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Seniors filles 2
(RF2) 
Entretien avec Damien Fontaine
Sans la moindre victoire après cinq matchs, l’effectif semble connaître les défauts de la jeunesse, au sens propre comme au sens figuré. Amputé de ses trois leaders offensifs pendant l’intersaison (AL Camuset, M. Flatot et L. Ducarre), le groupe, dont la moyenne d’âge dépasse à peine les 20 ans, a été recomposé avec les retours au club de M. Lavisse, M. Mornay et S. Broyer ainsi que de L. Péronnet et M. Kis qui intègrent toutes les deux l’équipe à temps plein, après un passage en équipe 1 l’année dernière. Seule la moitié de l’équipe était donc déjà dans le groupe l’an passé (C. Dupuis, C. Guillot, M. Bornéat, M. Devestel, C. Cuzenard) ce qui pourrait être un début d’explication à la pénurie de victoires que connaît l’équipe. Leur coach, Damien Fontaine, tente de diagnostiquer les maux dont souffre son groupe. 
Quels sont les points forts et faibles de l’équipe ?


C’est un groupe homogène, soudé, qui travaille du mieux possible. Par contre, il y a un déséquilibre sur certains postes, notamment sur le poste de meneur et d’ailier-fort. Certaines joueuses se voient obligées de jouer à des postes qui ne sont pas les leurs. La jeunesse, ou plutôt l’inexpérience, ainsi que les contraintes professionnelles et scolaires de chacune qui empêchent le groupe de s’entraîner efficacement, nous jouent aussi des tours.

 

L’équipe est pour l’instant privée de victoires. Les défauts, évoqués ci-dessus, justifient-ils en partie ce mauvais départ ?


Non. La principale explication réside en l’absence de leader. Entre les filles qui ont du mal à être aussi efficaces que je voudrais parce qu’elles sont passées d’un statut de joueuses de rôle à joueuses majeures et celles qui découvrent le niveau - et qui ont logiquement besoin d’un temps d’adaptation - personne ne tire le groupe vers le haut. Le changement perpétuel d’équipe est également difficile à gérer car les joueuses de l’équipe 1 qui jouent peu, intègrent l’effectif, ce qui rend difficile la construction d’un collectif. Néanmoins, les qualités de ces filles-là nous sont indispensables et c’est à nous de tout faire pour les intégrer. Plus techniquement parlant, on a du mal à gérer les temps faibles. Dès qu’on traverse une passe difficile dans un match, on prend un écart important. Je me suis remis en question et je reste persuadé qu’en bossant, des jours meilleurs nous attendent.

 

Pourquoi est-ce si difficile d’entraîner une équipe réserve ?


Le groupe n’est jamais le même d’un week-end à l’autre. Après, le fait de ne pas jouer dans la meilleure équipe de la catégorie peut engendrer de la frustration chez certaines filles qui préféreraient jouer en équipe 1. Le côté sympa, c’est quand une joueuse de l’équipe 2 passe en 1 parce qu’elle a progressé en 2 en ayant du temps de jeu, des responsabilités et de la confiance. Mais je n’ai pas à me plaindre. Le groupe est sympa, jeune, travaille et ne vit pas du tout mal sa condition d’équipe réserve.
Mathieu Bonneau
Dirigeant 




Rendez-vous aujourd’hui avec une nouvelle tête au club. Arrivé l’an passé dans l’équipe « loisirs », il a enfilé cette année le costume de dirigeant et espère bien faire profiter sa générosité, ses idées et son passé dans un club historique, le CSP Limoges, qui est le club français de sport collectif, toutes disciplines confondues, qui possède le plus important palmarès européen. 

Quel est ton rôle au sein du club ?
Je suis dirigeant assigné à la buvette. On organise la buvette, donc, mais aussi les repas pendant les matches ainsi que toutes les manifestations du club.. C’est un poste où on rencontre plein de monde. C’est un bonheur !
Comment décrirais-tu le BCV et que manque-t-il au club ?


C’est un club super familial et qui en plus a de l’ambition. Ce mélange de convivialité et de performance est très agréable. Mais on a encore vraiment besoin de bénévoles, pas forcément de dirigeants mais de gens, notamment les parents des licenciés, pour répondre aux besoins et à l’activité du club. Il y a une multitude de choses à faire et aujourd’hui on a vraiment besoin d’eux. Il y a des équipes où tout va bien mais il reste encore des groupes où l’investissement des parents pourrait être mieux. Le BCV, ce n’est pas seulement un club sportif où on pose ses enfants le temps du match avant de rentrer chez soi. Le BCV, c’est une famille qui doit encore s’agrandir. On a besoin des parents.

 

Quelles sont les différences entre le BCV et ton ancien club, le CSP Limoges ?


Le BCV est beaucoup plus familial et performant en terme de communication et d’investissement. Le CSP est un club où les licenciés y jouent pour se montrer afin de porter le maillot légendaire de Limoges. Lorsque j’étais joueur au sein de la section amateur, je n’ai jamais vraiment senti l’effet de groupe. C’est très individualisé. Je pense que ça a rebuté pas mal de gens.

 

Les matches à Beaublanc c’est comment ?


Intense ! A chaque fois que j’y retourne, ça me donne des frissons. C’est vraiment à vivre. C’est un vrai chaudron symbolisé par de la convivialité et de l’ambiance.

 

As-tu vu la finale de la coupe d’Europe remportée en 1993 par le CSP Limoges ?


J’y étais ! C’était à Athènes. C’est indescriptible ! Je m’en souviendrai toute ma vie. Limoges était arrivée là-bas avec son équipe à petit budget. Personne ne nous voyait gagner. C’était en fait le cadeau de Noël de mes parents et de ma famille. Je me souviendrai également toujours des supporters grecques : de véritables fous furieux en termes d’ambiance.