, de la justice et son esprit de décision. 
     Parti une heure après la berline Royale, il la rejoint à Varennes. Il avertit la municipalité du bourg et la garde nationale. Son rôle décisif va permettre d'arrêter la fuite du Roi, vite démasqué. Mais là ne s'arrête pas la vie publique de DROUET. 
     Le 24 juin, il est accueilli par la municipalité de Paris, présenté à l'Assemblée Nationale où il sera fêté, glorifié et récompensé. 
     Un an plus tard, à la tête de la Garde Nationale, il s'oppose à l'envahisseur prussien en Argonne alors que se déroule la bataille de Valmy. 

VOUZIERS
Sous-préfecture, Vouziers est une petite ville  (5047 habitants) accueillante, dynamique qui connaît une vie associative et culturelle intense et variée.
Centre vital et commercial de l'Argonne ardennaise, elle se situe en bordure des Crêtes Ardennaises, au pied des Monts de Champagne, à égale distance  du massif de l'Ardenne creusé par l'impressionnante vallée de la Meuse sinueuse et sauvage, et de la Champagne alliant grandes cultures céréalières et vignobles réputés. Arrosée par l’Aisne et desservie par une branche du canal des Ardennes, Vouziers est la ville centre de la Communauté de Communes de l'Argonne Ardennaise (2C2A) qui regroupe 100 communes de 6 cantons.
Se refusant de vivre à l'écart du Monde et des grandes questions qui l'agitent, la Ville s'est déclarée successivement zone dénucléarisée (opposée à la traversée de son territoire par des transports de produits ou déchets nucléaires), hors OGM (refus de cultures en plein champ de plants d'organismes génétiquement modifiés sur son territoire) et en juin 2006, hors AGCS (refus de l'accord général du commerce des services qui fait des services une marchandise soumise aux lois du libéralisme).

GRANDPRE
 Chef lieu de canton, Grandpré compte aujourd’hui 500 habitants. Bâti au pied des monts de l’argonne dont l’altitude moyenne se situe aux environs de 200m ; Grandpré domine la vallée de l’aire.
L'entrée du défilé de Grandpré a longtemps été une situation stratégique importante. Un château féodal domina la région durant plus de 4 siècles, participant aux guerres, pillages ou différentsdémantèlements.

Détruit sur ordre de Charles VI, cette forteresse fut remplacée dès la fin du 15éme siècle par un château, oeuvre des seigneurs de la Maison de Joyeuse, qui fut complétée par Claude de joyeuse en 1617. Ce dernier fit bâtir en particulier les communs (véritable joyau architectural) et la fameuse "Porte de Justice" avec des échauguettes décoratives, encadrée par deux colonnes torsadées et sur-montée de bretèches.
ROMAGNE SOUS MONTFAUCON
La D. 123 traverse cette immense nécropole où 14 000 tombes sont alignées. Les deux entrées sont encadrées de pavillons dominés par l'aigle américain. Vers le sud, le terrain s'élève vers une chapelle dont la façade néo-romane s'inscrit au milieu d'une galerie de cloître. 

MONTFAUCON
Le mémorial américain de Montfaucon d’Argonne (Meuse) se caractérise par une colonne grecque de 72mètres de hauteur, surmontée d’une reproduction de la statue de la liberté.
C’est le plus grand des mémorials de guerre des Etats Unis en europe.
Il commémore la victoire de l’armée américaine dans l’offensive de la Meuse Argonne du 26 septembre au 11 novembre 1918 et les actions de l’armée française qui conduisent à l’armistice. 
Durant la première guerre mondiale, un observatoire allemand de batteries lourdes était établi sur la colline, à l’emplacement du village, conquis les 26 et 27 septembre 1918 par 12 divisions américaines et 300 chars d’assaut. 
Le site , que domine le monument, conserve également les ruines de l’ancienne collégiale et plusieurs blockhaus édifiés à partir de 1915. Par décret du 24 septembre 1930, il a été concédé à perpétuité à l’état américain.

VARENNES

L’arrestation du roi

Le 21 juin 1791,la voiture arriva à 11 heures du soir sonnant devant la maison. Les domestiques vinrent de suite ouvrir la porte. La femme de chambre de Monsieur de Préfontaine demanda aux illustres voyageurs s’ils désiraient quelque chose. La Reine lui dit : « Je vais descendre, ma bonne ». Ce qu’elle fit pour ses besoins. La voiture y resta près de ¾ d’heure. 
C’est certainement la durée de cet arrêt qui a provoqué l’arrestation du Roi à Varennes, quelques heures plus tard. Le postier DROUET eu le temps de rattraper le convoi royal. Il alerte les habitants et le procureur de la commune. C'est le soir. Le tocsin sonne. Les villageois, menaçants, se rassemblent autour de la maison. 
Le 23 juin au matin, la berline reprend le chemin de Paris, escortée de trois députés. Elle entre à Paris deux jours plus tard, dans un silence funèbre, les badauds ayant ordre de ne pas prononcer un mot.
Musée des combats d’Argonne
Le musée est installé à proximité du Mémorial américain des combats de l’Argonne, dans un bâtiment moderne inauguré en 1973. L’Arrestation de Louis XVI : maquette situant l’événement dans la ville, itinéraire, chronologie, mannequin d’un garde de l’époque, vaisselle et malle de la famille royale, buste de Marie-Antoinette, représentations des événements qui ont suivi l’arrestation … L’Argonne : • Histoire : habitat, forêts, situation géographique. • Artisanat : verrerie, faïencerie, tournage sur bois, charronnage, tonnellerie... • Vie religieuse et éducation. • Céramique locale de l’Age du fer, gauloise, gallo-romaine, médiévale et moderne. • Conséquences de la Première Guerre Mondiale sur la vie des habitants de l’Argonne. • La Grande Guerre : exceptionnelle collection de témoignages de la Première Guerre Mondiale : évolution de l’équipement et de l’armement (individuel et collectif) français et allemand, les tranchées (leur défense, la vie des hommes à l’intérieur), les forts, la guerre des mines et la Butte de Vauquois, les Garibaldiens en Argonne, l’Argonne dans la bataille de Verdun, l’intervention américaine, les soins (Croix Rouge et service de santé), la guerre et l’édition, les décorations militaires, l’Argonne après la guerre.

HAUTE CHEVAUCHEE / ABRI DU KRONPRINZ / KAISER TUNNEL 

Haute chevauchée.
Les combats de la Haute chevauchée ont pour origine la tentative de prise en tenaille de Verdun en septembre 1914. Après avoir franchi la Meuse au nord, les allemands, arrivant du nord est de Verdun sont descendus vers le sud jusqu'à Rembécourt et Vaux Marie. C’est de la qu’ils ont été repoussés suite aux combats acharnés de la nuit du 9 au 10 septembre 1914. Ce dégagement des abords ouest de Verdun a occasionné l’installation du front en Argonne. En effet, l’armée de Sarrail a poursuivi les allemands jusqu’à la ligne de Varennes. Le 15 septembre, l’armée du Kronprinz a arrêté sa retraite à la hauteur de Montfaucon. C’est alors que les combats d’Argonne ont commencé.
•Le Monument-Ossuaire de la Haute Chevauchée 
Le Monument-Ossuaire de La Haute Chevauchée a été édifié en 1922 à l’initiative de la Comtesse de Martimprey à la mémoire des "Morts d'Argonne". Il regroupe les ossements de milliers de soldats inconnus, toutes nations confondues qui se sont sacrifiés pour leur patrie.
A l’arrière de ce monument, on peut voir un important entonnoir résultant de l’explosion de la plus grosse mine allemande (52 tonnes ½ d’explosifs) le 12 décembre 1916. Sur le rebord de ce cratère, une croix de la réconciliation franco-allemande a été érigée en 1973 à la mémoire de tous les morts des combats d’Argonne. 
• Le sentier historique 
Du parking aménagé, le visiteur peut emprunter le sentier historique créé par l'ONF. Sept bornes explicatives sont disséminées sur le parcours qui vous fait découvrir sapes et entonnoirs de mines et vous emmène dans les tranchées.
• Le cimetière de la Forestière 
A 2,5 km de l'ossuaire, le cimetière de La Forestière étonne par ses somptueux hortensias bleus, blancs et roses qui ont été plantés après la guerre par la Comtesse de Martimprey, veuve du Capitaine de Martimprey.
Il abrite les tombes de 2220 soldats français tombés en Argonne. Il est l'unique cimetière militaire français fleuri. Avant d’arriver au carrefour de la Croix de Pierre, un blockhaus porte le nom du lieutenant Courson. Il servait à l'artillerie.


Abri du Kronprinz.
Site encore relativement bien conservé, sur la route de Varennes au Four de Paris.
Casemate décorée et tranchées formaient le poste de commandement allemand, ou venait régulièrement le Kronprinz et le Kaiser depuis leur quartier général de Stenay.

Kaiser tunnel
Après la Bataille de la Marne, la 5ème armée allemande bat en retraite et stabilise son front en forêt d'Argonne en creusant des tranchées pour contrer l'avancée de la 3ème armée du Général Sarrail. Le Kaiser Tunnel fut construit à partir de novembre 1915 par les soldats allemands pour assurer les liaisons avec le front sous la côte du Kronprinz. (Frédéric-Guillaume). Les soldats s’enterrent pour creuser des kilomètres de galeries , chambres d’abris, quartiers de casernement, un hôpital de fortune à l'extrémité nord, une centrale électrique à l'extrémité sud (ventilation, pompes à eau, éclairage...), dépôts ainsi que postes de commandement et de communication.
Il servira durant 2ans jusqu'en septembre 1918, date à laquelle les Allemands décident d'évacuer tout le matériel et de faire sauter toutes les issues juste avant l'offensive américaine.



SAINT ROUIN / BEAULIEU en ARGONNE
L'histoire de ce lieu remonte au lundi 17 septembre 680. C'est en effet à cette date que s'établit un pèlerinage consécutivement à un miracle effectué par un moine de l'abbaye de Tholey en Sarre, nommé Graudingus . Notre moine cherchant à évangéliser le Sud argonnais se retrouva face aux hommes d'arme du seigneur des lieux, un certain Austresius (qui donnera son nom au village Autrécourt). Chassé à grand coups de pieds dans le derrière, Graudingus entreprit un voyage à Rome où il se vit confirmer sa mission d'évangélisation.

Sur le chemin du retour, Graudingus se demandait bien comment il allait pouvoir s'attirer les bonnes grâces du méchant Austresius. C'est en arrivant en Argonne qu'il appris que la famille du païen seigneur était tombée malade. Rigolant dans sa barbe car il savait que Dieu était derrière tout cela, il fit boire à cette famille de barbares l'eau de la fontaine qui coulait dans les bois de Beaulieu. Et bien sûr tout le monde fut guéri, et devant ce miracle Austresius dut s'incliner.
On construisit dans cette forêt une chapelle dédiée à Graudingus qui, s'étant aperçu que son nom pouvait prêter à rire, préféra se faire appeler Saint Rouin. Et, comme la chapelle était détruite à chaque invasion, on la reconstruisit encore et encore au cours des siècles ; l'Ermitage n'apparaissant que des années plus tard.

En 1946 la chapelle s'écroula une nouvelle fois et on décida de la reconstruire suivant un concept... moderne que l'on doit au Père Rayssiguier (collaborateur de Matisse à la Chapelle de Vence). Béton banché, pilotis, formes simples et géométriques, le tout adouci par les créations d'une artiste de huit ans (Kimié Bando) à qui l'on doit les vitraux, le gratte-pieds (très important le gratte-pieds !), le clocher et les arabesques qui agrémentent l'aspect "décoffré brut" du béton. Quant à la porte très "design", elle est due à l'artiste Pierre Szekely.

La fontaine est toujours visible, ainsi qu'un retable de l'Assomption du XVIIIe siècle, seul vestige de l'église de l'abbaye de Beaulieu, situé un peu plus haut dans les bois.
Beaulieu-en-Argonne est situé dans le paysage vallonné de la forêt d'Argonne. Par le passé, le village était le siège d'une importante abbaye bénédictine, construite au XIIème siècle à l'endroit où Saint-Rouin avait fondé un monastère au VIIème siècle. C'est un village "rue", typiquement lorrain que les habitants ont entrepris de faire revivre grâce au fleurissement : 14 000 plantes sont installées tous les ans, dans un style très naturel de jardin anglais. C'est un but de promenade reposant et vivifiant. Vous pouvez même y séjourner dans les trois gîtes ruraux ou à l'Hostellerie de l'Abbaye, oû vous serez accueillis simplement mais chaleureusement. 
Pressoir du XIII en chêne.