Vous avez des nouvelles à annoncer ? Des situations cocasses à raconter ? Des gags insolites à faire partager ?
Damien et Valérie en quarantaine !

 

Ce supplément de BCV Express est entièrement consacré à nos deux salariés, Valérie Mahé et Damien Fontaine,  qui ont répondu avec plaisir à 40 questions sur leur métier, le club et le basket en général avant d’évoquer, dans un exercice où le choix des réponses était très ouvert, leurs penchants dans la vie de tous les jours. Malgré certaines ressemblances dans les réponses, aucun des deux n’a copié sur l’autre puisque les interviews des deux salariés ont été faits de façon séparée. Partez à la découverte de ceux qui entraînent une dizaine de nos équipes !
Comment êtes-vous entrés au club en tant que salariés ?


VM : Suite à mon licenciement du GS Carriat.

DF : Je souhaitais passer mes diplômes d'entraîneur. Et comme j'entraînais déjà au BCV, c'est tout naturellement que je me suis tourné vers ce club.

 

Quels sont les avantages du poste ?


VM : Il y a beaucoup de contacts avec les gens. On a aussi une certaine liberté dans la gestion de notre travail.

DF : On mêle travail et passion. C'est donc souvent un plaisir d'aller travailler. Un luxe par les temps qui courent !

 

A l’inverse, quels sont les inconvénients du poste ?


VM : Les horaires sont décalés par rapport à beaucoup de gens, impliquant des difficultés dans la gestion d’une vie de famille.

DF : On travaille quand les autres ont fini leur journée, ce qui nous coupe un peu du monde extra-basket. Il faut accepter de voir moins souvent ses proches. L'autre inconvénient, plus personnel, c'est que je suis tellement impliqué dans le boulot que je « déconnecte » rarement et que je  prends les choses parfois trop à cœur.

 

Quelles sont les valeurs indispensables pour le poste ?


VM : Disponibilité, pédagogie, remise en question. Il faut aussi aimer les rapports humains tout en savant les gérer !

DF : En plus des qualités de coach, il faut être organisé, bosseur et polyvalent. J'essaie de ne pas me contenter d'entraîner en bossant aussi sur des projets qui peuvent aider le club à se développer ou en organisant des manifestations.

 

Combien de temps pensez-vous encore occuper ce poste ?


VM : J’ai la chance d’avoir eu un CDI, ce qui est rare dans ce métier. Tant que je ne m’ennuie pas, je reste !

DF : Déjà, jusqu'à la fin de saison prochaine, soit la durée de ma formation. Après, c'est difficile de se projeter. Un salarié coûte cher, donc il faut que le club ait les moyens de le conserver. Et puis au-delà de l'aspect financier, il faut qu'il y ait une envie commune de travailler ensemble, et point très important pour moi, que le club ait une réelle volonté de progresser.

 

Comment définiriez-vous un bon coach ?


VM : Je dirais que c’est quelqu’un capable de tirer le maximum de son groupe.

DF : Quelqu'un de patient, persévérant, rigoureux et d'exigeant aussi bien avec lui-même qu'avec les joueurs mais également avec le club, les dirigeants et les parents. Il faut être curieux, aussi. Je trouve que le basket est un sport très riche. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir. Et il faut être capable de s'adapter. J'entraîne, par exemple, six équipes différentes. Je ne peux pas entraîner les six de la même façon.
Sportivement, quelles seraient les choses à améliorer au club selon vous ?


VM : Il faudrait, à mon avis, encore augmenter le nombre de licenciés sur l’école de basket et dans toutes les catégories pour que tout le monde puisse jouer à son niveau et selon ses envies.

DF : A mon sens, on devrait avoir deux équipes dans chaque catégorie de jeunes à partir des U13 (benjamins). Cela permettrait d'offrir à chaque licencié les moyens de pratiquer le basket à un niveau qui lui correspond. Et les « équipes premières » doivent à moyen terme évoluer en championnat régional ou au moins faire les qualifications pour la région chaque saison. Ça permettrait d'avoir plus de joueurs « formés au club » en équipe SG1. Actuellement dans l’équipe, il n'y a que Fabien Chambard, Greg Dupupet et moi qui avons évolué « en jeunes » à Viriat. Et encore, Greg et moi sommes arrivés au club seulement en dernière année de cadets. On a bientôt 26 ans, la relève se fait attendre, c'est un gros problème !

 

Quel niveau les équipes « fanion » du club (SG1 et Union) peuvent-elles atteindre au maximum ?


VM : Les filles pourraient atteindre au maximum la Nationale 2. Quant aux garçons, je dirais la Nationale 3.

DF : En filles, aucune idée. Comment va se développer l'Union (l’UFBB) ? La Nationale 2 me paraît déjà bien. En garçons, il ne faut pas rêver, c’est Nationale 3 grand maximum. Et s'y pérenniser d'année en année me paraît être très compliqué !

 

Pensez-vous que la formation française est globalement bonne ?


VM : Au niveau féminin, on est pas trop mal ! (Pour rappel : l’équipe de France féminine a décroché la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres l’année dernière. Elles ont été aussi championnes d’Europe en 2009).

DM : Oui très bonne. Preuve en est tous les jours avec les nombreux Français évoluant en NBA, les résultats des Equipes de France fille et garçons...


Valérie, parles-tu souvent « basket » à la maison avec ton compagnon (Gérald Simon, assistant coach de la JL Bourg en Pro B) ?


VM : C’est difficile de ne pas en parler !

Damien, que cela fait-il d’avoir au quotidien son beau-père comme Président, son frère comme coéquipier, son père comme collègue, sa mère comme tutrice et sa copine comme joueuse (SF1) ?


C'est quand même plutôt agréable de faire du basket avec des gens qu'on aime. Enfin surtout quand tout va bien. Le problème c'est que parfois, les soucis du terrain te suivent jusqu'à chez toi.