L'AMBIBOULE DE FORT
 

ORIGINE DE FANNY

Mais pourquoi utiliser ce terme d' Embrasser Fanny ?
 

Embrasser Fanny

c'est perdre une partie de boules (jeu provençal ou pétanque) sur le score de 13 à 0. Le perdant ou l'équipe perdante se devait alors d'embrasser le postérieur dénudé d'une Lulu factice. Les expressions « faire fanny », « baiser Fanny », « être fanny » ou « se prendre une fanny » sont équivalentes et peuvent être utilisées dans d'autres activés comme le baby-foot ou le ping-pong.
 

Tradition

À l'origine, les perdants devaient embrasser les fesses d'une femme factice prénommée Fanny, représentée sous forme de tableau, de poterie ou de sculpture. Aujourd'hui, elle se rencontre davantage chez les antiquaires et les brocanteurs qu'au bistro du coin. Mais tous les clubs boulistes en conservent une à leur siège et cette icône fait partie de leur patrimoine.
C'était à la fois une récompense et une honte pour l'équipe perdante mais toujours une franche rigolade pour les spectateurs. « Embrasser Fanny, c'est l'image effrayante de la défaite, la preuve horrible qu’on a été battu, et pas seulement battu, mais vaincu lamentablement, l'humiliation totale : perdre par 13 à 0 ! ».
 

Le rituel de Fanny

 
Pour pallier le manque cruel de Fanny de comptoir acceptant de se retrousser en public, fut mise en service, dans tous les lieux où l'on jouait au jeu provençal ou à la pétanque, une Fanny postiche aux fesses rebondies. Conservée avec ferveur, véritable relique païenne, cachée dans une petite armoire, derrière un panneau ou un rideau, elle n'était dévoilée que pour un retentissant 13 à 0. Alors, le malheureux vaincu, à genoux comme s’il allait à confesse, en présence de tous, s’approchait de l'autel pour baiser l'icône. Faire passer le postérieur de Fanny à la postérité fut aussi une façon radicale de braver la morale bourgeoise chrétienne qui jetait l'opprobre sur ses fesses dénudées.
Étrangement, en anglais, « fanny » signifie « popotin », et plus anciennement « vulve ».