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La liberté retrouvée des joggeuses afghanes (L'Equipe)

https://​www.​lequipe.​fr/​Coaching/​Running/​Actualites/​La-​liberte-​retrouvee-​des-​joggeuses-​afghanes/​966057

Alors que l'aube point sur Kaboul, des dizaines de femmes s'adonnent aux plaisirs de la course à pied sur un chemin aride qui épouse les hauteurs de la capitale afghane, savourant chaque instant de liberté.

Tous sports - Running - Créé en 2014, Free to Run a pour objectif de rendre autonomes les femmes dans les zones de conflit par le biais du sport: course à pied, randonnée, ski, cyclisme ou kayak. (ShutterStock) - )
Créé en 2014, Free to Run a pour objectif de rendre autonomes les femmes dans les zones de conflit par le biais du sport: course à pied, randonnée, ski, cyclisme ou kayak. (ShutterStock) - )
Le groupe "Free to Run", entièrement féminin, se rend également sur les sentiers et les parcs de la ville plusieurs fois par semaine. Mais ses membres doivent alors braver regards désapprobateurs, insultes et même violence physique pour pouvoir profiter du plaisir rare de s'entraîner en plein air. « Quand je cours, je me sens libre », dit Zahra, 26 ans, dont le nom de famille, comme d'autres joggeuses interrogées par l'AFP, n'est pas divulgué pour des raisons de sécurité. « J'aime courir parce que ça me motive, ça donne un sens à ma vie »,assure celle qui a commencé à s'entraîner il y a un an à peine et a déjà terminé deux marathons et un semi-marathon.
 
Rien n'est facile pour les femmes dans une société afghane patriarcale et ultra-conservatrice, où faire du sport en public est considéré comme « honteux ». Zahra se moque pourtant des critiques. Les entraînements, dans cette ville déchirée par la guerre où les attentats-suicides sont fréquents, commencent à l'aube, même pendant les mois les plus froids, lorsque les températures peuvent être négatives et que l'air est vicié par la fumée des poêles à bois et à charbon.
 
« Quand je cours, je me sens libre »
 
Des mini-fourgonnettes passent chercher les jeunes filles et les femmes à leur domicile et les conduisent dans des endroits relativement sûrs pour courir. A leur volant, des hommes, leurs chaperons. Foulard ou bandana sur les cheveux, baskets aux pieds, l'équipe s'élance. Le soleil baigne d'une lumière rosée les montagnes qui entourent Kaboul. Courant à leur propre rythme derrière leurs entraîneurs, les joggeuses affrontent en souriant l'air froid, sec et poussiéreux de Kaboul qui fait couler leur nez et brûle leurs poumons.
 
( ) ShutterStock
( ) ShutterStock
 
« Je me sens bien quand je cours, dit Marmar, 17 ans, qui a déjà remporté trois courses en deux années de compétition. Ma famille veut que je devienne professionnelle. Je suis fière de moi... et ma famille aussi », sourit la jeune fille, qui insiste toutefois pour couvrir son visage lorsque l'AFP la filme, par crainte de représailles.
 

Rendre autonome grâce au sport

Free to Run a vu le jour en 2014, à l'initiative d'une avocate canadienne spécialiste des droits de la personne et ultramarathonienne, Stephanie Case. Cette organisation à but non lucratif a pour objectif de rendre autonomes les femmes dans les zones de conflit par le biais du sport: course à pied, randonnée, ski, cyclisme ou kayak. Elle compte plus de 380 membres en Afghanistan, où recruter des filles et des femmes reste difficile.
 
Si se lever aux aurores peut en décourager certaines, le plus grand défi est d'obtenir la permission de leurs proches, explique Kubra, responsable du programme Free to Run dans le pays. « Les familles s'inquiètent de l'insécurité et refusent que leurs filles rejoignent l'équipe, poursuit-elle. Car beaucoup pensent qu'il n'est pas approprié pour les filles de courir, « surtout en plein air »,au regard de tous. Pour cette raison, de nombreuses joggeuses sont des Hazaras, un groupe ethnique considéré comme le plus progressiste en Afghanistan.
 

Développer la confiance en soi

« Je me sens puissante quand je cours. Cela me fait du bien, j'oublie tout mon stress », dit Jamila, 18 ans, dont la famille est selon elle « ouverte d'esprit » et l'encourage à faire de l'exercice. Environ un tiers de l'équipe est composée de joggeuses qui s'entraînent pour des courses en Afghanistan et à l'étranger, notamment en Mongolie et au Sri Lanka. D'autres participent à des séances d'entraînement lorsqu'elles le peuvent, appréciant autant de suivre le rythme de leurs amies que de faire de l'exercice.
 
« Courir a changé ma vie »
 
En plus d'améliorer leur condition physique, Kubra affirme que la course à pied a aidé les filles et les femmes à gérer leur anxiété et à développer leur confiance en elle. Ce jour-là, lors d'une randonnée en montagne au début de l'hiver afghan, le groupe marche joyeusement ou court, en écoutant de la musique, chantant et bavardant. « Courir a changé ma vie », dit Fatima, 26 ans, qui a commencé il y a sept mois, après avoir senti « qu'il manquait quelque chose dans (sa) vie ».
 
Veste du Real Madrid, foulard à motifs et casquette par-dessus, elle assure se sentir « en meilleure santé » et dit vouloir « encourager (les autres filles) à courir ».  « C'est le sport le plus facile, insiste-t-elle. Et tu te sens libre .» 
Avec AFP
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Gene Dykes bat le record du monde du marathon des plus de 70 ans (L'Equipe)


En 2 heures, 54 minutes et 23 secondes, l'Américain de 70 ans Gene Dykes a battu le record du monde du marathon des septuagénaires et plus.

Voir l'image sur Twitter
Le record datait de 2003 : 2h54'48'', par le Canadien Ed Whitlock, le premier septuagénaire à courir un marathon sous la barre symbolique des trois heures. Ce samedi 15 décembre à Jacksonville, en Floride (Etats-Unis), l'Américain Gene Dykes a battu ce record du monde du marathon des plus de 70 ans, de 25 secondes. Temps final : 2 heures, 54 minutes et 23 secondes. Au marathon de Toronto en octobre, déjà, ce coureur de 70 ans avait tenté de battre le record de Whitlock, mais avait échoué pour même pas 30 secondes.
 
Interrogé par Runner's World, il a déclaré, après avoir franchi la ligne d'arrivée à Jacksonville : « Ma première pensée a été que cela libère vraiment mon emploi du temps pour l'année prochaine. » L'Américain peut désormais stopper sa quête de record. Tout en continuant les courses, comme les ultra-marathons. Evidemment.
 
D.B.
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Changement d’âge chez les masters (running.bzh)

Mise en ligne le 23/04/2019
 
 
La commission nationale d’athlétisme MASTER (intégrée à la FFA) a décidé par vote de descendre l’âge minimal pour la catégorie MAster. C’est désormais à partir de 35 ans que l’on devient Master. A noter qu’il faut la décision finale du bureau de la FFA, afin que tout devienne officiel.
 
 

Qu’est ce que cela veut dire ?

A partir du 01 novembre 2019 (selon décision bureau directeur FFA), les catégories MASTER seront donc harmonisées dans toutes les disciplines (cross, piste, route, trail, montagne), tranchées par âge de 5 ans.
Pour les garçons, M 35 M40 M45 M50 M55 M60 M65 etc etc  … chez les filles F35 F40 F45 F50 F55 F60 F65 …
 
On a envie de réagir en se disant « vive les récompenses d’après course… »
C’était déjà long avec les V1 V2 V3 V4 … mais alors là …. les récompenses ne vont plus finir !! Mais les organisateurs vont ils suivre ces tranches pour les récompenses ?
Affaire à suivre …
 

Pour précision sur les Masters

Depuis des années, un athlète devient Master le premier jour de la saison durant laquelle il atteint son 40eme anniversaire. Cette catégorie est la sienne au 1er novembre de chaque année quand la saison redémarre.
Sur route et en cross on utilise les catégories de 10 ans. V1, V2, V3, V4 et V5 (ou M1, M2…). Un athlète entre dans ces catégories au premier jour de la saison durant laquelle il atteint 40, 50, 60, 70 ou 80 ans.
Pour les Championnat de France sur Piste et en Salle ainsi que les championnats d’Europe et du Monde toutes spécialités on utilise les catégories de 5 ans. M ou F 35; 40; 45; 50; 55 etc.
Un athlète entre dans une catégorie d’âge dès le jour de son anniversaire. Exemple: Un athlète qui aura 60 ans au mois de mai participera en M/F 55 au mois de Mars en salle mais en M/F 60 ans au mois de Juin sur piste. Attention c’est la date de la première épreuve de la compétition qui compte et non la date de l’épreuve à laquelle participe l’athlète.
Les athlètes dont l’âge est compris entre 35 ans et 40 ans restent Senior jusqu’au 31 octobre 2019 au regard de la réglementation française.
 
Pour les Championnat de France sur Piste et en Salle ainsi que les championnats d’Europe et du Monde toutes spécialités on utilise les catégories de 5 ans. M ou F 35; 40; 45; 50; 55 etc.
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Hyperandrogynie : « Le nouveau règlement relève d’un contrôle scandaleux du corps des femmes » (Le Monde)

https://​www.​lemonde.​fr/​sport-​et-​societe/​article/​2018/​04/​26/​hyp​eran​drog​ynie-​le-​nouveau-​reglement-​releve-​d-​un-​controle-​scandaleux-​du-​corps-​des-​femmes_​5291059_​1616888.​html
 
L’IAAF veut obliger les athlètes hyperandrogynes à abaisser leur taux de testostérone si elles veulent continuer à s’aligner sur certaines épreuves.
Propos recueillis par Anthony Hernandez Publié le 26 avril 2018 à 15h16 - Mis à jour le 26 avril 2018 à 16h48
Caster Semenya lors des Mondiaux de Londres.
Caster Semenya lors des Mondiaux de Londres. Daniel Ochoa De Olza / AP
La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) dévoile, jeudi, les nouvelles règles d’éligibilité aux compétitions féminines. Au centre de la manœuvre, on retrouve la question de l’hyperandrogynie de certaines athlètes, accusées de profiter d’avantages inéquitables. Pierre-Jean Vazel, entraîneur d’athlétisme, qui a travaillé sur la question, notamment sur son blog pour Le Monde.fr, est en opposition totale avec la politique de l’IAAF.
Lire aussi : Caster Semenya et ces championnes trop « testostéronées »

Quels sont les principaux changements induits par l’IAAF concernant les athlètes hyperandrogynes (qui produisent naturellement des taux élevés de testostérone) ?

Il est important de rappeler que, sur ce dossier, l’IAAF marche depuis le début main dans la main avec le CIO. Leurs experts scientifiques, qui travaillent sur ces réglementations, sont les mêmes. On sait tout d’abord qu’une nouvelle catégorie est en préparation, une sorte de troisième genre. Cela s’appuie sur les travaux du docteur Yannis Pitsiladis et d’une ancienne athlète transgenre, Johanna Harper. En début d’année, ils ont donné une conférence pour expliquer qu’en Allemagne, un troisième sexe venait d’être légalement créé, que cela existait dans une dizaine de pays, donc l’IAAF et le CIO veulent faire la même chose.
 
De plus, certaines de ces femmes « DSD » ont un chromosome XY, dont le métabolisme dépend beaucoup de la testostérone. Baisser ce taux pour pouvoir participer à des compétitions ne s’impose pas d’un point de vue médical – elles ne sont pas malades – et plus encore, cela les met en danger, car une vingtaine d’effets indésirables sont recensés et cela provoque de manière anticipée une sorte de ménopause.

L’obstination des instances sportives, en particulier l’IAAF, repose-t-elle sur les clichés associés aux corps des femmes ? Est-ce idéologique ?

On est dans une croyance. D’ailleurs, le président de l’IAAF Sebastian Coe a déclaré qu’il croyait que le taux de testostérone et les performances étaient directement corrélés. C’est une conception des années 1980. Ce sont des idées préconçues parce que cette ligne ne regarde la performance que par le prisme de la testostérone.
Aujourd’hui, on sait que ce n’est pas juste. Les performances dépendent de plusieurs facteurs qui se combinent comme le taux, le caryotype XX ou XY, les différents gènes mais aussi les récepteurs androgènes… D’ailleurs, parmi les femmes « DSD », certaines présentent un syndrome d’insensibilité complète ou partielle, leurs récepteurs ne reconnaissent pas ou peu la testostérone qui circule dans leur corps dans des proportions impossibles à quantifier. Or, ces dernières sont mises dans le même sac que les autres. Cela illustre l’absurdité de tout ça.
On oublie aussi de rappeler que toutes les femmes hyperandrogynes ne bénéficient pas de qualités physiques exceptionnelles. Toutes ne sont pas athlètes de haut niveau même si, à Rio, le podium du 800 m était composé exclusivement de ces athlètes. C’est très rare. Le syndrome n’est pas nouveau, il a toujours existé. Toutes ne font pas des podiums. Dutee Chand (sprinteuse indienne dont le cas avait étudié par le TAS en 2015) possède, par exemple, un record sur 100 m assez modeste.

Sur quelles études s’appuie l’IAAF ?

A l’époque de la première réglementation en 2011, aucune étude n’existait. Lors de l’examen du cas Dutee Chand en 2015, le Tribunal arbitral du sport avait opposé ça à l’IAAF : « Vous n’apportez aucune preuve scientifique. on vous donne deux ans pour le faire. » C’était déjà très généreux. Ils ont demandé une rallonge en 2017, qu’ils ont obtenue.
Finalement, courant 2017, les médecins de l’IAAF, pas du tout impartiaux, ont fini par sortir une étude, en cherchant ce qu’ils voulaient trouver. Ils ont pris les résultats des Mondiaux 2011 et 2013 en comparant pour chaque épreuve si les femmes qui présentaient le taux de testostérone le plus élevé avaient le plus haut niveau de performances.
Bizarrement, ce constat est le plus fort au marteau et à la perche. Il y a une tentative d’explication : les experts disent que la testostérone permet d’être plus agile et adroit. Il y a également une corrélation constatée sur des épreuves comme le 400 m, le 800 m ou le 400 m haies mais pas sur les disciplines de force comme le sprint ou le lancer de poids. En lisant l’article médical, on ne comprend pas pourquoi. L’agilité et l’adresse ne sont d’aucune utilité pour le 400 ou le 800 m. Il y a des doutes sur cette étude, car elle inclut forcément des athlètes dopées. On sait qu’à cette période les Russes notamment étaient très fortes sur 400 et 800 m. La réglementation va d’ailleurs du 400 m au mile (1,6 km).

En n’incluant pas le marteau ni la perche et en visant les épreuves du 400 m au 1 500 m, ne vise-t-on pas spécialement la coureuse sud-africaine Caster Semenya, dont l’éclosion en 2009 a toujours suscité la polémique ?

Exactement, cela correspond aux épreuves où elle s’aligne. Or, il n’a pas été trouvé d’association entre testostérone et 1 500 m. En incluant le 1 500 m et en excluant le marteau et la perche, l’IAAF n’est même pas cohérente avec sa propre démarche scientifique. Cela donne le sentiment de cibler Semenya qui a d’ailleurs annoncé qu’elle pourrait monter sur 5 000 et 10 000 m pour pouvoir continuer à participer à des compétitions. Tout cela est absurde.
Lire aussi : Et si on laissait Caster Semenya enfin tranquille ?

L’un des principaux arguments des tenants de cette ligne est de comparer l’hyperandrogynie à une forme de dopage.

Comme avant cette étude, l’IAAF n’avait rien à se mettre sous la dent, c’est, en effet, leur grande théorie. Ils ont utilisé le dopage en RDA qui pouvait améliorer, selon eux, la performance des athlètes dopées de 9 à 10 %. Cela tombe bien, cela correspond justement à la différence de performance entre les hommes et les femmes dans les courses.
Le TAS a repris cette donnée et a demandé à l’IAAF de prouver que le taux de testostérone conférait à ces athlètes un avantage de 10 %. Les experts n’en sont qu’à 4 ou 5 % pour le moment… Ce chiffre est issu des études réalisées avec quatre athlètes qui ont accepté de se faire opérer. On leur a promis que leurs performances allaient baisser, mais qu’elles allaient rester athlètes élites. Cette promesse n’a pas été tenue. Tout cela est un énorme scandale : on a opéré sans justification médicale, juste pour faire entrer des athlètes dans les clous du règlement IAAF. On les a fait passer en situation de ménopause précoce avec des conséquences irréversibles notamment sur la fertilité.

Quid du secret médical ?

C’est un autre problème. Malgré l’anonymat de façade, les données de taille, de poids, d’âge ont permis d’identifier ces quatre cobayes. L’IAAF est incapable de préserver le secret médical. En 2009, lors des Mondiaux de Berlin, ils avaient livré en pâture une jeune fille de 17 ans. Tout le monde pérorait sur les organes sexuels, sur le taux de testostérone et sur le corps de Caster Semenya. Cette catégorie « DSD » ouvre la même boîte de Pandore. On n’a pas à savoir qui a un micropénis, des testicules pas descendus ou tel caryotype… C’est du délire. Cela ne regarde que ces athlètes et le CIO envisage de les faire concourir dans une catégorie troisième genre. Et ça va à l’encontre des statuts de l’IAAF censée protéger la santé des athlètes.

L’ironie n’est-elle pas encore plus grinçante lorsque l’on compare l’énergie dépensée dans ce dossier et la faiblesse, voire la passivité de l’IAAF en matière de lutte antidopage ?

C’est effectivement le même département médical qui était chargé du suivi du passeport biologique des athlètes russes notamment… On confond tout dans cette histoire. A mon sens, c’est l’un des plus gros scandales de l’histoire du sport. On essaie d’imposer un contrôle sur le corps des femmes. Ce n’est pas nouveau. Dès que les femmes ont voulu faire du sport, on a contrôlé les épreuves qu’elles étaient autorisées à pratiquer, on a scruté leur corps, on a contrôlé leurs organes génitaux. Finalement, toutes les femmes sont perdantes.

Y a-t-il une solidarité féminine de la part des autres athlètes ?

Pas vraiment, mais c’est un problème d’éducation et d’accès à l’information. Le CIO, l’AMA et l’IAAF ont une énorme responsabilité en ce domaine à cause de la manière dont ils communiquent sur ces cas. Comment peut-on se demander publiquement si Semenya est un homme ou une femme ? Toutes ces athlètes dans le collimateur de l’IAAF se considèrent femme, et non pas comme intersexe, elles ont été identifiées à la naissance en tant que femmes, ont des papiers qui mentionnent qu’elles le sont… C’est une violation de la façon dont elles se perçoivent et dont on les perçoit dans des pays qui ne reconnaissent pas ce troisième genre.
Caster Semenya a beaucoup de soutien en Afrique du Sud, comme Francine Niyonsaba au Burundi. Je me demande parfois quel accueil elles auraient reçu en France quand on voit la violence sur les réseaux sociaux. On parle d’elles au masculin, on insinue qu’elles trichent… Il y a un problème d’information du grand public et des autres athlètes.
Anthony Hernandez
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