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Entretien avec Guy-Pascal PEYFORT (coach)
Passez cinq minutes à leur entraînement, le mercredi soir, et elles vous rappelleront que le basket est avant tout un jeu. Sourires au bout des lèvres, encouragements après les tirs ratés, les SF3 incarnent le meilleur exemple de convivialité alliée à la performance prônées par notre président, Régis Place, la semaine dernière dans BCV Express. Mais si la bonne humeur est au beau fixe, les SF3 restent avant tout compétitives puisqu’elles ont réussi la saison dernière ce qu'aucune autre équipe du club n'a réussi à faire: finir championnes sans concéder la moindre défaite. Cette série d'invincibilité, débutée le 8 janvier 2011, a connu sa fin le week-end dernier lors d’un déplacement à la JL. On leur rend hommage aujourd'hui !

Ça fait quoi de goûter à nouveau à la défaite ? 
C'était quelque chose à laquelle je m'étais préparé. En montant d'un cran, je n'avais pas d'illusions sur les possibilités de mes filles. On a une moyenne d'âge de 34 ans bien que cette année Annabelle Perret, Catherine Meneses et Cécile Convert soient arrivées.
Quels sont les points forts de l'équipe ? 
L'expérience et l'osmose qu'il y a entre toutes les filles. Cela repose beaucoup sur l'envie d'être ensemble pour jouer ensemble.

A l'inverse, quels sont les points faibles? 
Il n'y en a pas sinon l'âge. Mais ce n'est en fait même pas un point faible. Puisqu'on joue pour se faire plaisir et être ensemble, il n'y a pas de recherches de points faibles, ni de prise de tête sur quoi que ce soit en matière de basket.

C'est donc assez facile de les motiver à l'entraînement... 
Ma tactique, c'est de leur laisser la liberté de se retrouver quand elles sont à l'entraînement. Ce dernier est assez simple dans la mesure où il y a un échauffement suivi de beaucoup de jeu. Je leur laisse également beaucoup de temps pour échanger, parler d'autre chose que du basket. Ce n'est d'ailleurs pas que du basket. Il y a beaucoup de 3ème mi-temps. On fête les anniversaires. On a régulièrement quelques pâtisseries à manger.

Quel est l'objectif de la saison? 
Se maintenir. Si on peut garder une équipe en DF1 la saison prochaine pour que les jeunes prennent la place, ce serait très bien.

Cela fait maintenant huit années que tu les coaches, neuf que tu les entraînes, qu'est-ce qui te donne envie de revenir ? 
Leur bonheur m'apporte du bonheur. Je n’ai aucune lassitude avec ce groupe.

 

Seniors filles 3 
(Département F1)
Eric Carton 
Responsable Trésorerie 
et Sponsoring 




Après Régis, place maintenant à notre trésorier ! Au club depuis maintenant dix ans, “Ça Cartoon" a obtenu en juin 2012 son diplôme d'assistant comptable. Découverte du banquier du club qui nous livre un scoop au cours de cet entretien. 

Ça veut dire quoi "trésorier " dans un club de basket ?

Il faut faire le lien entre l'administratif et le sportif. On a un budget de 120 000 euros par saison. Ca englobe toutes les factures, payer les employés et les arbitres. Ca me prend une douzaine d’heures par semaines

Ça fait combien de temps que tu occupes cette fonction ?

C'est ma deuxième année. Mon prédécesseur, Guy-Pascal Peyfort, a arrêté l'année dernière. Il y avait donc besoin d'un trésorier. Je suis assisté heureusement par Laurence Duclos qui fait beaucoup de saisie comptable, Luc Bailly qui fait tout ce qui est en rapport aux salaires, à l'URSSAF, en accord avec Marc Genessay. On a aussi intégré Anne Bouiller qui va nous aider un peu dans la saisie et qui est aussi là si l'un de nous est défaillant.

Est-ce que la crise économique a touché le BCV ?

(Hésitation). Je pense que non. Vu que je suis également responsable de la commission "sponsor" avec Régis, le BCV a tout de même une meilleure image de marque que les clubs des alentours. Ce qu'il nous manque en fait, c'est du temps! Et donc du bénévolat. Le chiffre d'affaire du sponsoring a un peu baissé par rapport à 2009 essentiellement par manque de temps.

Si j'étais chef d'entreprise, comment me vendrais-tu le BCV ?

On a de très bonnes infrastructures. Il y a deux salles dont une avec un parquet tout neuf, des entraîneurs très compétents, des salariés que sont Damien Fontaine et Valérie Mahé. On a aussi un budget important qui est le double du budget du syndicat  Santés Sociaux de Lyon. Le BCV, c'est plus qu'une entreprise !

Quelle est la manifestation qui rapporte le plus au club ?

Principalement la tartiflette. Les licences rapportent également un petit peu. Par contre, les bugnes de l'an passé n'ont pas été un succès phénoménal. On a décidé avec Régis de les annuler cette année. Ca n'a pas rapporté assez d'argent au vu du nombre d'heures que les bénévoles ont passé à les faire. Du coup, on va mettre en place quelquechose de nouveau : un Quine Loto! Ce sera un dimanche après-midi en mars 2013. Il y aura probablement un grand écran plat à gagner.