Les Règles du Jeu

Source : Site de la férétion France du Sport Boules

 

HISTORIQUE D’UN SPORT CENTENAIRE

 

D'abord en pierre puis en bois (orme ou buis), la boule fût ensuite ferrée par des clous (ronds et carrés) pour la renforcer et l’alourdir et devint enfin dès 1923 une sphère creuse, en alliage de bronze d'aluminium.
Depuis, la boule creuse a évolué, pour laisser place à une boule remplie d’éléments en caoutchouc ou de ressorts qui augmentent sa capacité raclante (atténuer au maximum le rebond) et personnalisée grâce aux différents striages.
Afin de rendre la discipline plus attractive et plus télévisuelle, des boules peintes en couleurs sont utilisées dès 2005, lors des parties finales du nouveau championnat Nationale Elite traditionnel, appelé le Super 16.

 

Du jeu de Boule Lyonnaise...

Le jeu de boules nous vient de la nuit des temps. On en trouve des vestiges en Grèce, en Italie, en Egypte et même en Chine, des millénaires avant l'ère Chrétienne.
Il fut introduit en France par des marins Phéniciens et, très vite se répandit, d'abord en Septimanie (sur la côte méditerranéenne), puis dans toute la vallée du Rhône.
Au Moyen-Age, le jeu de boules devint tellement populaire que les rois l’interdirent, estimant qu’il détournait le peuple d’exercices plus profitables à la défense du Royaume tels le tir à l’arc ou l’arbalète.


C’est au XIXe siècle que le jeu de boules trouva sa Terre d’élection : le Lyonnais, où il prit le nom de "jeu de grosses boules".

… Au Sport-Boules

On y joua d'abord sur les quais bas du Rhône et de la Saône, puis dans les fameux "clos", au cœur même de la ville, et sur les places...
La place Bellecour est d’ailleurs restée très célèbre puisque le 1er concours de boules s'y déroula pour Pâques en 1900. La tradition est perpétrée chaque année, lors du fameux Tournoi de Pentecôte.
Au fil des ans, le monde de la boule lyonnaise s'est organisé. Sur le plateau de la Croix-Rousse, à Lyon, le clos Jouve a été la 1ère société bouliste structurée.
La célèbre et légendaire Fanny était aussi fille du plateau : c'est là qu'entre 1860 et 1870, elle promenait ses "avantages”, pour le plus grand plaisir des vaincus !

LES TERRAINS DE JEUX


Une partie se déroule sur un emplacement rectangulaire appelé cadre, dont les dimensions sont les suivantes : de 26,50 à 27,50 m de long (selon les catégories, tolérance de 5 cm en + ou en -) et de 2,50 à 4 m de large.

Le cadre de jeu est divisé en sept zones et délimité par des lignes. Au milieu (zone 1), une aire libre de 11,5 à 12,50 m de long (selon les catégories).
De part et d’autre du rectangle central, on observe trois zones compartimentées de façon identique. Une partie se joue alternativement dans chacunes de ces extrémités, dans un sens puis dans l’autre.
Ces 3 zones se partagent de la façon suivante : un espace mesurant entre 3,5 et 5 m de long (zones 2) correspondant à la zone de lancer du but où se déroule le jeu et un espace de 1,5 à 3,5 m de long (zones 3) où le jeu peut occasionnellement s’y dérouler.
Et enfin au fond (zones 4) sont placées des planches de bois pour arrêter les boules.

Le joueur se positionne à la ligne de pied de jeu (située à 7,50 m du fond pour les seniors et moins de 18 ans) et lance le but entre la ligne de pied de jeu opposée (ou 1ère ligne) et la ligne maximum (ou 2e ligne), distance maximale à laquelle le but peut être lancé.
Une 3e ligne ou ligne de perte, située à 0,50 m du bord délimite une partie neutre (zone 4) dans laquelle les boules et le but sont considérés comme perdus.

Il est nécessaire de bien tracer ces diverses lignes à la baguette (outil de mesure des points et d’évaluation des distances autrement appelé cinquante) de manière à ce qu’elles soient toujours suffisamment apparentes. Elles doivent être entretenues par les joueurs de l’équipe qui doit jouer.

Le sol est, en général, en terre battue, avec une fine couche de sable en surface. La tendance actuelle est à la normalisation des terrains de boulodrome qui sont recouverts d’un enrobé à chaud spécialement conçu pour la pratique du Sport-Boules (revêtement Compoboules de notre partenaire Screg Sud-Est). Une couche de cailloux assez grossiers enrobés avec du bitume suivi d’un mélange sableux spécial en surface apporte une résistance supplémentaire aux chocs répétés et une amélioration de la qualité de rebond.

Le Sport-Boules se pratique autant en intérieur (boulodromes couverts) qu’en extérieur (clos boulistes, stades stabilisés …).

Plus de 500 boulodromes répartis sur tout le territoire français dont 300 sur la région Rhône-Alpes.

Chaque année, au moins 5 nouveaux boulodromes sont construits. 5 millions de contacts se font chaque année dans ces boulodromes.

LE JEU TRADITIONNEL

Le principe du jeu traditionnel est simple. Il s’agit de placer ses boules le plus près possible d’un objectif appelé “but”. L’adversaire essaie à son tour de placer les siennes encore plus près de ce but ou d’enlever celles qui le gênent … Toutes les boules une fois jouées marquent la fin d’une mène.
En revanche le contexte du jeu l’est moins. Il est très règlementé et se joue dans un cadre bien défini où les joueurs doivent se présenter munis de boules, but, cinquante réglementaires. Toutes les boules ainsi que le but sont marqués par deux traits à 90° et ne peuvent être déplacés que sous certaines conditions en pointant ou en tirant. (Les principales règles du Sport-Boules sont répertoriées par rubriques dans un petit livret édité par la F.I.B., intitulé le Règlement Technique International (R.T.I.), que vous pouvez vous procurer auprès des instances fédérales de votre région). On distingue donc 2 actions de jeux, aux objectifs opposés, qui font l’objet d’une technique particulière mais pas universelle (elle varie d’un individuà l’autre) : le point et le tir.


- L’action de pointer consiste à lancer sa boule afin de la placer le plus près possible du but, en la faisant rouler sur le sol et en tenant compte du terrain et de la distance. C’est la première action d’une partie, une fois que le but est
lancé. A la différence de la pétanque, le joueur de lyonnaise pointe en mouvement. L’attitude la plus répandue est la suivante : la jambe d’appui est placée de façon perpendiculaire à la ligne de jeu, la boule dans la paume de la main et le
bras porteur parallèle au corps. L’autre jambe est étirée en arrière, le corps en position de flexion sur les deux jambes, les épaules bien en ligne, le buste droit, le regard fixant le but puis le point d’impact choisi pour la boule qui va être lancée. Un balancement sur les jambes, en arrière, puis en avant, accompagné d’un mouvement synchronisé du bras lanceur, l’autre bras en extension pour mieux équilibrer l’ensemble, puis une détente de tout le corps vers l’avant au moment du lancer. Au moment où la boule part, le
joueur retourne le poignet.
Il existe deux possibilités de jeu au point, le lancer roulé ou glissé avec ou sans effet de boule (imprimer à
la boule une rotation particulière) et le lancer porté avec une trajectoire en courbe et en hauteur (par
exemple lorsque le joueur souhaite éviter une zone irrégulière du terrain).


LE POINT


- L’action de tirer se traduit, elle, par un long lancer de boule, précédé d’une course d’élan, pour qu’elle
atterrisse dans le rectangle des 5 m du cadre de jeu. L’objectif du lancer est de déplacer un objet annoncé
(boule adverse ou but). L’impact doit être direct ou à moins de 50 cm dans l’arc de cercle tracé avec le
cinquante.
L’attitude la plus répandue est la suivante : le tireur prend son élan du fond du cadre. Il tient la boule
dans la paume de la main. Il se concentre, puis il s’élance d’environ 6 pas. L’important étant la
synchronisation entre le balancement du bras porteur de la boule en arrière puis en avant du corps et
l’enchaînement des pas. Le tireur doit arriver sur la ligne de jeu avec la jambe correspondant au bras
lanceur (tirer sur le bon pied). La boule quitte la main avant que le pas suivant ne pénètre dans le cadre.


LE TIR


Ces deux actions ont en commun de gérer la distance, la précision mais aussi le poids et la grosseur de la
boule.


Principe du jeu traditionnel :


Au début du jeu, l’équipe qui a gagné le but au tirage au sort, le lance puis joue sa première boule. Par la suite, l’équipe qui ne tient pas le point doit jouer jusqu’à ce qu’elle le reprenne ou le détruise par le tir. Lorsqu’une équipe n’a plus de boules, son adversaire joue et essaie de placer d’autres points, soit en pointant, soit en tirant, s’il y a lieu, les boules qui gênent. Il peut aussi tirer le but (le faire sortir du cadre de jeu) soit pour annuler la mène soit pour faire compter toutes les boules qui lui resteront à jouer. Il doit
alors être obligatoirement annoncé.

Une partie se déroule en 11 points et dure entre 1 h 30 et 2 h 30.

L’équipe désignée gagnante sera celle qui a atteint la première le nombre de points prévus ou celle qui
totalise le plus grand nombre de points à la fin du temps règlementaire.
Il existe quatre types d'épreuves au jeu traditionnel :
- Le simple ou « tête-à-tête » : 1 joueur contre 1 avec 4 boules par joueur. Durée d’une partie : 1 h 30.
- Le double : 2 joueurs contre 2 avec 3 boules par joueur. Durée d’une partie : 2 h.
- Le triple : 3 joueurs contre 3 avec 2 boules par joueur. Durée d’une partie : 2 h.
- La quadrette : 4 joueurs contre 4 avec 2 boules par joueur. Durée d’une partie : 2 h 30.

 

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