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"Détecter les jeunes talents de l'arbitrage français"

Nicolas Maestre est un arbitre international FIBA et est très impliqué sur la Zone Sud-Ouest, pour partager son expérience avec les jeunes arbitres en devenir. Superviseur sur le TIC, il nous explique les objectifs de ce tournoi vis-à-vis de l’arbitrage français. De la formation à la détection, les tournois de jeunes sont à ce titre un véritable outil de travail.
*Le TIC est une étape pour sélectionner les jeunes talents français d’arbitres, quelle est votre impression sur les hommes en gris de ce tournoi ?
Ici, c’est un stage effectivement de détection pour le plus haut niveau. Il y a trente arbitres pour quelques places au bout seulement et à ce titre, 7 arbitres sont candidats pour obtenir leur ticket sur des stages nationaux et il y aura trois places. Sur toute la zone Sud-Ouest, il y a trois places. Ils partiront ensuite pour une détection nationale qui dure trois ans, et à l’issue de ces trois ans, ils pourront arbitrer sur le plus haut niveau, Nationale 1, puis Pro B et peut-être Pro A. Sur ce tournoi, il y a trois groupes qui se détachent, les leaders qui se débrouillent très bien, le groupe de ceux qui arbitrent bien et qui prennent du plaisir à arbitre et puis il y a le groupe de ceux qui sont en difficulté, même sur ces matches de benjamins et pour eux cela va être plus compliqué.
*A quel âge on peut être détecté dans l’arbitrage ? Comment sont sélectionnés les arbitres du tournoi ?
Certains viennent dès 15-16 ans, mais d’autres peuvent arriver plus tard, sans que cela soit un handicap sur ce tournoi. Il faut savoir qu’il y a deux arbitres sélectionnés par comité c’est peu donc pour être pris au TIC de Zone il faut avoir été repéré par son comité, montrer son engagement, montrer sa motivation car des fois des jeunes disent qu’ils veulent venir, mais ne le montrent peut-être pas suffisamment. Et si les jeunes sont bons, ils auront leur chance, à travers les stages de détection, via le comité, puis les ligues régionales pour s’engager dans le cursus. Ensuite, le parcours est le même pour tout le monde, il faut s’inscrire à une école d’arbitrage, commencer les stages départementaux, puis les stages régionaux, et ce tournoi par exemple nous sert aussi à détecter les futurs arbitres du championnat de France.
*Les arbitres sont aussi souvent des basketteurs ?
Tous les arbitres qui sont là ont joué au basket et hier soir ils ont fait un match entre eux pour qu’ils puissent arbitrer aussi et tous jouer un petit peu au basket. Certains jouent très bien, d’autres moyennement et cette soirée nous a permis aussi de parler du ressenti du joueur vis-à-vis de l’arbitrage.
*Et à votre époque, c’était déjà la même chose, quel recul avez-vous sur ce tournoi ?
A mon époque oui c’était déjà comme ça, chaque année c’était détection et puis on sortait ou pas.  La progression peut aller très vite pour celui qui est motivé et qui travaille.
*Vous êtes ici en tant que superviseur des arbitres, quel est votre rôle ?
Mon poste à la fédération, en tant que responsable de la zone sud-ouest je m’occupe des formateurs, encadrer tous les coaches d’arbitres et tous les cadres techniques, avec Philippe Creton. Tous les matches étaient coachés et en parallèle, il y a un stage de détection, donc il fallait diriger les cadres et les 7 candidats. Le rôle de coach-arbitre existe depuis 5-6 ans, en fait chaque coach d’arbitre est à la table et à chaque temps mort, il donne ses retours sur les situations pour guider les arbitres. Ils se sentent épaulés, les coaches des équipes savent qu’il y a un coach-arbitre et c’est pour ça que sur ce tournoi, je n’ai pas entendu un mot sur les arbitres venant des coaches, car ils savent que le coach des arbitres est là, que s’il y a quelque chose à dire, c’est lui qui le dira. Chacun a son équipe et c’est un vrai avantage.
*En France, vit-on de l’arbitrage ?
On est très peu à en vivre, je suis professionnel, j’ai cette chance, car actuellement nous ne sommes que 6 en France à vivre de l’arbitrage.
*Un message pour les jeunes joueurs ?
Pour moi, je pense que tous les joueurs(es) devraient arbitrer dès le plus jeune âge, soit à l’entraînement, sur des plateaux, on pourrait imaginer sur des tournois de niveau ligue avoir une sélection d’arbitres mais issus des joueurs, tu aurais le Quercy qui jouerait contre l’Ariège et c’est le Tarn qui arbitrerait, et comme ça tout le monde passerait à l’arbitrage et tous les petits jeunes se rendraient compte que ce n’est pas si facile que ça d’arbitrer ! Et il faudrait aussi en retour que les arbitres coachent et aillent jouer pour se rendre compte de la difficulté de réaliser des gestes techniques et quand je suis en retard défensivement par exemple, parfois il y a des contacts qui sont liés au retard défensif et que l’on ne peut pas tout pénaliser au basket, ça n’est pas parce qu’il y a un contact qu’il y a faute. Pour moi, il faudra petit à petit que tout le monde s’implique dans l’arbitrage et dans le jeu.