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Association Multisports, reconnue d'Utilité Publique

Qu’est ce que les Productions Gymniques et Artistiques (PGA) ?

Mise en ligne : 11/05/2017
 
Source : site FSGT.org
 
Les PGA allient l’expression sportive (gymnastique, acrobatie, portés, main à main, stretching, aérobic ...) à l’expression artistique (danses, théâtre, mime, burlesque, parodies, montage scénique.)
 
De 7 à 77 ans, c'est une activité
-    qui peut intéresser, faire pratiquer ensemble, toutes les tranches d’âges ;
-    qui permet aux plus jeunes d’entrer dans le monde du sport et de l’expression artistique facilement ;
-    qui offre la possibilité de ne pas devenir un "retraité" sportif trop jeune, sans être un exutoire des "laissés pour compte" de la danse ou de la gymnastique ;
 
 
Les PGA se pratiquent :
-    sous forme compétitive, dans le cadre de championnats départementaux, régionaux et nationaux ;
-    sous forme festive (non compétitive), dans des fêtes de club et galas de fin de saison, dans des festivals, départementaux, régionaux et nationaux ;
-    de 2 (minimum) à 25 ou 30 ou plus ;
-    avec ou sans engins (usuels ou fabriqués pour l’occasion).

Elles offrent un spectacle culturel et sportif de plusieurs centaines de participants, permettant la recherche de la plus parfaite osmose entre les divers "ingrédients" d’une production : musique, chorégraphie, technique, mise en scène, interprétation, solidarité entre les partenaires .


Les PGA octroient aux pratiquants une grande liberté de créer, produire, s’exprimer dans différentes formes artistiques, offrant la possibilité du mélange des genres d’expression dans une même production.
Au-delà d’une activité sportive et artistique, les PGA sont avant tout un grand moment de rencontre entre ami(e)s.

Les catégories d'âges

- moins de 13 ans ;
- moins de 18 ans ;
- moins de 30 ans ;
- plus de 30 ans
- toutes catégories d’âges
 
 

L’histoire des PGA

Mise en ligne : 11/05/2017
 
Source : site FSGT.org
 
Pour les PGA, l’enjeu de l’avenir, et pour être une activité à part entière, il est indispensable de...
  •     mieux rassembler, ce qui peut paraître différents
  •     mieux faciliter la responsabilisation, la création.
  •     mieux intégrer les notions de compétition, loisir, plaisir, dans les différentes formes et façons de pratiquer et de pratiques. En un mot mieux construire l’identité PGA, pour ne pas être un substrat d’activité
  •   mieux construire cette identité, sous entendu connaître son passé, les fondations de l’édifice qui permettent de l’élever encore plus.
 
QUEL EST DONC CE PASSE ?
Une certitude, les PGA sont issues des fameuses Productions Spéciales des clubs de gymnastique qui avaient pour objectif d’accompagner en précédant ou prolongeant les compétitions de gymnastique.
Ces productions spéciales avaient une fonction de relation et de propagande et se rattacher à la notion de "fête de club".
Suggérant que la pratique compétitive rigide car codifiée pouvait amener à autre chose de plus "libre", de moins contraignant, tout en étant très technique.
IL EXISTE DEUX EPOQUES DANS L’HISTOIRE DES PGA
 
1- Avant le logo
C’est, sans trop se tromper dans les années 70, et précisément en 74, sous le vocable festival de productions gymniques que le 1er rassemblement des clubs FSGT à Nîmes s’est déroulé. Le palmarès consistant à remettre des palmes de l’originalité, du plus grand nombre, etc ... l’objectif étant de démontrer aux gymnastes que la gymnastique pouvait s’exprimer différemment, sans le stress de la compétition et de montrer également le potentiel de la FSGT dans ce type de pratique. Ces productions gymniques vont rapidement devenir Production Gymniques Acrobatiques (déjà le vocable PGA). Évoluant sans une quelconque réglementation la récompense suprême étant d’avoir sa production retenue pour participer aux spartakiades de Prague ou de Moscou. Partie intégrante de la commission fédérale de Gymnastique, organisée en sous-commission.
C’était beau, intéressant, mais restrictif, car seule la pratique gymnastique avait sa place dans cette activité. Inévitablement vint le moment ou la coupure du cordon ombilical avec la commission fédérale de gymnastique s’avéra nécessaire. Cette coupure a permis l’essor véritable de la pratique PGA accueillant en son sein, outre les clubs de gymnastique, les clubs de danse, de gym d’entretien, de Gymnastique Rythmique, ainsi qu’une multitude d’expressions venant du théâtre, du comique et de la comédie musicale. C’est l’histoire d’après le logo.
2- Après le logo
 Ce logo fut créé par les responsables de l’époque (1990) et déposé comme une marque, pour éviter ou tout au moins réduire l’espionnage, la récupération, l’imitation (et ce fut déjà le cas !). L’activité devenant en même temps les Productions Gymniques et Artistiques. Nous pouvons affirmer sans crainte de trop se tromper que cela a permis une évolution tant quantitative que qualitative. Tout en développant une approche et une réflexion sur une affirmation de l’identité PGA. Cette identité s’est affirmée progressivement au travers :
  •     de l’évolution constante du contenu, notamment des catégories de productions ;
  •   de la mise en place d’une grille de notation se démarquant des critères de codification existants. De la mise en place d’un règlement se voulant à la fois contraignant, pour un minimum de contrôle et assez souple pour ne pas brider les envies de construire et d’imaginer.
Cette évolution d’une activité "inventée" par la FSGT, il faut le répéter, a prouvé, par le mélange, le brassage, d’une multitude d’expressions et d’acteurs, sa capacité à produire de la vie associative.
Ces réflexions et ces actions sont toutes orientées vers un développement départemental, régional, national, où l’épreuve nationale ne serait pas un aboutissement, mais, au contraire, un mélange de concrétisation, de récompenses et de promotion pour donner envie de "faire de la PGA" comme disent nos ami(es) du sud-ouest.
L’évolution du monde géo-politique a mis à mal la dimension internationale des PGA d’une certaine époque. En effet l’effondrement du bloc de l’Est mettait un terme aux spartakiades et par la même, à un des attraits que pouvait offrir la pratique PGA. La dernière participation s’est faite en 1985 avec le club de Nîmes.
Il se passera 11 ans avant que les PGA, au niveau du collectif national, renouent avec une activité internationale. C’est la Gymnacopia de Tallin en Estonie (organisation de la Confédération Sportive Internationale du Travail) en 1996, qui avec la participation de 5 clubs PGA marquera le début d’une nouvelle ère internationale de l’activité. Cela s’est continué depuis en Suisse à Lausanne en 2001.
Toutefois, pendant cette période de non activité internationale, certains clubs comme Savigny ont continués à avoir des contacts avec l’étranger.
L’épreuve nationale devenue depuis championnat / festival à elle aussi vécue 2 époques :
  •    La première période, sans quotas pour les clubs participants et qui voyait une participation fluctuante selon que l’épreuve était organisée en province ou en région parisienne. Elle a connu son apothéose en 1990 à Savigny où 92 productions et plus de 1180 participant(es) étaient engagés.
Cela devenait trop lourd et risquait de discréditer l’épreuve et l’activité. La décision de mettre en place des quotas fut prise.
  •    La seconde, avec des quotas par club, attribués en fonction de l’importance du club et ne pouvant pas dépasser un maximum de 76 productions. Cela n’a pas toujours été facile de gérer, mais ce système a bien fonctionné jusqu’en 2001 et le championnat de Villepinte.
Pour ce championnat nous avons été confrontés à une augmentation sensible d’engagements de productions qui dépassaient le maximum "autorisé", 80 ! Cette nouvelle situation nous a fait prendre conscience qu’il nous fallait revoir, une nouvelle fois l’organisation de l’épreuve, non seulement sur l’aspect des quotas de participation mais aussi sur son déroulement, pour retrouver ce que nous étions en train de perdre et qui faisait la grande force des PGA.
 
LA CONVIVIALITE
C’est à Port de Bouc en 2002 qu’un nouveau championnat, sur 2 jours, avec un temps de retrouvailles et d’échanges beaucoup plus important a vu le jour. C’est cette voie que nous voulons conserver pour l’avenir, tout en étant attentif aux évolutions possibles, évolutions qui peuvent nous amener à réfléchir une nouvelle fois à un déroulement différent.
Beaucoup de choses se sont passées, beaucoup d’évolution, marque l’histoire des PGA, même si comme le dit l’article de D.I.R.E en A.P.S n°19 de Juin 1986, nous sommes seulement à la préhistoire de l’activité.
Certainement d’autres évolutions plus ou moins importantes, plus ou moins marquantes auront lieu. Peu importe, si elles s’inscrivent, dans le but recherché par les acteurs de l’activité, a savoir un développement encore plus conséquent et la pratique d’un sport véritablement différent et non marqué par un quelconque modèle dominant.
Cet historique, forcément incomplet, s’appuie sur des articles et témoignages issues de la revue Sport et plein air et de D.I.R.E en A.P.S.
 
COMPLEMENT DE L’HISTOIRE DES PGA - pour ceux qui veulent en savoir un peu plus !
Histoire revisitée et complétée des PGA, grâce notamment aux sources citées ci-dessus, mais aussi à la mémoire de quelques « anciennes » de l’activité qui ont vécu celle-ci depuis pratiquement le début ;
Pour mémoire, l’ancêtre des PGA sont bien les Productions Spéciales nées dans les années d’après-guerre 1947-1948. La base de ces productions était la gymnastique, elles avaient déjà un caractère compétitif, un corps de juges (3 à 4 personnes) officiait, lors de ces représentations. Elles étaient jumelées avec le championnat de gym et les mouvements d’ensemble servaient d’ouverture à la fête de l’après-midi. Ces concours ont disparu dans les années 1960.
Peu de renseignement sur la succession des Productions Spéciales, de leur arrêt jusqu’à l’apparition des PGA (Productions Gymniques Acrobatiques) en 1974. Déjà PGA, mais pas encore PGA, en effet si l’intitulé est le même le contenu diffère sensiblement.
Les productions gymniques acrobatiques, excluaient pratiquement tout ce qui n’était pas d’essence gymnastique propre, seuls les clubs développant la gymnastique et voyant au travers des PGA un complément agréable, un dérivé au cadre strict de la compétition gymnique, s’engageaient dans la voie de ces pratiques.
Les Productions Gymniques Artistiques, à l’inverse, ont été plus mobilisatrices car acceptant des activités très voisines de la gymnastique, des activités faisant appel aux techniques scéniques, théâtrales, et bâtissant ensemble cette nouvelle pratique, apparue certainement dans les années 80.
Devant l’engouement suscité par l’activité et un dynamisme certain, les responsables de l’époque ont déposé le sigle et le logo pour en faire la propriété exclusive de la FSGT et évité ainsi toute appropriation illégale. Ce logo est apparu, en 1990 lors du championnat national de Savigny.
Le championnat de Savigny a été, à plusieurs titres intéressant car :
  •    Il marquait l’arrivée du logo et la « seconde naissance » des PGA ;
  •   Il atteignait un summum au niveau de la participation (historique du championnat) confrontant responsables de l’activité et organisateurs de clubs à un véritable "casse-tête" ;
  •    Il marquait la fin d’une époque avec des engagements libres, à discrétion et le début d’une autre période, avec la mise en place de quotas, visant à éviter le " n’importe quoi ". Tout en restant souple pour ne pas pénaliser, au nom d’un sacro-saint règlement les clubs fidèles à l’activité.
Cette évolution, quant à la participation à l’épreuve nationale, n’a pas toujours été facile à gérer mais le système à bien fonctionner jusqu’en 2001 et le championnat de Villepinte.
Pour Villepinte, l’activité s’est trouvée confronté, malgré le système de quotas, à une nouvelle hausse de participation. Paradoxalement cette flambée ne s’est pas située au niveau des clubs, mais au niveau des productions engagées. On peut l’expliquer de différentes façons :
  •  L’engouement suscité par les PGA ;
  •  L’organisation en région parisienne ;
  •  L’indiscipline de certains clubs ne respectant pas les règles établis par l’activité.
Ce qui, entre parenthèses, démontre qu’un règlement aussi pointilleux soit-il, ne résout pas tout, notamment l’état d’esprit animant les responsables des clubs.
Les difficultés rencontrées à Villepinte et la confirmation de l’effritement de certaines valeurs chères aux PGA et à la FSGT en général, ont amené la FSGT à accélérer la concrétisation de la réflexion que menait depuis quelque temps l’activité sur le déroulement de l’épreuve nationale et l’organisation de celle-ci sur deux jours.
En changeant l’organisation du championnat, la prétention n’a pas été de résoudre tous les problèmes, d’aplanir toutes les difficultés. La volonté a été de se donner des moyens supplémentaires pour réinstaurer ce qui était en train de se perdre, du point de vue de la FSGT. Comme dit dans le chapitre (évolution) la convivialité ne se décrète pas, elle se construit, se façonne pas à pas à l’aide d’outils, de moyens mis en place. Donner aux retrouvailles, aux échanges un temps beaucoup plus important, fait partie de ces moyens !
Port de bouc en 2002 a inauguré ce nouveau type de fonctionnement, le soleil aidant, avec la sensation, certainement trompeuse, d’avoir trouvé LA solution. Saint-Ouen en 2003, dans un contexte social difficile, a démontré que qu’on n’était pas encore « sorti de l’auberge »
L’histoire des PGA continue, notamment au travers de l’épreuve nationale, véritable vitrine de l’activité. En 2005 le rendez-vous s’est déroulé en région parisienne et en 2006, en province, dans la belle ville de Marseille. Chaque étape est importante pour continuer à construire l’histoire des PGA.
L’histoire s’est poursuivie depuis. A suivre !